La muta eloquenza del cinematografo


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Londra, 20 novembre 1914.

Innanzi tutto è doveroso fare un’assai lusinghiera constatazione: malgrado la guerra e le ansie causate dai ripetuti annunzi di arrivo dei nostri cugini — i tedeschi — arrivo che ormai ritarda oltre ogni convenienza sociale, i cinematografi londinesi continuano a fare affari d’oro. Non solo essi non risentono i danni della guerra, ma, anzi, ne hanno tratto profilo enorme!… Viva la guerra! grazie ad essa le principali Ditte inglesi hanno inviato sui campi di battaglia abili operatori, cha hanno girato centinaia di azioni piccole e grandi, esponendosi spesso a lasciar la pelle nell’impresa, ma che intanto ha permesso di presentare al pubblico vivide scene che hanno accesso l’amor patrio, molto di più di quanto avrebbero potuto fare cento discorsi di cento nazionalisti presi insieme. La collaborazione del cinematografo alla grande tragedia europea è stata qui enorme. Il Governo capì immediatamente quale prezioso mezzo di convincimento era lo schermo nella mente del popolo, e largamente, saggiamente ne ha fatto uso.

Il Belgio in fiamme; Reims crollata; villaggi distrutti, passarono tristemente sulla tela bianca in quadri di miseria e di desolazione, ottenendo nella loro muta eloquenza un risultato oltre ogni aspettativa. E ciò è logico; i discorsi, gli scritti, le conferenze, si basano più o meno sull’abilità dello scrittore o del conferenziere, mentre la cinematografia, nella nuda esposizione dei fatti, colpisce direttamente l’anima senza l’aiuto di alcun mezzo artificiale… L’ho visto coi miei propri occhi!…

Oltre a queste films dal vero (ve ne sono una infinità ed interessantissime tutte), contribuiscono a completare i programmi i soliti drammi, ma anche essi, nella loro enorme maggioranza, con fondo guerresco: La medaglia disonorata, Il Ministro del Re, Entro le linee nemiche, Per il Re e per la Patria. Non mancano anche le comiche: La cattura del Kaiser, eseguita da Pimple (il Cretinetti inglese), che dopo mille peripezie riesce a scoprirlo sotto le spoglie di un autentico Attila, poco calzato e vestito.

Malgrado la guerra, le fabbriche inglesi hanno continuato la loro produzione, previdentemente pensando che lo stock mondiale non avrebbe tardato a esaurirsi. E ciò incomincia ad avverarsi. A Parigi, per esempio, le films mancano quasi completamente… gli inglesi provvedono. Anzi parecchie fabbriche nostre hanno già inviato viaggiatori speciali in Francia per agevolare la conquista del mercato, che sarà ben lieto di essere conquistato, essendo stata nulla la sua produzione negli ultimi mesi.

Vi è qui una marcatissima tendenza verso la riduzione del metraggio, e ciò a differenza dell’Italia, dove continuano ad incontrar favore le film chilometriche. Oltre alle films guerresche, incontrano favore quelle a soggetto molto forte, dense d’incidenti sensazionali e mancanti completamente di paesaggi e scene giocate, che al pubblico qui non piacciono.

In passato si importava in Inghilterra una cifra assai rilevante di films tedesche. Ciò è finito e forse per sempre. Sarà bene che i fabbricanti italiani tengano d’occhio questo fatto; essendo l’industria italiana assai favorevolmente conosciuta sul mercato inglese, non sarà per essi difficile prendere il posto che rimane vuoto per l’assenza dei concorrenti di ieri.

Tutto il mondo cinematografico nostro prende attivissima parte alla lotta per la difesa della patria e del diritto comune. Ingenti somme furono versate in soccorso dei profughi belgi; moltissimi di essi sono alloggiati nelle fabbriche stesse e nelle ville dei proprietari; una parte delle entrate delle sale cinematografiche inglesi è devoluta allo stesso scopo; una rivista di cinematografia raccolse in tre settimane l’enorme numero di 381.745 sigarette per inviare ai soldati inglesi combattenti, e quando leggerete questa, il mezzo milione sarà raggiunto. Molti cinematografisti di ogni ramo si sono arruolati volontari e sono partiti. La Cinematografia, la più giovane delle industrie artistiche, ha ricevuto grazie a loro, il battessimo di sangue sul campo dell’onore.

W. Clark
(La vita cinematografica, Torino 7 dicembre 1914)

L’activité cinégraphique décembre 1928

Charles Rogers et Clara Bow dans Les Ailes
Charles Rogers et Clara Bow dans Les Ailes, le grand film d’aviation qui passe en exclusivité au Paramount avec synchronisation des sons (cinéa-ciné, Paris 1er Décembre 1928.

En France:

Le 1er décembre, à 14 h. 30, au Théâtre de l’Apollo, gracieusement prête par Mme Lehmann, aura lieu la grande représentation de gala organisée au profit de Mme Cresté. Ce gala Judex constituera une curieuse rétrospective di film policier depuis les origines du cinéma et plus spécialement à l’époque de Louis Feuillade. Cette représentation comprendra par ailleurs de très intéressantes attractions, notamment la première bande du fameux Zigomar, miraculeusement retrouvée, et qu’il sera bien curieux de revoir.

Abel Gance prépare une adaptation de Siegfried, la pièce de Jean Giraudoux, ainsi qu’un film sur La Passion de Jésus.

René Jayet, qui a récemment tourné un film sur le Turf, c’est attaqué à une nouvelle comédie qu’interprètent Suzanne Talbo, G. Dary, Camille Bardou, J. Girard, Gilbert Périgneaux et Emile Saint-Obert. L’opérateur est R. Légeret.

Jacques de Baroncelli a commencé aux studios des Cinéromans à Joinville à tourner les intérieurs de La Femme et le Pantin, avec Conchita Montenegro.

Encore un sur Paris! Voici que deux jeunes amateurs, MM. Pierre Bert (19 ans) et Francis Revaz (18 ans), viennent de terminer un film, Paris un jour de printemps.

René Clair vient de signer avec Sofar un contrat pour la réalisation d’un grand film actuellement en préparation.

Jenny Luxeuil et Reine Héribel ont été engagées par Richard Oswald pour Cagliostro.

On n’a pas oublié les amusants documentaires: Voici Paris et Voici Londres, de Claude Lambert. Après avoir consacré un film à ces deux capitales, Claude Lambert a tourné un pittoresque Voici Marseille qui passera avec un prochain spectacle de la salle Marivaux.

Pour le Film d’Art, Julien Duvivier prépare une adaptation d’Au bonheur des Dames, de Zola. Une précédente version de ce roman avait déjà été réalisée en Allemagne par Lupu Pick il y a six ans.

Après des difficultés nombreuses, M. Jean Sapène, directeur des Cinéromans et de Pathé Consortium, est arrivé à la plus complète entente avec M. Charles Pathé et Pathé Cinéma. Des accords son intervenus entre les deux hautes parties en présence et, au cours du voyage qu’il vient faire à Berlin, M. Jean Sapène a annoncé, au cours d’un grand banquet qui lui fut offert par l’association des Fabricants allemands de films, que Pathé Cinéma allait reprendre incessamment la production des films en combinaison avec Pathé Consortium qui en assurera la distribution.

André Berthomieu va réaliser, d’après un conte de Maurice de Marsan, un film sur le monde de la T. S. F. Titre: Broadcasting.

L’état de Gilbert Dalleu, qui avait eu un doigt écrasé au cours des prises de vues de Gardiens du Phare, s’est malheureusement aggravé et l’amputation du bras jugée nécessaire. Il est certain que M. Jean Grémillon sera dans l’obligation de recommencer une grande partie de son film avec un autre interprète.

Henri Diamant-Berger est dans le Midi de la France, où il s’occupe de la mise au point d’un nouveau procédé de films en couleurs pour la Société Cinéchromatique.

En Italie:

Comme suite de la convention Ufa-Luce, une Commission d’études italienne vient d’arriver à Berlin sous la conduite de M. Fiori, le directeur technique des installations d’ateliers projetées en Italie. Les membres de la commission se sont installés dans les offices de la Ufa; ils séjourneront quelque temps dans la capitale allemande pour y étudier minutieusement l’organisation de nos ateliers et de nos moyens techniques. Les expériences faites à Neubabelsberg et à Tempelhof serviront de base pour les installations à Rome où des super-films seront tournés avec le concours de la Ufa.

En Amérique:

Les portes des Studios new-yorkais fermées le plus souvent depuis plusieurs années, se rouvrent aujourd’hui. À New-York, en effet, l’on peut trouver un grand nombre de vedettes d’opéra et de théâtre, libres dans la journée et qui acceptent de tourner des films parlants, ce qu’elles ne pourraient faire, étant liées le soir par des contrats de travail, si elles devaient se rendre à Los Angeles. D’autre part, ces vedettes sont moins coûteuses à New-York, où elles sont payées au cachet, qu’à Hollywood où l’on serait obligé de les engager pour une certaine durée.

Aussi, il se pourrait que dans l’avenir un certain nombre de bandes parlantes soient réalisées à New-York et plus spécialement les bandes dites d’attractions. (Chants, danse, numéro de Music-Hall).