Categoria: Tecnica

La Cinepanoramica di Filoteo Alberini

Cinepanoramica Alberini (fotogrammi di madame Tallien di Enrico Guazzoni 1916)
Cinepanoramica Alberini (fotogrammi di Madame Tallien di Enrico Guazzoni 1916)

Tra i cinematografisti tecnici il cav. Filoteo Alberini è uno dei decani. Nel 1895 egli brevettò il suo Kinetografo — Apparecchio fotografico a ripetizione — che dava 1000 istantanee al minuto quando esisteva solo il Kinetoscopio di Edison che precedette il Cinematografo Lumière apparso dopo questo.

L’ultima invenzione di Filoteo Alberini è la Cinepanoramica. Questo apparecchio di ripresa — che possiede il suo apparecchio di proiezione —  ha in vantaggio di avere il fotogramma grande una volta e mezza più dell’attuale.

Per questa qualità viene che anche in primo piano, l’ambiente si veda anche quasi tutto al contrario che nei primi piani attuali, dove le figure occupano ogni spazio, impedendo la visione dello sfondo.

Per la stessa grandezza del quadretto, la Cinepanoramica possiede poi virtù straordinarie nella ripresa di grandi masse di persone.

Difetto della produzione attuale di una larga folla, è quello per il quale si lamenta che nel primo piano del quadro si vedono solo poche persone e il resto solo in fondo e lontano dall’obiettivo. La povertà di questa visione è data dal semplice fatto dell’apertura dell’angolo di ogni lente da ripresa. Gli obiettivi normali coprono solo 45 gradi, mentre l’obiettivo di Alberini ne abbraccia 90. Per questo esso vede il doppio di ogni obiettivo normale e permette quindi che anche in primo piano la massa di addensi e con vantaggio dalla percettibilità e dell’effetto totale d’imponenza.

Di solito attualmente si usa la panoramica allo scopo di scoprire la marea delle grandi folle. L’obiettivo Alberini girando su se stesso per ogni fotogramma corre in panoramica ed ogni colpo dell’istantanea cinematografica: per ogni fotogramma la pellicola anziché essere disposta piana di fronte all’obiettivo, è curva per favorire il movimento circolare dell’obiettivo cinepanoramico. Così l’inconveniente di usare anche i praticabili di ripresa per i quali la visione si effettua dall’alto in basso, con deformazione del quadro e dei personaggi e con diminuzione della profondità della scena, sarebbe con la Cinepanoramica perfettamente abolito e risolto, col vantaggio, per giunta, di una visione effettivamente due volte maggiore di quella odierna.

Facile obiezione alla invenzione dell’intelligente cav. Alberini è quello per il quale si dovrebbero rifabbricare tutte le macchine da prova e tutti gli apparecchi da proiezione: si dovrebbero gettar via tutte le films fino ad oggi girate; si dovrebbe chiudere tutte le sale attuali per aprirne altre assai più larghe, le quali potessero contenere il grande telone Alberini.

È pur vero che l’apparecchio da proiezione Cinepanoramico può limitare il quadro sino alla grandezza del fotogramma attuale in modo che anche il grande film Alberini possa essere proiettato nelle anguste sale attuali. Ma questo è un caso sterile che non dobbiamo farlo in quanto allora sarebbe inutile che il cav. Alberini avesse speso tanto danaro, tanto tempo e fatica.

Certo è che tra le invenzioni, la più pratica la più facilmente attuabile è sempre la più bella a parità di condizioni ed anche a condizioni inferiori. Non per questa sola considerazione però, abbiamo noi voluto trascurare la intelligente ed ingegnosa invenzione del cav. Alberini, che non solo va apprezzata e lodata come ogni tentativo nuovo e come ogni manifestazione di volontà, di perizia e d’iniziativa, ma va anche ammirata in se stessa per il mirabile ingegno della risoluzione dell’arduo problema tecnico, a parte considerata la praticità reale e la facilità dell’attuazione, la quale, pur essendo discutibile è solo difficile ma certo non per questo impossibile.

N.N.
(Lux, 1918)

René Guissart opérateur français aux Etats-Unis

René Guissart, à droite de Ramon Novarro, pendant une prise de vues de Ben-Hur (1925)
René Guissart, à droite de Ramon Novarro, pendant une prise de vues de Ben-Hur (1925)

Dans notre continuel souci de nous déprécier nous-mêmes è nos propres yeux et à ceux de l’étranger, il y a une chose que nous oublions trop souvent et qui est cependant assez connue dans la corporation. Nos opérateurs sont, aux États-Unis, les plus recherches. Tous ceux qui ont été travailler là-bas (ils sont assez nombreux, beaucoup plus que nos compatriotes artistes) ont, sauf rares exceptions, conquis des places de tout premier ordre dans l’armée du film américain.

Parmi ceux-ci il en est un qui, parti là-bas depuis près de quinze ans, a été un des premiers opérateurs arrivés en Californie et fut vite le plus réputé cameraman des États-Unis. Qu’on ne croie pas que j’exagère; la preuve en est que lorsqu’il  s’est agi de tourner ce fameux Ben-Hur qui a fait couler tant d’encre et qui a fait dépenser un nombre considérable de millions (c’est, dit-on, le film le plus  important et le plus coûteux qui ait jamais été tourné) c’est à lui qu’on a songé pour prendre la grosse responsabilité de la photo d’un film de cette importance, et pour diriger les quatorze autres opérateurs, tant américains qu’italiens, qui enregistrèrent ce film (!). Il est réconfortant de penser que les Américains, si infatués qu’ils soient d’eux-mêmes, n’avaient pas hésité à confier cette tâche énorme à un Français au lieu d’en charger un de leurs compatriotes.

Une courte biographie de René Guissart montrera d’ailleurs qu’il était digne de la confiance qu’on lui a témoigné.

Il débuta en France, à l’Eclair, en 1910, sous la direction de MM. Vandal et Jourjon, et il travailla avec plusieurs metteurs en scène de la maison, notamment avec  M. Jasset, qui réalisa beaucoup des grandes films de l’époque.

Puis, l’Eclair l’envoya en Amérique, ou il tourna pendant un an; il alla ensuite dans l’Ouest Américain construire, toujours pour l’Eclair, un petit studio qu’il aménagea d’une façon moderne… pour l’époque! La Metro l’engagea à son tour pour construire, ou plutôt pour faire construire et équiper le bâtiment qui fût le premier studio et le berceau de la firme.

Revenu en France, il n’y resta pas longtemps: l’Eclair l’envoya à Londres, à Berlin, dans toute l’Europe prendre des films qui firent sensation.

Mais il avait la nostalgie de l’Amérique: il repartit; c’était en 1913.

David W. Griffith l’engagea: il tourna sous sa direction La Naissance d’une Nation, Intolérance; puis, sous la direction d’Allan Dwan et la supervision de Griffith, et aussi le tout premier film que réalisa Douglas Fairbanks.

Ensuite, Maurice Tourneur le prit comme chef opérateur et aussi, à l’occasion, comme metteur en scène; ils travaillèrent ensemble trois ans. Puis René Guissart reprit sa liberté. Il tourna alors avec quelques-uns des plus grands réalisateurs  américains; il eut l’occasion notamment de photographier des films tournés par Jack Holt, Anita Stewart, Pauline Frederick, Douglas Fairbanks, John Gilbert, Monte Blue, auquel entre parenthèses, il ressemble beaucoup, à la taille près, etc.

Puis ce fut Ben-Hur, dont la photo que nous n’avons pas encore pu juger en France, mais qui est paraît-il remarquable, lui valut des propositions royales de la part de plusieurs grandes maisons des États-Unis.

René Guissart, en se trouvant, au bout de si longues années d’absence, tout près de son pays (on sait que Ben-Hur fut tourné en Italie) éprouva l’irrésistible désir de revoir la France. Il revint à Paris, où, tout de suite, il rencontra M. Edward José, qui l’avait connu et fait travailler en Amérique, et qui, réalisant Les Puits de Jacob, venait de perdre subitement son opérateur Jacques Bizeul, Guissart le remplaça. Maintenant, il ne veut plus repartir; la valeur artistique de plus en plus grande de nos films l’encourage à rester. Il faut s’en féliciter car, naturellement, René Guissart possède à merveille cette fameuse technique américaine tant vantée que connaissent mal beaucoup de nos réalisateurs ce qui les empêche de créer des œuvres qui trouvent preneur aux États-Unis.

René Guissart tourne actuellement d’après un procédé nouveau, breveté, et dont l’emploi  généralisé pourrait bien révolutionner l’industrie cinématographique, une serie de films documentaires montrant nos paysages, nos monuments les plus connus et les plus caractéristiques; ces films seront envoyés en Amérique et, là-bas, les artistes américains, tournant des œuvres dont l’action se déroulera en France, joueront dans ces paysages, devant ces monuments. Jadis, on utilisait le truc classique d’intercaler dans l’action des bouts de documentaires montrant la ville où était  censée se passer cette action. Aujourd’hui grâce à un truquage ingénieux et que les auteurs ne veulent naturellement pas dévoiler, les artistes évolueront dans le cadre choisi. Voilà un grand progrès qui fera réaliser une notable économie aux éditeurs! Il est vrai que cette invention risque de ne pas rencontrer l’approbation des artistes et de metteurs en scène qui seront privés de voyager, ce qui est certainement un des plus grands charmes de leur métier.

Édouard Roches, Paris novembre 1925
(mon-ciné)

Una scuola per gli Operatori cinematografici

Proiettore Eureka modello 1916 (Fumagalli Pion e C., Milano)
Proiettore Eureka modello 1916 (Fumagalli Pion e C., Milano)

Luglio 1916

Da oltre dieci anni esiste in Parigi una Scuola per gli Operatori cinematografici. E in vista dello sviluppo sempre crescente di un’industria, che già muove annualmente più miliardi di lire d’affari, crediamo che anche in Italia si dovrebbe pensare ad istituirne una consimile.

L’Operatore è il Deus ex machina del Cinematografo. Alle sue mani si confidano le migliaia di lire che costano le films; è a lui dunque che i proprietari devono convergere per avere buoni spettacoli con il minor spreco di luce e con la maggiore precauzione per la conservazione delle films e del macchinario.

Non si creda che la professione dell’Operatore sia una cosa dell’altro mondo, irta di difficoltà insormontabili e richiedenti delle conoscenze straordinarie; tutt’altro: basta che l’Operatore non sia affatto digiuno di nozioni sull’ottica e la meccanica, e possegga alquanta conoscenza dell’elettricità per riuscire un ottimo.

Ciò che gli abbisogna è molta coscienza e sufficiente abnegazione.

Le films, alle quali recano grave pregiudizio le impercettibili molecole dello spazio, hanno bisogno d’una cura speciale, e… povero quel Cinematografista che abbia sì un Operatore tecnicamente abile, ma privo d’un po’ di coscienza!… In questo caso le films, dopo una settimana d’uso, daranno delle proiezioni rigate, e, per la stessa noncuranza, saranno slabbrate, bucherellate, piovigginose, quasi inservibili.

Le films, come pure le macchine, devono essere giornalmente ripassate, pulite, lubrificate avanti che cominci lo spettacolo. Terminato il quale, ogni cosa va coperta al riparo della polvere e da ogni corrente d’aria, la peggiore nemica, questa, del macchinario e in specie dei condensatori.

Oltre la coscienza, l’Operatore deve possedere una costante forza d’abnegazione: sì, stare rinchiuso nella cabina, con un calore infernale, massime d’estate, mentre egli lavora per far divertire il pubblico.

Da una réclame della Ditta Henri Deboudé di Parigi preleviamo questi 20 comandamenti, ad uso degli Operatori cinematografici. Non li traduciamo perché perderebbero tutta la loro originale attrattiva.

I. Un seul ciné tu serviras
Et soigneras dévotement.

II. Vendredi tu le nettoieras
Au pétrole entièrement.

III. A ton poste tu te rendras
Avec beaucoup d’empressement.

IV. Ta blouse tu endosseras
Pour épargner ton vêtement.

V. Après tu examineras
Ton appareil soigneusement.

VI. Ensuite tu le graisseras
Pour adoucir les frottements.

VII. La bobine tu poseras
Sur le support bien carrément.

VIII. La double boucle tu feras
Pour marcher régulièrement.

IX. Ta porte tu refermeras
De crainte de déraillement.

X. Le décadre éviteras
Pour projeter très nettement.

XI. Tes charbons tu les serreras
Pour éviter le crachement.

XII. Ta lampe à arc tu régleras
Toujours minutieusement.

XIII. L’écran au centre tu viseras
Pour l’éclairer complètement.

XIV. Ta lanterne n’avanceras
Qu’après la vue en mouvement.

XV. La mise au point tu soigneras
Pour fonctionner correctement.

XVI. Tes films tu les retourneras
Fin de séance seulement.

XVII. Et plus tard tu les essuieras
Pour les conserver proprement.

XVIII. À la sortie te couvriras
De peur de refroidissement.

XIX. Tous ces conseils tu les suivras
Pour opérer très savamment.

XX. Alors il en résultera
Pour toi un grand contentement.