Categoria: Cronologia 1923

Nos metteurs en scène: Germaine Dulac

Germaine Dulac

Si nous avons de nombreuses et talentueuses interprètes plus photogéniques les unes que les autres, si quelques femmes de lettres et non des moindres, telles que Mmmes Lucie Delarue-Mardrus, Colette, etc., ont écrit de très intéressants scénarios, jusqu’à ce jour peu de femmes se sont lancées dans la difficile et ingrate carrière de metteur en scène.
En Europe, en France, nous avons l’excellente cinégraphiste Mme Germaine Dulac, dont on vient d’apprécier la technique évocatrice dans la Souriante Mme Beudet, sujet un peu abstrait qui ne fera pas oublier ses précédents films, tels que: Géo le Mystérieux, avec la délicieuse Marken; Dans l’Ouragan de la Vie, avec Stacia Napierkowska, dont le subtil talent est si personnel.
Critique dramatique appréciée, Mme Germaine Dulac s’intéressa, dès 1913, au cinéma, dont elle se mit à étudier la technique. De là à écrire pour l’écran, il n’y avait qu’un pas: et elle le franchit en présentant chez Pathé son premier scénario, les Sœurs ennemies, qui fut immédiatement reçu.
— Mais pourquoi ne le mettriez-vous pas en scène vous-même? dit le directeur artistique de chez Pathé à Mme Germaine Dulac.
La proposition était tentante, elle accepta, et elle eut raison, car, timide e modeste, ce début fut des plus heureux.
Après la vision de ce film, que l’on reverrait avec plaisir — n’est-il pas interprété par Mme Suzanne Desprès?… — je voulus connaître Mme Germaine Dulac, qui daigna me faire un accueil des plus aimables.
Je dois avouer que je pansais me trouver en présence d’un amateur ayant eu le caprice de vouloir tourner un film et la précaution de s’être fait aider par un habile praticien, et je fus agréablement surpris d’être en présence d’une artiste, d’une technicienne accomplie et rompue à toutes les difficultés de l’art complexe du compositeur de films.
Toujours attiré par les questions de mise en scène, Mme Germaine Dulac avait déjà fait à ce sujet de nombreuses conférences et écrit de remarquables études critiques qui méritent de ne pas être oubliées. Quoique aimant passionnément le théâtre, les immatérielles féeries de l’Art Muet l’attirèrent; et elle se consacra toute à cet art nouveau, trop jeune encore pour connaître l’ampleur de toutes ses possibilités, et qui offre à chacun un merveilleux domaine où l’avenir dominera le passé, et ou l’on peut — si l’on en a la force, les capacités et le feu sacre!… — créer des formules nouvelles, sans risquer de se heurter, comme au théâtre ou en littérature, à de trop géniales traditions pour pouvoir les dépasser.
Très sévère pour ses œuvres, Mme Germaine Dulac ne veut pas encore les considérer comme des réalisations d’art lui ayant donné toutes les satisfactions esthétiques qu’elle recherche et qu’elle espère atteindre.
Au travail, Mme Germaine Dulac va, vient et se dépense avec une infatigable ardeur. La plantation des décors, la disposition des meubles, des tapis, des tentures, des velours et les soies qu’elle affectionne tout particulièrement pour la réalisation des jeux de lumière, la délimitation du champ et même la mise au point de l’appareil de prise de vues, elle dirige tout par elle-même et ne veut laisser à personne la responsabilité du moindre détail, et lorsqu’après une éreintante journée elle rentre chez elle, fatiguée, mais non lasse, c’est pour travailler encore.
Après avoir tourné Ames de fous, sérial en six épisodes, Mme Germaine Dulac réalisa pour le Film d’Art la Cigarette, comédie sentimentale où M. Signoret trouva un de ses meilleurs rôles cinégraphiques.
Mme Germaine Dulac, qui, généralement, préfère mettre en scène ses propres scénarios, fit, cependant, une exception pour la Fête espagnole, de L. Delluc. C’est de ce film que date la période moderne de sa production. D’autres films suivirent: Malencontre, la Belle sans merci, la Mort du soleil, dont, par leurs qualités diverses, on peut et on doit dire le plus grand bien.
Il y a quelques mois, Mme Germaine Dulac avait annoncé son intention de mettre à l’écran les Frères Karamazov, de Dostoïevsky, puis Werther, de Gœthe. Des amis l’en dissuadèrent, en lui demandant de réserver tout son talent è des œuvres bien françaises. Elle a renoncé à ces projets, et, prochainement , avec la délicieuse Denise Lejeay elle tournera le Cachet Rouge, d’Alfred de Vigny, et, peut-être, une œuvre des plus célèbres de Guy de Maupassant.
Mme Germaine Dulac est un beau tempérament d’artiste, dont les futures réalisations cinégraphiques ne peuvent qu’amplifier le prestige de cet art synthétique, dont les rythmes visuels et l’harmonie des nuances ont une si grande affinité avec la polyphonie orchestrale.
Enfin ce qu’il faut retenir de l’exemple donné par Mme Germaine Dulac, c’est que les femmes sont remarquablement douées pour réaliser des œuvres à l’écran. Qu’on ne l’oublie pas! l’éducation de la femme se fait surtout par la vision; elle sait mieux que l’homme noter d’un simple regard le battement de la vie. Elle distingue plus vite le mouvement qui déplace les lignes, en accord ainsi avec Baudelaire qui, croyons-nous, eût été un des fervents du septième art!
Elle est capable d’éviter des fautes de goût dans le costume, dans l’ameublement qui ne sont pas perçues par nous; tel détail de tenue qui ne nous frappe pas choque immédiatement une femme. Voilà pourquoi la femme qui est artiste, intelligente, sensible, peut se distinguer dans la carrière cinématographique. Mais la tentative exige des forces et des qualités de premier ordre; ce qui nous fait craindre que là, comme dans le ciel, il y aura beaucoup d’appelées et peu d’élues.

V. Guillaume Danvers
(Ciné-Miroir, 15-08-1923)

Vidocq Empereur des policiers

Vidocq de Émile Bergerat, Théâtre Sarah-Bernhardt, Paris 15-05-1910
Le cabinet du compte Decazes: Le compte Élie Decazes (M. Luitz), Vidocq (M. Jean Kemm), La marquise de Madiran (Mlle. L. Derval), dans Vidocq de Émile Bergerat, Théâtre Sarah-Bernhardt, Paris 15-05-1910

Paris 1910…

Vidocq est un personnage complexe et bizarre, appartenant à la légende au moins autant qu’à l’Histoire. Ce qu’on sait de lui est incertain et fort laid. In n’est point assuré qu’il fut aussi repentant at aussi vertueux que certains romanciers le racontent, mais il est évident qu’il fut un franc scélérat, voleur et déserteur, forçat évadé du bagne, mouchard au service de qui le paierait pour accomplir un peu toutes les besognes, fabricant de papier, tenancier d’agence louche, essayant de vendre ses histoires de brigand aux feuilletonistes de l’époque, finissant d’ailleurs, en petit bourgeois médiocrement renté et suspect à tous.

Ce n’est point un héros très reluisant. Il représente un mélange disgracieux de crime et de châtiment, de bandit et de policier. Il pourrait être Jean Valjean et n’est que Javert. Pourquoi M. Émile Bergerat a-t-il voulu nous le rendre sympathique et tenter sa réhabilitation? Noble entreprise de poète qui méritait de réussir et qui valait tout au moins par son originalité.

(…)

La vie de Vidocq abondait en traits pittoresques que M. Émile Bergerat eût pu nous retracer sans fausser le peu d’histoire qui s’attache à ces héros. Est-il anecdote plus ingénieuse que son aventure avec le préfet de police Gisquet? Vidocq voulait rentrer en grâce, — car il quitta plusieurs fois le service de la police, y revint, le quitta de nouveau, — et, pour ce faire, imagina d’organiser un vol audacieux aux environs de Fontainebleau. Il mit en mouvement sa brigade de Sûreté, réussit fort bien à arrêter les faux cambrioleurs préparés par lui, mais son coup fut éventé: l’un des complices raconta la chose, le préfet entra dans une légitime colère, Vidocq fut renvoyé et sa brigade fut licenciée…

Dès lors, Vidocq ne fut plus employé pour les besognes d’État. Il créa la première des agences de renseignements que Paris ait connues, et s’installa pour son compte; il fit appel aux particuliers en son bureau de la rue des Bons-Enfants qui devint, vers 1840, un centre important de contre-police. Plusieurs fois, à la suite de plaintes portées par des contemporains honorables qu’il avait espionnées at menacés, il faillit être lui-même arrêté; on se contenta, en 1844, de fermer son agence et de lui conseiller le silence et la discrétion. Il finit alors dans la misère, et son histoire, complexe et mal connue, n’avait tenté jusqu’ici que des feuilletonistes médiocres; elle manque de grandes actions et de beaux gestes. Vidocq n’avait pas le panache.

Il n’est plus, aujourd’hui, grâce au zèle de M. Émile Bergerat, un méchant homme. Bon père et bon citoyen, il est avide de respectabilité; s’il trahit ses anciens compagnons et risque sa vie en ces louches trafics, c’est pour obtenir du ministre Decazes la réhabilitation promise, c’est pour épouser la douce Annette et donner à son petit Gabriel un nom sans tache. Nous ne savions pas M. Émile Bergerat si sympathique à l’ordre et à ses défenseurs. Mais sa pièce a de la vie, du mouvement, du pittoresque, et sa reconstitution des milieux parisiens de 1820 ne manque pas d’un vif agrément.

L’interprétation est excellente, avec M. Jean Kemm, Vidocq tour a tour sentimental, malicieux, vulgaire, onctueux, téméraire, rusé, selon les circonstances de ces sept tableaux variés; avec M. Jean Worms, Salvador énergique, brillant; M. Duard, maître de poste chaleureux; M. Guidé, colonel et marquis fort distingué; M. Luitz, compte Decazes de suffisance vraisemblance. Et, du côté des comédiennes, c’est d’abord Mademoiselle Marie-Louise Derval, très belle et très émouvante dans le rôle de la marquise Charlotte de Madiran; c’est la charmante Mademoiselle Andrée Pascal, originale et passionnée dans le personnage de l’amoureuse Léocadie; et enfin Mesdames Renée Parny et Jane Méa fort agréables.

Encadrée par des décors heureusement accommodés, cette pièce avait reçu le plus sympathique accueil et nous espérions que Vidocq, après avoir triomphé de tant d’obstacles, aurait enfin raison du public…

Raoul Aubry
(Le Théâtre, Paris, Juin (II), 1910)

Vidocq, Pathé Consortium 1923
Vidocq, film en dix épisodes, mis à l’écran par M. Jean Kemm avec la collaboration de mme. Henriette Kemm, Pathé Consortium 1923

Paris 1923…

Vidocq, grand film en dix épisodes, mis à l’écran par M. Jean Kemm avec la collaboration de Mme Henriette Kemm. Édité par Pathé Consortium Cinéma.

Quel est donc cet homme étrange, inquiétant, complexe dont le nom est resté en France, et même à l’étranger si profondément vivant et si essentiellement populaire? Quel est donc ce Vidocq qui, tour à tour, voleur, faussaire, condamné de droit commun, mué bientôt en policier aussi habile qu’impeccable, devint chef de la Sûreté de 1809 à 1827? Il est assez difficile de le definir. Sa vie, en effect, dès son début, est mieux qu’un roman… une sorte d’épopée farouche et populaire traversée par des événements inouïs et dominée par les manifestations d’une volonté de fer et d’une intelligence aux resources infinies.

Elle débute par une idylle, tout se suite tragique et douloureuse, puis c’est le bagne, l’évasion, les services offerts au préfet de police Pasquier, la lutte sans merci engagée avec la bande des “Enfants du Soleil” et leur chef: “l’Aristo”, les transformations de Vidocq, les aventures sans nombre de ses deux lieutenants: “Coco Lacour” et “Bibi la Grillade”, la délicate et douloureuse figure de Manon-la-blonde, toute cette formidable intrigue enfin, qui le languit pas un seul instant, dont l’attrait mystérieux augmente à chaque épisode et qui, toujours vraisemblable et toujours humaine, se développe avec une intensité dramatique grandissante et une émotion constamment renouvelée. Vidocq a d’ailleurs pris soin de nous raconter lui-même ses aventures et a inspiré par la suite de nombreux récits qui furent toujours lus avec passion par un public avide d’histoires tragiques. Il y avait là, vous l’avouerez, de quoi tenter un romancier et séduire un metteur en scène.

Cet action incomparable vient donc d’inspirer un beau roman et un grand film. L’histoire de Vidocq, écrite par M. Arthur Bernède, avec le talent et la conviction d’un auteur épris de son sujet, paraîtra dans le Petit Parisien en même temps que le grand film en dix épisodes tiré de ce roman sera projeté sur tous les écrans de France. L’interpretation est de tout premier ordre. Il faut mettre hors de pair M. René Navarre qui, pour sa rentrée à l’écran, a magistralement incarné le personnage de Vidocq. Ce n’est plus ni du théâtre, ni du cinéma, c’est de la vie. Dans Manon-la-blonde, Mlle Elmire Vautier affirme une fois de plus son talent fait de sensibilité et de charme. A côté de ces deux protagonistes, Mme Rachel Devirys, MM. Mimirio, Poccalas et Plet, ont interprété leurs personnages avec autorité et les rôles secondaires, fort nombreux, sont tous tenus avec une rare conscience. On peut affirmer sans crainte que Vidocq, qui fait le plus grand honneur à la Société des Ciné-Romans, dirigée avec tant de maîtresse intelligente par M. Louis Nalpas, ainsi qu’à Pathé Consortium, connaîtra la faveur de tous les publics.
(Ciné-Miroir, Paris, 15 Février 1923)

Cinque anni di Cinematografo

La Fert riapre i battenti
Ottobre 1923

1923. L’Unione Cinematografica Italiana concludeva in quell’anno con un netto insuccesso la sua produzione triennale e, di tutte le altre Case, soltanto l’Alba Film stava preparando L’Arzigogolo, mentre la Lombardo Film si tirava su grazie alla “bellissima e simpatica” Leda Gys e le “visioni” di Napoli.

L’Anonima Pittaluga rilevò gli stabilimenti della Fert e si mise al lavoro, seguendo un coraggioso programma, con tre attrici: Diomira Jacobini, Pauline Polaire ed Elena Sangro; tre acrobati: Luciano Albertini (Sansonia), Domenico Gambino (Saetta) e Carlo Aldini (Ajax); il “gigante buono” Maciste; un “amoroso” Alberto Collo; e un “brillante” Oreste Bilancia. Come prima pellicola, venne scelto un soggetto di Giovacchino Forzano, diretto da Eleuterio Rodolfi: Il nipote di America, che richiese una traversata sul Duilio e parecchi esterni “dal vero” a Genova, Napoli e New York. La prima serie comprendeva inoltre Saetta impara a vivere di Guido Brignone, e un documentario Dall’Italia all’Equatore di Massimo Terzano, che si spinse sino al cratere del Tungurahua, a 5087 metri.

I lavori presentati al pubblico nel 1924, ebbero successo, e la Pittaluga provvide subito a preparare un’altra serie, con Maciste imperatore, una farsa francese, La taverna verde di Luciano Doria, e La casa dei pulcini che scrisse e diresse un giovanissimo parente di Augusto Genina, certo Mario Camerini.

Prevaleva il genere avventuroso, che però non imitava “le scorribande americane” e nemmeno preferiva misteri di delitti e intrighi polizieschi, ma era “una sana avventura di uomini coraggiosi e intrepidi”, con qualche sfumatura sentimentale e una “ricerca accurata di suggestivi esterni”. Attori e direttori avevano molta volontà di far bene e lavoravano senza perdere tempo, così che in un anno si poteva contare una decina di “films”, quasi tutti abbastanza buoni. Era stato riaperto anche lo stabilimento della Rodolfi Films e si stava preparando un grande teatro di posa a luce artificiale, particolarmente adatto alla macchinosa costruzione di “fantastici” ambienti per Maciste all’inferno di Brignone.

Questo film, e gli altri che seguirono in breve tempo, erano apposta grandiosi ed esagerati nello sfarzo, e quindi nel costo, secondo il criterio commerciale ed affaristico che soltanto la pellicola “eccezionale” può avere probabilità sul mercato mondiale, mentre la produzione normale trova sempre e dovunque il mercato già saturo. Ad ogni modo, si spesero somme enormi.

Maciste all’inferno venne presentato al Concorso cinematografico della Fiera di Milano, con Scaramouche della Metro, e ottenne il premio del Ministero dell’Economia Nazionale, mentre La casa dei pulcini di Camerini e il documentario di Terzano ebbero il diploma d’onore.

Mario Camerini, dopo una commedia con Linda Pini, aveva tentato il genere avventuroso e, riuscitogli bene un soggetto con Saetta, aveva assunto la direzione del nuovo film Maciste contro lo Sceicco, girato quasi tutto in Tripolitania, presso Leptis Magna, e terminato a Torino il 21 luglio 1925. Il 22 luglio, Guido Brignone incominciava a Savona Maciste nella gabbia dei leoni con Elena Sangro e Alberto Collo. I nomi sono sempre quelli e l’attrazione più grande rimane Maciste. Per lui occorrono soggetti strampalati, smaglianti, favolosi, e tutte quelle storie romanzesche, appena appena sentimentali per una particina d’attrice, portavano a una rievocazione decorativa e coreografica, che presto o tardi sarebbe sboccata nella ricostruzione storica. Il film storico non si fece attendere molto, anzi ne arrivarono subito due. Amleto Palermi — complice Carmine Gallone — ebbe l’infelice idea di resuscitare per lo schermo Gli ultimi giorni di Pompei, sciupando, in tempi già poco fortunati, tre milioni, mentre Luciano Doria, più modesto, si limitò a sceneggiare il dramma di Beatrice Cenci. Per interpretare la protagonista fu scelta Maria Jacobini, che avendo trovato successo e fortuna a Berlino, insieme all’inseparabile Gennaro Righelli, venne convocata in Italia per girare un Carnevale di Venezia, che prometteva Rinascita e finì in coriandoli, tra le maglie della critica e la censura.

La produzione contemporanea non sapeva offrire che un altro lavoro di Maciste, girato a Passo Tre Croci, e riuscito poco interessante; mentre Aldo De Benedetti e Ferdinando Paolieri scrivevano per lo schermo il romanzo dell’eroe dei due mondi e signora: Giuseppe e Anita Garibaldi, impersonati da Guido Graziosi e Rina De Liguoro; poi La bellezza del mondo con Italia Almirante Manzini e Renato Cialente; e un dramma popolare con Leda Gys che suggerì a Matilde Serao grandi elogi.

In compenso, arrivò sugli schermi una commedia “rosea e garbata”: L’ultimo Lord con Carmen Boni, Lido Manetti e Oreste Bilancia. Augusto Genina, che non si era mai interessato alle prodezze di Maciste e le acrobazie di Saetta, era uno dei pochi che sapesse, in quel periodo avventuroso, ancora condurre con sentimento e mano leggera, una tenue vicenda, e la piccola interprete del Focolare spento era la più adatta per quella interpretazione.

Nel 1927 — come già quattro anni prima — per un buon successo bisognava tornare a Maciste. Il gigante era sempre la salvezza della cinematografia italiana, ma la sua stessa figura e la sua unica risorsa di una forza irrefrenabile gli imponevano sempre i medesimi casi, e bisognava ogni volta trovare un ambiente nuovo, per salvare almeno le apparenze. Baldassarre Negroni lo collocò dapprima nell’epopea napoleonica, e poi, seguendo le vicende di un popolare romanzo, lo deportò in Siberia. La produzione era scarsa e non aveva grandi meriti artistici, tuttavia si credeva di andare verso la Rinascita, e il Governo meditava l’obbligo di una aliquota notevole di films italiani, sotto il controllo di una Commissione artistica, e S. M. il Re assisteva, all’Augusteo, alla visione privata di Frate Francesco, elaborazione mistica di Carlo Zangarini, Aldo de Benedetti e Giulio Antamoro.

Le grandi dive del muto erano partite o non lavorano più. L’ultima arrivata, Carmen Boni, lavora per le case tedesche, e spesso con Genina. In Italia rimangono ancora Elena LundaElena Sangro e Rina De Liguoro. Con Jia Ruskaja si tenta il drammone biblico, inserito arbitrariamente in una vicenda moderna, e con quella ingloriosa morte di Oloferne, termina la carriera cinematografica di Bartolomeo Pagano, alias Maciste. Quando il buon gigante di ritira, la Pittaluga chiude gli stabilimenti. La coincidenza è fortuita, ma sulle sue poderose spalle si erano basate le migliori speranze di successo della Casa torinese.

Mentre il cinema napoletano tenta di sopravvivere (e ci riesce abbastanza bene), Aldo De Benedetti e Gaetano Campanile Mancini tentano fortuna con La grazia di Grazia Deledda, richiamando in patria Carmen Boni, film ricevuto dalla critica come l’ennesima delusione, e dal pubblico con scarso interesse. Il pioniere Giuseppe Barattolo, tornato in campo con una versione moderna della mitica Caesar Film dei tempi gloriosi, offre a Roberto Leone Roberti una riedizione di Assunta Spina, dal dramma di Salvatore Di Giacomo, interpreti Rina De Liguoro e Febo Mari. Girato negli stabilimenti della Quirinus a Roma. La nuova, nuovissima versione del dramma interpretato quindici anni prima da Francesca Bertini, esce nei primi mesi del 1930 e riceva una condanna senza appello, quasi all’unanimità, dalla critica: « Rimpiangiamo di non avere l’eloquenza di un Demostene, che cadrebbe in acconcio parlare dei veri  nemici della nostra cinematografia, di quelli che la fanno diventare “cosa” senza nome, profondamente immorale, bassa, inestetica, volgarissima. La stiratrice Assunta Spina in costume da bagno all’americana — maillot Jantzen a striscioni — tra i giocatori di water-polo! Assunta Spina con le gonne corte e i capelli alla garçonne! ”.

Sembrava tutto finito quando finalmente sorse il Sole! di Alessandro Blasetti e da lì a poco la Pittaluga, promettendo di ritornare al più presto a Torino, riaprì i battenti a Roma, negli stabilimenti della vecchia Cines.