Categoria: Cronologia 1904

Il Primo Stabilimento Italiano di manifattura cinematografica

Alberini e Santoni

Dopo una pausa di riflessione (non di vacanze), riprendiamo il racconto dell’avventurosa storia del cinema italiano lì dove avevamo cominciato nel lontano 2008, e cioè in un ancora più lontano 1904 quando « Un nucleo di volenterosi, formato da quattro persone, fra le quali un tecnico, tecnico per quanto lo si poteva essere circa vent’anni indietro, acquistarono un pezzo di terra fuori porta San Giovanni e su quello iniziarono la costruzione del piccolo teatro a vetri, tuttora esistente, ma oggi adibito ad usi di laboratorio », come racconta Romolo Bacchini.

Romolo Bacchini e non Filoteo Alberini, chiaro?

Due di questi volenterosi erano Filoteo Alberini (il tecnico) e Dante Santoni (imprenditore e amico del primo). Chi erano gli altri due…?

A presto.

Primo stabilimento dei manifattura cinematografica

 

Édouard Pinto alias Teddy

Édouard Pinto, alias Teddy 1920
Édouard Pinto, alias Teddy 1920

Édouard Pinto est né à Lisbonne le 14 janvier 1887, issu d’une famille de banquistes portugais. A huit ans, son frère aîné, Antonio dit Tonito, le fait monter avec lui sur la scène, sous le nom de Pif-Paf, et l’emmène en tournée, une tournée qui dure dix ans et promène dans tous les pays d’Europe, en Afrique et dans les deux Amériques.

La Dinastía, Barcelona 10 janvier 1904
La Dinastía, Barcelona 10 janvier 1904

En 1904, alors qu’il se trouvait à Barcelone avec son frère, Teddy fit la connaissance de Segundo de Chomón. Celui-ci commença par filmer en Espagne, une entrée: le clown est assis, lisant son journal, quand survient son compère qui enflamme les pages et finit par mettre le feu au chapeau du premier. Invité par Chomón à venir a travailler à Paris (une fois son service militaire dans l’armée portugaise terminé) dans les scènes à trucs qu’il réalisait alors pour la maison Pathé, il travaille è la fois pour le cinéma le jour et le soir au music-hall ou au cirque.

Après avoir terminé son engagement de dix-huit mois pour la maison Pathé, Teddy tourna pendant une année aux Films Lux, des scènes comiques telles que: Les Amis de M. Gaudillot, Teddy mange des grenouilles “et autres grosses bouffonneries”. En 1912, nous trouvons Teddy tournant por la Société Eclipse deux épisodes de la série Polycarpe: L’enlèvement de Polycarpe et Le cauchemar de Polycarpe. Ensuite Teddy devient son propre metteur en scène et, reprenant la série Teddy, tourne une courte série de films: Teddy a horreur de la fumée, Teddy est mécontent de sa cuisinière, La Guigne de Teddy.

Engagé à l’Eclair, parait dans Protéa II. On allait commencer Protéa III quand la guerre fut déclarée. Teddy s’engagea dans la Légion Etrangère, puis quand le Portugal entre en ligne, fut incorporé dans l’armée portugaise.

Après trois blessures (sans compter l’intoxication par les gaz), Teddy est réformé vers la fin de 1916 et songe à nouveau au cinéma. Revenu à l’Eclair, il tourne, sous la direction de Rémond le rôle du caporal Parisot dans le film tiré des Poilus de la 9e d’Arnould Galopin.

En 1917, c’est la continuation de la série Protéa avec Les Mystères du château de Malmont, où pour la première fois Teddy porte son fameux complet à carreaux. L’engagement de Teddy à l’Eclair est alors terminé.

C’est au Films D. H., sous la direction de Germaine Dulac, que nous trouvons Teddy en 1918:

“On me fait tourner deux films pour l’Amérique: Trois pantins pour une femme, où j’étais un cow-boy hardi, décoré, qui sauve l’héroïne; et le Bonheur des autres, où l’habitude que j’ai des sports m’a beaucoup servi. Le chat appartenant à ma fiancée lui échappe et s’enfuit sur le toit, au-dessus du troisième étage. Elle voudrait que quelqu’un allât le chercher. J’y vais. Je prends une échelle à glissière que j’appuie contre la façade et je grimpe jusqu’à la toiture. A la seconde même où je vais atteindre le but, la partie supérieure de l’échelle, mal attaché, glisse et va rejoindre le sol. J’ai juste le temps de m’agripper à la gouttière, je fais un rétablissement et me voici sur le toit. Je m’empare du fugitif, et, le tenant dans mon bras gauche replié, je m’apprête à descendre. J’y parviens de la façon suivante. Suspendu à la gouttière, j’écarte du mur, avec mes pieds, la persienne d’une fenêtre du troisième que l’on a forcément poussée contre le paroi pou éclairer la pièce. Lorsque la persienne se trouve à angle droit avec le mur, je m’y pose à califourchon, puis j’utilise les lattes comme autant d’échelons et j’arrive à saisir la barre d’appui. Une fois là, je recommence l’opération pour un volet du deuxième, et quand je suis au premier, je lâche la barre d’appui, je saute légèrement dans la rue et cours rapporter Minet à sa maîtresse inquiète.”

Ces deux films terminés, Teddy est à nouveau engagé par l’Eclair pour une durée de sept mois. C’est ainsi que de juillet 1919 à janvier 1920 il tourne, sous la direction de Gérard Bourgeois Le Fils de la Nuit: “La plupart des scènes de ce film ont été tournées en Algérie: à Biskra et dans les ruines de Timgad, à Alger. Mais c’est à San-Remi-de-Provence que l’on tourna une scène du cinquième épisode où Teddy fit une terrible chute. La passerelle qui devait céder sous son poids cède trop tôt. Teddy fit, avec son cheval, une chute de dix mètres et alla s’écraser au fond d’un ravis d’où on le tira en piteux état: épaule gauche ouverte, bras démis, poignet foulé, genou droit déboité. Teddy, après trois mois de soins, se sert encore avec une certain gêne de son bras gauche.”

Après de nouvelles et ultimes prouesses acrobatiques dans La Dette de sang (2 épisodes) de Gérard Bourgeois en 1923, Édouard Pinto n’apparaîtra plus à l’écran. Il se fera professeur de danses modernes…

Enfin une question: Que dites-vous, Édouard Pinto serait le protagoniste de ce film réalisé en 1904 par Segundo de Chomón?

Il Regno di Luigi XIV – Pathé 1904

Mentre si gira a Versailles
Mentre si gira a Versailles

Giorni fa si è potuto vedere, a Versailles, uno spettacolo del tutto inatteso: Luigi XIV è andato per poche ore a riprendere l’aria di Versailles! Verso le due del pomeriggio, con un dolce sole autunnale, Luigi XIV faceva un’entrata solenne nei giardini del Castello. Sul selciato del cortile, il Gran Re, con aria sovrana si spolverò, ravviò le maniche e subito formò il corteo. Esso s’inoltrò nel vestibolo e sbucò sulla sponda del laghetto. I violini suonavano un’aria di Lulli e, come per incanto le Grands Eaux, repentinamente, incominciarono a zampillare.

Più lungi, dei sedili del tempo aspettavano Luigi XIV e La Vallière vi si sedettero. Un divertimento era stato loro preparato. Una compagnia di ballerini divertì per un’ora il pubblico, mentre si organizzava un elegante gioco campestre al quale Sua Maestà sembrava prendere un grandissimo piacere. Finiti i giochi, una carrozza tutta dorata venne a prenderli.

Ritornarono poi per fare onore ad una merenda e, prima del tramonto del sole, risalirono nelle tapissières, che stavano ferme davanti alla cappella; Luigi XIV, con La Vallière e la sua corte svanì di nuovo per dei secoli. Ma prima di sparire per sempre, potetti domandargli:

— Scusi, Maestà, due parole: quale mistero nasconde questa visita?

— Ve lo spiegherò, mi rispose con semplicità. L’altro giorno, io fumavo la mia pipa, quando mi si venne a proporre di guadagnare  tre lire per un lavoro facile. — « Va benone! esclamai. Che cosa bisogna fare? »

— « Luigi XIV », mi fu detto. Allora mi hanno condotto alle fortificazioni, presso un imprenditore di cinematografi per Music-Hall e l’affare è stato chiuso.

Ed è così che il young people americano si permetterà della storia di Francia per mezzo della figura; già che questa collezione di lastre figurerà fra qualche mese, agli Stati Uniti, negli apparecchi a proiezione, che abbondano nelle grandi città d’oltremare.

Henriette
(Regina, Napoli, novembre 1904)

"In una bella giornata d'autunno, Luigi XV e la sua corte passeggiano nel parco di Versailles"
“In una bella giornata d’autunno, Luigi XV e la sua corte passeggiano nel parco di Versailles”

Altre  interessanti notizie su questo film (En savoir plus – Le Règne de Louis XIV, Vincent Lorant-Heilbronn, Pathé 1904) nel sito della Fondation Jérôme Seydoux Pathé