Al Jolson répond à Charlot

Al Jolson and David Lee The Singing Fool
Al Jolson et David Lee dans “The Singing Fool”

Dans une enquête lancée dans les journaux d’Amérique au sujet des douze personnalités les plus marquantes de l’époque, Charlie Chaplin avait fait suivre le nom d’Al Jolson de cette réflexion: « Il est indubitable que c’est à son talent que nous sommes redevables de l’inondation de détestables talkies que nous subissons en ce moment ».

C’est à cette appréciation qu’Al Jolson répond dans l’article ci-dessous:

« Si Charlie ne fait pas de talkies, il ne fera plus rien du tout ». M. Jolson bondit du divan de cuir rouge et se mit à marcher de long en large. « C’est une erreur de croire que les films parlants vont ruiner l’art de la pantomime ». Les mots se bousculaient sur ses lèvres: « Tenez, dans certaines pièces, il y a des moments où la pantomime est indispensable; il en sera de même avec les talkies. Si Charlie tient à garder ce qu’il appelle “la grande beauté du silence”, il ne lui reste qu’à s’enfermer dans une cellule de moine ou se faire ermite! “La grande beauté du silence”, en vérité! J’étais à une réunion l’autre soir, de huit heures et demie à cinq heures du matin, Charlie a parlé et chanté sans arrêt! C’est vous dire que notre ami sait parfaitement se servir de sa voix pour distraire son public, et je suis certain que, s’il se décide à faire des talkies, son succès sera plus grand encore qu’il ne l’a été dans les films muets.

Charlie est un grand acteur. Pourquoi hésiterait-il à devenir plus grand en faisant ce que le public attend de lui? La vérité est.je crois, qu’il ne veut pas être lié aux Warner Brothers, parce qu’il appartient aux United Artists, mais il sera bien forcé de reconnaître que les Warner sont, financièrement, la compagnie la plus importante aujourd’hui parce qu’ils donnent au public ce que ce dernier réclame: des talkies.

Charlie a tort de dire si haut qu’il déteste les films parlants, car il sera bien obligé d’y venir comme les autres, sous peine de se voir délaissé par ses anciens admirateurs. Il est assez naturel que ses succès anciens et présents dans le film muet ne pouvaient que lui faire redouter de se hasarder dans un domaine qui lui est inconnu et il se peut aussi qu’il ait craint que sa voix, ainsi que sa façon de s’exprimer, ne fussent trop raffinées pour s’harmoniser avec l’inoubliable silhouette de vagabond qu’il avait créé ».

Saisissant au vol une seconde de silence: « Et vous, monsieur Jolson, pourquoi aimes-vous tant les talkies? ».

« A mon avis, une seule raison suffit à prouver que les talkies sont intéressants. C’est que le publique va plus voir les films muets. Voilà la vraie réponse. Lorsque Charlie parle de la beauté et des jolies filles qui sont, dit-il, la clé de voûte du cinéma, je réponds: et vos propres films? Est-ce vraiment la beauté de vos stars qui en a fait le prodigieux succès? Non. C’est vous-même, votre étonnante personnalité, toutes ces nuances imperceptibles de votre physionomie qui rendaient tout le comique douloureux de la vie. La parole ne fera qu’augmenter votre emprise sur le public.

Et voici mon message à Charlie, continua M. Jolson, avec un certain lyrisme: Harold Lloyd va faire des films parlants: vous aussi, Charlie, vous en ferez. Ne dites pas non, je sais que vous y viendrez et, si vous n’en avez pas encore fait, c’est que vous êtes timoré et que vous craignez de ne pas réussir ».

A ce moment, la porte s’ouvrit et une tête de jeune homme s’insinua dans l’ouverture. « Monsieur Jolson, nous allons passer quelques scènes, si vous voulez venir? ».

M. Jolson m’entraîna rapidement. « Venez, vous allez voir quelques passages de mon dernier film, Little Pal » me dit-il.

Les lumières s’éteignirent et sur l’écran l’image se précisa. David Lee était immobile sur le sol. Il venait d’être renversé par un camion. Une foule de figurants l’entouraient, répétant: « Il est blessé, pauvre petit, il est blessé ». Soudain, Al se précipita, bousculant tout le monde: « Mon enfant! » et avec un cri déchirant: « Mon petit garçon! Ils l’ont tue! Oh! my Little Pal! ». Ceci continua une dizaine de minutes.

Lorsque ce fut terminé, M. Jolson admit confidentiellement: « Il faudra que je parle plus doucement. C’est exagéré, n’est-ce pas? Oui, évidemment, c’est exagéré. Croiriez-vous que j’ai crié cette phrase plus de soixante-dix fois avant de trouver l’intonation juste? A la fin, cela tournait à l’hystérie et le directeur lui-même était impuissant à m’arrêter. Je continuais à crier. Cependant, ne jugez pas le film sur ces bribes un peu décousues. Vous verrez que, lorsqu’il sera donné dans une salle, l’attendrissement sera général, car le public adore cette sorte d’histoire. Nous sommes obligés d’amplifier, de grossir un peu tout ce que nous faisons pour les talkies et, à un point de vue purement intellectuel, je ne puis guère considérer cela comme un progrès. Mais, que voulez-vous, le succès peut seul justifier nos efforts.

Je n’ai pas besoin de vous dire que, dans la vie réelle, les bons petits garçons ne passent pas leur temps sur les genoux de leurs mères et que la plupart des mamans, bien loin d’avoir les mains abîmées par le travail, sortent tous les soirs avec un cavalier pour aller danser, mais le public demande qu’on lui montre la vie comme il aimerait qu’elle fût et non comme elle est réellement ».

L’invasione Pittaluga e l’industria cinematografica

Cinema Gambrinus Firenze
Il Cinema Gambrinus di Firenze, veduta dalla galleria.

(Dalla stampa, agosto 1921). Come sviluppo di programma connesso al graduale ampliamento della Zona di influenza nello esercizio dei Cinematografi, la Società Anonima Stefano Pittaluga, anche in unione a spiccate personalità del mondo commerciale e finanziario, ha favorito l’iniziativa della Costituzione di Enti Immobiliari aventi per finalità diretta l’acquisto e la costituzione di Locali di Pubblico Spettacolo.
Così in Roma venne costituita la Società Anonima Immobiliare Pinciana, il suo Consiglio di Amministrazione venne formato dai Signori: Conte Ludovico Taverna; Aboaf Comm. Alessandro; Stefano Pittaluga; Levi Isaia; Cav. Pietro Ceriana; Ing. Orti Manara; Ing. Guglielmo Olivetti; Cav. Vecchio Verdarame; Comm. Avv. Alfredo Foligno; Avv. Vittorio Sacerdote.
Il capitale di Lire 1.000.000, è in corso di aumento a Lire 2.400.000 per sottoscrizioni già assicurate.
In Firenze venne inoltre costituita la Società Anonima Immobiliare Cinematografica Toscana, col capitale di Lire 1.000.000, interamente versato, colla nomina ad unico Consigliere d’Amministrazione del Signor Stefano Pittaluga. Trattasi di iniziative che pure essendo dirette a finalità distinte vengono ad integrare la Società Anonima Stefano Pittaluga rinforzandola e consolidandola nella sua posizione.

Un gruppo di fiorentini insieme ad un lungo manoscritto, ci ha fatto pervenire la seguente lettera:

Spett. Direttore:

La presente “orazione” per la verità delle cose, per il decoro delle genti e per tale decoro che almeno le genti sappiano e che insieme alle genti corbellate anche Messer Pittaluga sappia il pensiero nostro.

Orazione
L’invasione Pittaluga e l’industria cinematografica

Anche in Toscana come in Piemonte – Liguria, come a Roma è piovuta la disgrazia nell’Industria Cinematografica.

La ridda dei milioni ha danzato la danza macabra dell’assolutismo; ha segnata l’ora triste e desolata in cui il marchio vergognoso della servile sete di oro impresso alle coscienze comprate, è apparso alla piena luce del giorno senza più alcun pudore e ritegno: vittorioso di quelli che volenti o nolenti hanno dovuto sentire immediatamente dopo il turpe mercato bruciare nelle mani quei fogli di grosso taglio; di quelle coscienze che hanno dovuto sentire nella strozza un singulto di amaro come il tossico per il pentimento della moneta raccolta con servile sollecitudine, e una lama che non perdona (il rimorso), deve aver loro inciso una parola terribile nel cuore per non aver saputo resistere all’abbarbagliamento dei milioni che Satana gli ha posto davanti agli occhi, e difendere invece la propria industria come la propria creatura: vile… e piangeranno lacrime di acqua scipita e si batteranno il petto senza rimedio: vile… e quella lama che ha scolpito così nel loro cuore, ha scolpito così fendendo profondo, e per molto e molto resterà il solco nel loro sangue.

Perché hanno aperto la Casa all’invasore? Erano al crollo della loro azienda? No, erano al benessere dell’Industriale che ha accumulata la ricchezza con le fatiche di molti anni di lavoro: Che bisogno impellente hanno avuto?

Il bene dell’Industria? No.

L’invasione Pittaluga non può essere un bene ma è un male grande dell’Industria stessa. È un ciclone enorme che schiaccia e demolisce e frantuma quella che è già per sé una male organizzata Industria Cinematografica.

Il Pittaluga piomba a volo di corvo sul desolato campo di battaglia perduta, ed irride ai morti, ai moribondi ed ai feriti, e fa accozzaglia di tutto.

Buono, cattivo, zavorra…

« Qua a me cosa avete in bottega » egli dice.

Pelle nuova e vecchia, cenci, bardature, scarpe vecchie, ferramenta, rottami, mota… che importa? Quanto? Quanto pesa?

L’interpellato non ha più fiato… Teme sognare…

« Sono cinquanta chilometri di negativo e 250,000 di positivo…».

Pittaluga è marmoreo… non batte ciglio:

« Quanti quintali? ».

« Faccia lei ».

L’interpellato è sgomento; non ha parole, ma il miliardario, ripete secco, impassibile come nella conquista dell’Europa:

« La Nota: fatemi avere la nota dei films che avete in magazzino e dei Cinematografi di cui disponete… ».

L’interpellato respira appena.

« Un milione a quintale; Va bene? » offre Pittaluga.

« Anche i Cinematografi… ?? ».

L’interpellato teme gli crepi il cuore dall’emozione: col capo ciondoloni si genuflette fino a terra. Il sogno si avvera: C’è la ridda dei milioni.

E dove porterà tutti quei vagoni di rottami? Per chi saranno tutti quei rimasugli di guerra? Tutti quei fondi di magazzino? Chi pagherà tutte quelle tonnellate e tonnellate di zavorra? Chi??? Il pubblico d’Italia. Diamine… Il popolo Italiano…

L’ardito genovese è convinto che il popolo Italiano sia un grande imbecille; è convinto che del pubblico se ne può fare quel che si vuole; è convinto che il pubblico che vuole andare al Cinematografo andrà a vedere tutto ciò che lui vorrà; tutto ciò che gli imporrà di vedere; tutto quello che da lui fu comprato a tonnellate e a suon di milioni, per spazzare il terreno al suo trono di cartone, il pubblico sarà obbligato ripagarlo a once con il biglietto d’ingresso. Spettacolo per spettacolo. Una volta padrone di tutti i locali d’Italia le case produttrici se vorranno vendere nel loro paese saranno e già sono alla sua mercè. Senza più temere concorrenza alcuna egli può comprare e non comprare; scegliere e non scegliere; pagare venti e pagare due a seconda che gli piacerà. E se pagherà due là dove sarebbe stato giusto pagare  venti (a parte se ciò può essere o no un beneficio all’Industria) chi ne ritrarrà l’utile maggiore se il pubblico dovrà sempre pagare il suo biglietto a quota fissa come d’abitudine stabilito?

In mezzo a tanta pusillanimità CHE ALMENO IL PUBBLICO SAPPIA:

In Italia c’era un’Industria sola rimasta in piedi poderosamente: IL CINEMATOGRAFO. Ed il pubblico, nella città in cui era curata la scelta delle films con criteri d’Arte, come da un Cinema Corso di Roma, aveva dimostrato di accettare con grande entusiasmo lo studio e perfezionamento della scena muta. E questo studio che doveva essere sprone ed incitamento a correggere, a tentare vie nuove e vincere e sorpassare il tragico momento di una forte crisi all’Estero, è stato travolto tragicamente dal ciclone Pittaluga. Egli raccontò un giorno alle sue Banche amiche che il Pubblico porta a bizzeffe tutti i suoi quattrini ai Cinematografi: « Immaginate che affaroni se potremo essere i padroni di tutti i locali d’Italia?!!… ».

I banchieri per un attimo si sentirono svenire poi si riebbero, spalancarono gli occhi; corsero alle rispettive Casse e indicandole a Pittaluga esclamarono in coro genuflettendosi dinanzi a lui: « Tutto è nelle tue mani… ».

 

Une journée au studio de Montreuil avec la compagnie Albatros

Le Lion des Mogols Albatros 1924

Un dancing balayé par des projecteurs qui braquent de tous côtés la lumière naturelle; des lustres qui éclatent, las d’avoir été trop longtemps contenus; puis, comme plaquée au sol par la violence des watts, la foule des danseurs: visages coupés par le masque, épaules nues, où s’accrochent, opposées, les lampes à arc, habits croulant comme à l’infini et cernant la chemise lustrée… Tache bruyante et fantasque, un jazz répand, dans un coin, son rythme, qui rebondit comme une balle éperdue. Devant cette scène qui s’apprête: M. Jean Epstein, aux chevaux aspirés par le vent; des cameras agressives; et, derrière les caméras, de bons géants russes — les opérateurs — souples comme des danseurs, chauves comme les monts de leur pays, souriants comme des enfants qui ont bien travaillé. On tourne au studio de Montreuil.

Que tourne-t-on? Le Lion des Mogols, d’après le scénario de M. Ivan Mosjoukine, où se confondent Orient et Occident, rêve et réalité, vieil antagonisme qui n’a jamais séduit que les vrais poètes. Depuis plus de deux mois, on est à l’œuvre et on ne chôme pas. Matin et soir, artistes, metteurs en scène, machinistes sont sur la brèche. A midi, on déjeune frugalement. A cinq heures, tasse de thé, pour réparer les forces. Et l’on recommence jusqu’à la nuit, sans autre arrêt que pur changer les décors.

— Ce régime n’est pas aussi déprimant qu’on le croit, me dit M. Mosjoukine. C’est une affaire d’habitude, d’entraînement. Il y a une sorte de sport au cinéma, mais  qui n’est guère celui que l’on suppose. Bien des artistes, qui se lamentent gratuitement sur la pénurie des films sportifs, seraient fort en peine, tout au moins durant les premiers jours, d’exécuter notre programme quotidien. Nous sommes ici à l’école de la patience, de la méthode temps. L’électricité est un supplice pour les débutants; elle détériore le masque, aveugle, plante comme des griffes de feu dans toute la région frontale. Et, cependant, avec le temps, on n’y prête plus attention. On se refait un regard en face de la lumière, sans même froncer les sourcils. Ce n’est pas un miracle, non, … la simple accoutumance.

Mais voici qu’on tourne. Les projecteurs rectifient leur angle de lumière; le jazz éclate comme un feu d’artifice aux innombrables fusées; les couples de danseurs égrènent, sous les watts implacables, un shimmy trépidant. Le metteurs en scène lève les bras, bondit comme sur une proie, se recule, détache des rôles, mime la scène, allume une cigarette — et la rallume cinq fois — puis, exténué, sûres autres autant que de lui-même, s’abat contre une caméra en s’épongeant le front. Le jazz, persistant, saute d’un tango à un boston, pou s’en retourner, du même rythme endiablé, à un one-step désuet. Un temps… Silence. Photographies. La scène est terminée.

A la faveur du vacarme qui renaît, comme trop longtemps apaisé, je vais rejoindre M. Kamenka, directeur artistique de la Société des Films Albatros, éditrice du Lion des Mogols. M. Kamenka est un homme jeune, qu’on devine taillé pour l’action prompte, malgré ses yeux rêveurs et son pâle visage. Il parle avec une rare sobriété de gestes, d’une voix calme, que secoue, parfois, un rire frais, bien vite réprimé. Il ne tient aucune réalité pour définitive. Il fait peu de projets, ou ne les confie point; il proteste si on le loue, se défend d’avoir apporté quoi que ce soit de neuf au cinéma.

— Nous vous devons tant, me dit-il. Voyez-vous, c’est beau d’aimer la France. Cela met au cœur de l’homme une joie pure et forte comme celle d’un frère qui retrouve une sœur et qui ne la quittera plus. Mais n’est-ce pas beau encore que de l’aimer pratiquement! Non seulement pour sa richesse propre, pour son intellectualité puissante, la clarté de son paysage moral, mais pour l’intense rayonnement de son génie, pour tout ce qu’elle donne comme en dehors d’elle-même, ce qu’elle apporte de noble, de grand, de sain dans le développement de l’esprit international. On a, monsieur, commis sur le film russe de graves erreurs, d’autant plus pernicieuses qu’elles sont  à votre préjudice. Il est vrai qu’il y a, chez vous, une sorte de passion à vous détruire, pour exalter, par contraste, les œuvres étrangères, fussent-elles de valeur égale ou, plus souvent, inférieure. Il faut vous le confesser: sans la France, il n’y aurait pas de film russe. Nos plus belles productions ont été exécutées chez vous, dans vos studios, souvent avec vos metteurs en scène. Or, avant la guerre, le film russe était pratiquement inexistant. Il le serait sans doute demeuré sans la poussée bolcheviste, qui en 1919 contraignit Ermolieff et sa compagnie à quitter Yalta, en Crimée, pour venir travailler à Paris. Nous avions tout à apprendre. Je concède que nous ayons été de bons élèves. Peu à peu, le contact de vos artistes nous autorisa à plus de confiance et, peut-être aussi, à plus d’audace. Alors se produisit un phénomène ethno-psychologique, si l’on peut dire, qui ne laissa point d’étonner de prime abord. Il fallut, en effet, l’exil, l’arrachement à notre atmosphère pour nous éclairer enfin sur nous-mêmes. Toute la poésie, tous les sentiments de notre race, nous les avons retrouvés, mais en dehors du pays natal. Etroitement groupés, nous avons tous, artistes, metteurs en scène, décorateurs, revécu la vie d’autrefois, nous imprégnant de vieux souvenirs qui ont bien vite recréé en nous, malgré la fatale adaptation, une âme russe. Là est sans doute tout le secret. Vous voyez donc quelle part est la vôtre dans notre succès. Et ne faut-il pas également y associer ceux d’entre vos metteurs en scène qui ont bien voulu travailler pour notre compte: Etiévant, Boudrioz, Epstein?

Mais ce que M. Kamenka ne nous dit point, c’est l’âpre et beau talent d’un Mosjoukine, la haute valeur artistique d’un Volkoff, d’un Tourjansky, d’un Nadedjine, la puissance force comique d’un Koline, le charme d’une Lissenko, d’une Kovanko… C’est le travail incessant de toute une classe à parfaire l’œuvre commencée, malgré la détresse de l’exil. C’est son propre génie qui tend à s’affirmer davantage, et cela sous l’intelligente direction de M. Kamenka lui-même et de ses collaborateurs.

D’ailleurs, vous jugerez des résultats grâce à la magie de l’écran.

Paris, Juillet 1924