Categoria: Cronologia 1904

Édouard Pinto alias Teddy

Édouard Pinto, alias Teddy 1920
Édouard Pinto, alias Teddy 1920

Édouard Pinto est né à Lisbonne le 14 janvier 1887, issu d’une famille de banquistes portugais. A huit ans, son frère aîné, Antonio dit Tonito, le fait monter avec lui sur la scène, sous le nom de Pif-Paf, et l’emmène en tournée, une tournée qui dure dix ans et promène dans tous les pays d’Europe, en Afrique et dans les deux Amériques.

La Dinastía, Barcelona 10 janvier 1904
La Dinastía, Barcelona 10 janvier 1904

En 1904, alors qu’il se trouvait à Barcelone avec son frère, Teddy fit la connaissance de Segundo de Chomón. Celui-ci commença par filmer en Espagne, une entrée: le clown est assis, lisant son journal, quand survient son compère qui enflamme les pages et finit par mettre le feu au chapeau du premier. Invité par Chomón à venir a travailler à Paris (une fois son service militaire dans l’armée portugaise terminé) dans les scènes à trucs qu’il réalisait alors pour la maison Pathé, il travaille è la fois pour le cinéma le jour et le soir au music-hall ou au cirque.

Après avoir terminé son engagement de dix-huit mois pour la maison Pathé, Teddy tourna pendant une année aux Films Lux, des scènes comiques telles que: Les Amis de M. Gaudillot, Teddy mange des grenouilles “et autres grosses bouffonneries”. En 1912, nous trouvons Teddy tournant por la Société Eclipse deux épisodes de la série Polycarpe: L’enlèvement de Polycarpe et Le cauchemar de Polycarpe. Ensuite Teddy devient son propre metteur en scène et, reprenant la série Teddy, tourne une courte série de films: Teddy a horreur de la fumée, Teddy est mécontent de sa cuisinière, La Guigne de Teddy.

Engagé à l’Eclair, parait dans Protéa II. On allait commencer Protéa III quand la guerre fut déclarée. Teddy s’engagea dans la Légion Etrangère, puis quand le Portugal entre en ligne, fut incorporé dans l’armée portugaise.

Après trois blessures (sans compter l’intoxication par les gaz), Teddy est réformé vers la fin de 1916 et songe à nouveau au cinéma. Revenu à l’Eclair, il tourne, sous la direction de Rémond le rôle du caporal Parisot dans le film tiré des Poilus de la 9e d’Arnould Galopin.

En 1917, c’est la continuation de la série Protéa avec Les Mystères du château de Malmont, où pour la première fois Teddy porte son fameux complet à carreaux. L’engagement de Teddy à l’Eclair est alors terminé.

C’est au Films D. H., sous la direction de Germaine Dulac, que nous trouvons Teddy en 1918:

“On me fait tourner deux films pour l’Amérique: Trois pantins pour une femme, où j’étais un cow-boy hardi, décoré, qui sauve l’héroïne; et le Bonheur des autres, où l’habitude que j’ai des sports m’a beaucoup servi. Le chat appartenant à ma fiancée lui échappe et s’enfuit sur le toit, au-dessus du troisième étage. Elle voudrait que quelqu’un allât le chercher. J’y vais. Je prends une échelle à glissière que j’appuie contre la façade et je grimpe jusqu’à la toiture. A la seconde même où je vais atteindre le but, la partie supérieure de l’échelle, mal attaché, glisse et va rejoindre le sol. J’ai juste le temps de m’agripper à la gouttière, je fais un rétablissement et me voici sur le toit. Je m’empare du fugitif, et, le tenant dans mon bras gauche replié, je m’apprête à descendre. J’y parviens de la façon suivante. Suspendu à la gouttière, j’écarte du mur, avec mes pieds, la persienne d’une fenêtre du troisième que l’on a forcément poussée contre le paroi pou éclairer la pièce. Lorsque la persienne se trouve à angle droit avec le mur, je m’y pose à califourchon, puis j’utilise les lattes comme autant d’échelons et j’arrive à saisir la barre d’appui. Une fois là, je recommence l’opération pour un volet du deuxième, et quand je suis au premier, je lâche la barre d’appui, je saute légèrement dans la rue et cours rapporter Minet à sa maîtresse inquiète.”

Ces deux films terminés, Teddy est à nouveau engagé par l’Eclair pour une durée de sept mois. C’est ainsi que de juillet 1919 à janvier 1920 il tourne, sous la direction de Gérard Bourgeois Le Fils de la Nuit: “La plupart des scènes de ce film ont été tournées en Algérie: à Biskra et dans les ruines de Timgad, à Alger. Mais c’est à San-Remi-de-Provence que l’on tourna une scène du cinquième épisode où Teddy fit une terrible chute. La passerelle qui devait céder sous son poids cède trop tôt. Teddy fit, avec son cheval, une chute de dix mètres et alla s’écraser au fond d’un ravis d’où on le tira en piteux état: épaule gauche ouverte, bras démis, poignet foulé, genou droit déboité. Teddy, après trois mois de soins, se sert encore avec une certain gêne de son bras gauche.”

Après de nouvelles et ultimes prouesses acrobatiques dans La Dette de sang (2 épisodes) de Gérard Bourgeois en 1923, Édouard Pinto n’apparaîtra plus à l’écran. Il se fera professeur de danses modernes…

Enfin une question: Que dites-vous, Édouard Pinto serait le protagoniste de ce film réalisé en 1904 par Segundo de Chomón?

Il Regno di Luigi XIV – Pathé 1904

Mentre si gira a Versailles
Mentre si gira a Versailles

Giorni fa si è potuto vedere, a Versailles, uno spettacolo del tutto inatteso: Luigi XIV è andato per poche ore a riprendere l’aria di Versailles! Verso le due del pomeriggio, con un dolce sole autunnale, Luigi XIV faceva un’entrata solenne nei giardini del Castello. Sul selciato del cortile, il Gran Re, con aria sovrana si spolverò, ravviò le maniche e subito formò il corteo. Esso s’inoltrò nel vestibolo e sbucò sulla sponda del laghetto. I violini suonavano un’aria di Lulli e, come per incanto le Grands Eaux, repentinamente, incominciarono a zampillare.

Più lungi, dei sedili del tempo aspettavano Luigi XIV e La Vallière vi si sedettero. Un divertimento era stato loro preparato. Una compagnia di ballerini divertì per un’ora il pubblico, mentre si organizzava un elegante gioco campestre al quale Sua Maestà sembrava prendere un grandissimo piacere. Finiti i giochi, una carrozza tutta dorata venne a prenderli.

Ritornarono poi per fare onore ad una merenda e, prima del tramonto del sole, risalirono nelle tapissières, che stavano ferme davanti alla cappella; Luigi XIV, con La Vallière e la sua corte svanì di nuovo per dei secoli. Ma prima di sparire per sempre, potetti domandargli:

— Scusi, Maestà, due parole: quale mistero nasconde questa visita?

— Ve lo spiegherò, mi rispose con semplicità. L’altro giorno, io fumavo la mia pipa, quando mi si venne a proporre di guadagnare  tre lire per un lavoro facile. — « Va benone! esclamai. Che cosa bisogna fare? »

— « Luigi XIV », mi fu detto. Allora mi hanno condotto alle fortificazioni, presso un imprenditore di cinematografi per Music-Hall e l’affare è stato chiuso.

Ed è così che il young people americano si permetterà della storia di Francia per mezzo della figura; già che questa collezione di lastre figurerà fra qualche mese, agli Stati Uniti, negli apparecchi a proiezione, che abbondano nelle grandi città d’oltremare.

Henriette
(Regina, Napoli, novembre 1904)

"In una bella giornata d'autunno, Luigi XV e la sua corte passeggiano nel parco di Versailles"
“In una bella giornata d’autunno, Luigi XV e la sua corte passeggiano nel parco di Versailles”

Altre  interessanti notizie su questo film (En savoir plus – Le Règne de Louis XIV, Vincent Lorant-Heilbronn, Pathé 1904) nel sito della Fondation Jérôme Seydoux Pathé

Filoteo Alberini racconta come fece debuttare Petrolini sullo schermo

Ettore Petrolini, primi del '900
Ettore Petrolini, primi del ‘900

Il 20 gennaio 2014 The Space Cinema Moderno di Roma compierà 100 anni. La storia di questa sala di cinema è legata al ricordo dell’eclettico pioniere Filoteo Alberini, un personaggio che ha meritato in diverse occasioni l’attenzione di questo sito. Questa volta si tratta di una storia (quasi) inedita e completamente dimenticata, dell’altrettanto inedita e dimenticata (senza il quasi) storia del cinema muto italiano.

Com’era la sala del cinema moderno 99 anni fa? Ce lo racconta lo stesso Alberini seduto ad un tavolino di un caffè sotto i portici dell’Esedra, nei primi anni ’30 del secolo scorso:

L’inaugurazione del cinema Moderno, per me è una data storica, il 20 gennaio 1904. Posso affermare, onestamente e senza tema di smentite, che tutta la popolazione romana accorse ad ammirare l’allora nuovo ritrovato della scienza: il Cinematografo. Il locale, certo di piccole proporzioni rispetto a quelli di oggi, consisteva in tre sale, quella di centro destinata all’ingresso, quella di sinistra a sala d’aspetto, quella di destra alla cabina delle macchine ed al piccolo laboratorio per la manipolazione delle pellicole di attualità. Dalla sala d’aspetto si accedeva a quella di proiezione. Questa misurava circa 20 metri di lunghezza e 6 di larghezza, di forma un po’ curva a somiglianza del porticato esterno. Il pubblico entrando aveva alla sua sinistra la parete su cui era piazzata la tela, o schermo che dir si voglia, ed in fondo, a destra, la cabina. I posti, semplici sedie, erano 180, ed una piccola zona con 20 poltroncine era riservata a quelli di prima categoria. La decorazione di tutte le sale era sobria, ma per quei tempi, anche elegante. Alle pareti quadri dello scienziato italiano Della Porta, dei francesi Daguerre e Niepce, dell’americano Edison. Nella sala d’ingresso una piccola predella sulla quale un’orchestrina distraeva il pubblico durante l’attesa.

Il locale veniva aperto al pubblico alle due del pomeriggio per chiudersi a mezzanotte inoltrata. Lo spettacolo si componeva generalmente di una pellicola a svolgimento drammatico o fantastico, di una breve visione documentaria e di una scena comica. Il tutto durava circa trenta minuti: in complesso oltre venti rappresentazioni al giorno! L’eco del successo si trasmisse rapidamente nei punti più eccentrici della città. La ressa del pubblico non era limitata solo nell’interno, ma il portico ne era letteralmente stipato. Benchè un servizio di pubblica sicurezza regolasse l’afflusso, quasi tutti i giorni si registrava qualche battibecco e qualche contusione… però nulla di grave.

Nella realizzazione di quello che allora era il mio sogno, avevo voluto considerare il cinematografo sotto tutti gli aspetti, e compresi che sarebbe divenuto un potente ausilio nella scuola, mezzo efficace per la conoscenza e la storia di tutti i paesi del mondo. Fin d’allora si potevano leggere nel mio locale queste massime: “come il tramvai è la carrozza di tutti, il cinematografo è il teatro di tutti”. Sin da quel tempo ciò si dimostrò vero: tutte le categorie sociali assistevano alle rappresentazioni con minima spesa divertendosi un mondo ed in perfetta comunità. Non per nulla un altro cartello diceva: “Il cinematografo è la scuola e l’educazione dell’avvenire”. L’avvenire, in fondo, mi ha dato ragione; ma purtroppo non sempre.

Una delle priorità di Alberini era trovare qualche novità per sorprendere ed attirare il pubblico, e fu così che al Cinema Moderno arrivò il cinema sonoro (forse ispirato al successo del Phono-Cinéma-Théâtre, ma questa è una idea tutta mia):

L’esperimento avvenne a Roma, sempre nel 1904. In un locale oggi scomparso, all’angolo di Santa Maria Maggiore con via Merulana, e cioè all’Arena Italia, dove era stato innalzato all’ombra di un grande pino un piccolo palcoscenico. Fu lì che Ettore Petrolini cantò alcune canzoni del tempo, mentre la macchina da presa e un grammofono riprendevano, contemporaneamente, l’una le mosse, l’altro la voce. Petrolini fu allora compensato con duecento lire e qualche giorno dopo il pubblico l’ammirò sullo schermo del Cinema Moderno, dove per l’occasione erano stati tesi vari fili elettrici, ben visibili quanto inutili, finte pile e condensatori, il tutto per impressionare il buon pubblico della nuova sensazionale invenzione.

Non è la prima volta che sento parlare di questo palcoscenico dell’Arena Italia, teatro di posa dei primi film di Alberini… Andiamo indietro nel tempo fino al 1914. Il nostro testimone è rientrato in redazione per scrivere il pezzo sulla prima visione a Barcellona (Spagna) di Histoire d’un Pierrot, produzione Celio, messa in scena di Mario Caserini, interpreti Francesca Bertini, Leda Gys, Emilio Ghione:

Ricordo che più o meno dieci anni fa, il mio carissimo amico il cav. Alberini cui nessuno può togliere il vanto di essere stato il papà (ahi, quanto prolifico!) dell’industria cinematografica italiana, volle riprodurre in film l’Histoire d’un Pierrot. In Italia non v’era ancora nessun teatro di posa: solo in Roma, fuori Porta San Giovanni, si stava costruendo per conto dell’Alberini quel primo teatro che fu poi… la culla della Cines.

Dove eseguire la cinematografia? … Incontro all’antica basilica di S. Maria Maggiore v’era una specie di caffè-concerto all’aperto; un largo spiazzo, poche fratte di mortella all’ingiro, qualche alberello rachitico… e, nel fondo, il palcoscenico dalla pittura scolorata e un vecchio pianoforte avvezzo alle intemperie… Fu là che il cav. Alberini portò la sua macchina da presa e che venne eseguito il primo negativo della Histoire d’un Pierrot. Vi era anche Mario Caserini; Pierrot era Bianca Visconti, Pochinet Mario Caserini.

Ma il negativo non venne mai pubblicato… Si era pensato che sarebbe stato facile regolarsi con i diritti d’autore, ma invece… (ricorda, comm. Re Riccardi?) la richiesta fu troppo gravosa per allora che il cinematografo era ai sui primi passi (che buoni garretti ha ora, eh?…) e il negativo venne sepolto nel fondo di un armadio.

Peccato… Su questa versione di l’Histoire d’un Pierrot, primo film della ditta Alberini & Santoni ho scritto tanto tempo fa… nel 2008. Adesso la domanda è: che fine ha fatto il film “sonoro” interpretato da Ettore Petrolini? Quanti film sono stati girati sul palcoscenico dell’Arena Italia?