Corinne Griffith Loves Alice Joyce

Corinne Griffith, the Vitagraph's dainty Star

Corinne Griffith, the Vitagraph’s dainty Star

The story how Corinne Griffith managed to “get into pictures” is short but interesting. She happened to be attending a ball in New Orleans at the same time as a well-known producer of the Vitagraph Company.

She won a beauty prize in a competition, and the producer, who was impressed by her looks, offered her a chance to go on the screen, and she decided to accept it.

Corinne says that at first her family were “horrified,” but they are very proud of her now.

She was born in Texas, where her ancestors have lived for many years. Her grand father was mayor of the town four times. Her antecedents were Italian and Irish, and her lovely blue eyes certainly prove her Irish descent.

Corinne goes to the movies every night.

“ It’s the only way to advance in my work, ” she says.

“ I study all the stars, but I love Alice Joyce best. When I tell folks that, and also that I have the next dressing-room to Miss Joyce down at Vitagraph, everyone marvels. By all the rules we should be jealous and throwing things at each other, but we don’t ! She’s a dear ! ”

Besides being fond of Alice Joyce, Corinne likes “ beautiful clothes, chocolate cake, and melodramas, ” which, as she admits, is “ some mixture. ”

Corinne Griffith is a vision of feminine loveliness, so much so that she inspired this description, or rather, “ futurist impression, ” from an admirer : “ Tropic moonlight ; the Mediterranean at azure night ; perfumes of India ; a silken gemmed butterfly in a garden of orchids. ”

He couldn’t be very much more enthusiastic than this, could he ?

(The  Picture Show, London, February 14th, 1920) 

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Et l’on ouvre toujours…

Cinéma Pathé à cotés du Théatre des Variétés, boulevard Montmartre 1913

Cinéma Pathé à cotés du Théatre des Variétés, boulevard Montmartre 1913

Il ne se passe pas de semaine sans que la Chronique Cinématographique enregistre la création de nouvelles Salles de Cinéma. On annonce très régulièrement les ouvertures d’icelles et leur inauguration brillante. Puis, silence complet.

Qu’advient-il de ces salles? Nul n’en sait jamais rien. Quelques-unes réussissent, un grand nombre d’entre elles se traînent péniblement dans un marasme inextricable et les autres passent de mains en mains et ruinent leurs successifs et trop crédules propriétaires.

Il faudrait pourtant éclairer un peu l’opinion publique affolée par ces annonces répétées d’inaugurations de Palaces Cinématographiques. Elles font trop aisément croire à une fertilité miraculeuse du ciné transformé en une incomparable mine d’or où l’on puise sans discontinuer un copieux dividende.

Il faudrait aussi que nos collègues allumassent leur lanterne, et résistassent à ce mouvement qui les emporte vers de vaines chimères. Combien d’entre eux, hélas! pour le platonique plaisir de posséder un groupe d’établissements, et croyant tripler leurs revenus, ont changé une affaire moyenne en une combinaison désastreuse.

Ainsi, telle salle à façade dorée, citée jadis comme le prototype des Etablissements heureux, n’a jamais donné, chiffres en mains, que d’illusoires bénéfices et frise maintenant la déconfiture. Telle autre est logée à plus mauvaise enseigne encore et se débat péniblement dans le maquis d’une procédure qu’elle met en œuvre pour résilier des achats de terrain à bâtir, effectués à la légère, à l’époque, primaire du Cinéma. Et l’on ouvre quand même sans rime ni raison, des salles de spectacle cinématographique vouées à la faillite avant même d’être terminées.

Les Grands Boulevards de Paris surtout éblouissent de leur mirage trompeur, tel un simple miroir à alouettes, l’immense armée des gogos parisiens.

Inlassablement prospectés par des « spécialistes » qui découvrent partout le coin propice… à la constitution d’une Société anonyme, ils se couvrent de cinémas. On en projette à chaque instant et de temps en temps une nouvelle enseigne électrique s’allume, indiquant l’érection d’un écran de plus.

Il y en aura bientôt dans toutes les boutiques. Est-il sensé de croire au succès de ses exploitations innombrables? Est-il possible d’être assez prétentieux pour supposer qu’on absorbera à son profit et au détriment des autres, une clientèle assez nombreuse pour supporter les centaines de mille francs de frais dont les nouveaux venus seront mathématiquement grevés?

Enfin… enregistrons, nous verrons si mes craintes sont justifiées. L’avenir nous l’apprendra.
Et cet avenir n’est plus très-éloigné.

On sait qu’une nouvelle salle ouvrira bientôt ses portes boulevard Saint-Martin. Le Palais de la Mutualité, rue Saint-Martin, presque à l’angle du boulevard de ce nom, a inauguré vendredi dernier.

On parle d’une salle de 1.500 places boulevard Sébastopol; une autre salle doit être construite d’ici un ou deux mois, à eux pas du Matin, boulevard Poissonnière. Le Cinéma Max Linder, 1.200 places, est en construction au 24 du même boulevard; et au 27 en face, una salle de 4 à 500 places élève sans bruit ses fondations.

Boulevard des Italiens, l’un au coin de la rue de Grammont, dans les locaux occupés autrefois par le Café-Anglais, l’autre à l’angle de la rue Taitbout, deux nouveaux Palaces, de 1.500 places chacun, annoncent pompeusement leur prochaine inauguration.

Boulevard des Capucines, une autre salle se prépare, et ce n’est pas fini.

Où va-t-on?

Les gens sensés, les commerçants sérieux, qui ont examiné successivement toutes ces affaires, colportées naturellement de porte en porte, ont renoncé à ces entreprises après en avoir établi le budget approximatif. Il est de notoriété publique, chez les professionnels bien documentés, que les Cinémas des boulevards, à des rares exceptions près, ne sont pas des affaires extrêmement florissantes. A tel point que l’une des plus brillantes n’a distribué, depuis sa fondation qui date de plusieurs années, qu’un maigre dividende de 6 francs, et ceci une fois seulement.

Les autres Cinématographes sont en général dans des situations moins favorables encore. Plus on criblera le sol de Paris d’établissements, plus la clientèle sera sollicitée, plus elle se divisera, et moins les établissements gagneront d’argent.

Au lieu d’ouvrir toujours des Cinémas nouveaux, ne ferait-on mieux d’embellir ceux qui existent et de leur donner les éléments nécessaires pour conserver leur public, en mettant à leur portée des films un peu plus recherchés et d’un prix moins élevé.

Toutes ces fantaisies spéculatives, décidément trop hardies, n’auront qu’un temps. Le jour où elles seront connues, elles jetteront sur notre industrie un discrédit qui sera son linceul.

Usez Messieurs, mais n’abusez pas.

Charles Le Fraper
(Le Courrier Cinématographique, 14 Février 1914)

Cinéma Omnia Pathé Boulevard Montmartre, la salle de projection 1913

Cinéma Omnia Pathé Boulevard Montmartre, la salle de projection 1913

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Polidor non è morto

Variety, 19 febbraio 1920

Variety, 19 febbraio 1920

La prima notizia

Napoli, 16 febbraio 1920

Qualche giorno fa il noto artista cinematografico Polidor era venuto a Napoli per una pellicola di cui era attore e operatore insieme.

Con un permesso rilasciatogli dal Ministero della Marina, il Guillaume doveva prendere una serie di visioni cinematografiche in idrovolante, dall’alto della città.

Ieri al giorno, quindi, verso le 13 l’operatore, insieme a sua moglie, si recò al Deposito della sezione idrovolanti ai Granili per eseguire il volo.

Il Guillaume doveva eseguire queste visioni panoramiche per una pellicola di cui era anche l’autore e aveva per titolo: L’ultima fiaba (1).

L’attore cinematografico partì in un idrovolante della R. Marina che aveva per pilota un espertissimo aviatore, il maresciallo Francesco Ciniglia, che era già stato istruttore della scuola aviatoria del deposito stesso. Verso le 14 l’apparecchio ha preso il volo girando sulla città.

L’attore cinematografico che s’era installato sul posto di osservazione che è sul davanti dell’apparecchio, dirigeva sul sottostante panorama il suo obbiettivo.

Una mezz’ora dopo il Guillaume ha avvertito l’operatore che si poteva scendere.

Allora il Ciniglia ha iniziato la manovra per l’atterrissage.

Ad un certo punto però ha notato che l’atterrissage era corto e che l’idrovolante sarebbe andato a finire non in mare ma a terra. Il pilota allora ha riattaccato per farlo sollevare di nuovo ma non ha fatto in tempo e l’apparecchio ha urtato violentemente contro un palo, fracassandosi.

L’attore cinematografico che trovavasi sul posto dell’osservatore, nel corpo avanzato della carlinga, è rimasto quasi schiacciato, mentre l’idrovolante si capovolgeva.

Un particolare raccapricciante: la moglie del Guillaume era presente alla tragedia perché aveva accompagnato il marito e lo aspettava sulla spiaggia che tornasse dal volo.

Ancora oggi non si sono potute accertare le cause della disgrazia. Dal racconto dei testimoni oculari che videro partire l’apparecchio non si è potuto sapere altro che i due infelici, il Polidor e il pilota, approfittando della magnifica giornata e delle ottime condizioni atmosferiche, avevano spiccato il volo col motore che funzionava benissimo: così affermano i compagni del Ciniglia. L’idrovolante dopo una breve sciata s’innalzò velocemente in aria, dirigendosi verso il centro della città, sulla quale volteggiò per qualche minuto quindi si rivolse verso il mare con l’evidente intenzione di rientrare nell’hangar dei Granili. I soldati che stavano guardando l’apparecchio mentre gradatamente si abbassava e si avvicinava all’hangar, lo videro improvvisamente, con un senso di raccapriccio, girare su se stesso e precipitare senza salvezza da circa cinquecento metri.

Le condizioni del Ciniglia che è giacente nel nostro ospedale di Loreto, sono sempre gravissime. Durante la notte il suo stato è andato peggiorando tanto che i chirurghi disperano che si possa salvare.

A Roma

La notizia pervenutaci da Napoli che il popolarissimo attore cinematografico Polidor fosse rimasto vittima di una grave sciagura aviatoria, aveva prodotto molta impressione nell’ambiente artistico teatrale, dove Polidor era conosciutissimo ed amato. Fino a stamani tutti compiangevano la triste fine di Federico Guillaume (2), il comicissimo Polidor.

Ci siamo recati da un amico intimo di Polidor, che appena ha saputo il motivo della visita ha esclamato:

— Non me ne parlate! Povero Polidor. Ma è curioso che pochi minuti fa un comune amico mi ha assicurato di averlo visto ieri sera passare per una delle vie principali di Roma. Pare un sogno…

Ricordi

Intanto sopraggiungeva Eugenio Fontana, il noto fotografo di S. Carlo al Corso, già socio di Polidor e in relazione di affari con lui. E abbiamo rammentato insieme il geniale artista quando, clown nel circo equestre di suo zio, il famoso Guillaume, pieno di risorse e di verve, entrava in pista, vestito da pagliaccio, con parrucche dai capelli movibili, mandando in visibilio gli spettatori e facendo fare matte risate ai bimbi. Poi l’addio al circo, il suo ingresso nel teatro muto sotto la veste di Cretinetti (3), nei films di cui lui era autore e interprete.

Rammentate il famoso Cretinetti che era il clou dello spettacolo nelle sale cinematografiche?

Sui cartelli d’ingresso per richiamar folla si attaccava lo striscione: « Oggi lavora Cretinetti ».

Nove o dieci anni sono trascorsi. Federico Guillaume era stato scritturato dalla Cines per i films speciali di Cretinetti.

E quando appariva riprodotto sullo schermo, la sala solo a vederlo prorompeva in una fragorosa risata. I ragazzi gridavano: Evviva Cretinetti! Bravo!

E Cretinetti correva dietro un treno, cadeva in un fosso, saltava di un colpo un caseggiato intero, si sprofondava in salamelecchi davanti ad una ragazza per farle la corte, era preso a scapaccioni dal passante che egli inavvertitamente aveva urtato ecc. ecc. Un mondo di trovate, una serie di birichinerie strane e ridicole che in fondo piacevano e mettevano di buon umore.

Dalla Cines era passato a Torino in altre case cinematografiche cambiando nome e ideando nuovi comicissimi films. Non più Cretinetti, ma Polidor.

E anche Polidor aveva un successo clamoroso alla pari se non superiore a quello di Cretinetti. Poi era ritornato a Roma mettendo su casa per conto suo Polidor Film.

L’equivoco – Si tratta del fratello…

Mentre rievochiamo questi ricordi un’attore, ben noto, entra e ci domanda:

— Ma dunque! È vero o non è vero che è morto Polidor? Dicono che sia stato visto ieri a Roma.

Ci rechiamo allo stabilimento Polidor Film. Mentre facciamo la strada incontriamo il bravo attore Gustavo Serena, ed anch’egli ci dice:

— Povero Polidor Chi l’avrebbe mai detto.

I cancelli sono chiusi. Nel cortile non c’è nessuno, le porte serrate.

In un muro presso l’ingresso vi è un ritratto in posa assai comica del simpaticissimo artista. Stiamo per andarcene convinti che purtroppo la notizia è vera. Ma una gentile persona, che conosce intimamente Polidor, interviene ad un tratto ed assicura che la notizia non è vera, o almeno si è confuso tra Polidor e il fratello suo Natalino, purtroppo vittima della tragedia aviatoria.

— Non si tratta di Federico, Polidor è vivo. È morto invece suo fratello Natalino Guillaume anch’egli artista cinematografico e che lavorava a fianco suo. Il povero Natalino è rimasto ucciso nella tragedia aviatoria a Napoli, dove si trovava anche Federico, il quale, dopo la disgrazia, ha fatto una rapida gita a Roma ed è ripartito subito ieri stesso per assistere ai funerali di suo fratello.

Era così addolorato e abbattuto! Si amavano  molto i due fratelli, che erano più che fratelli due veri amici. E avevano lavorato insieme anche nel circo equestre. Avevano diviso per tanti anni gioie e dolori.

L’equivoco è sorto perché la prima voce che si è sparsa a Napoli fu quella della morte di Polidor. I giornali locali non si sono preoccupati di controllare la notizia, convinti che si trattasse proprio di Polidor.

Fuori dello stabilimento troviamo la portiera dello stabile vicino, incaricata della posta e dei servizi di Federico Guillaume, essa ci conferma pienamente la notizia.

— Non si tratta di Polidor, ma di suo fratello Natalino. Polidor ha stamane ritirato la sua posta.

In sostanza concludendo, la dolorosa tragedia aviatoria di Napoli è vera ma la vittima non è Polidor si bene (per varie testimonianze concordi, alcune delle quali confermano che egli era iersera a Roma donde ripartì per Napoli), il fratello suo Natalino Guillaume, anch’egli artista cinematografico: entrambi i fratelli avevano partecipato al lavoro della pellicola di Napoli.

Natalino Guillaume si occupava specialmente di films che avessero nella loro comicità, carattere sportivo con salti acrobatici, esercizi di forze e agilità, audaci imprese. Ed è caduto in uno dei cimenti di prova.

Era anche un abile operatore, e la sua fine drammatica è vivamente compianta.

È venuto nei nostri uffici il signor Enrico Pompili — segretario della casa cinematografica Polidor — ad annunciarci che il disgraziato attore cinematografico perito nella tragedia aviatoria è il fratello di Polidor Natale Guillaume.

Il vero Polidor è giunto ieri a Roma. Egli ha raccontato che il fratello aveva voluto fare una gita in aeroplano per provare l’emozione del volo.
(Il Giornale d’Italia, 17 febbraio 1920)

1. Secondo altra fonte: « Si trovavano a Napoli da qualche giorno gli attori cinematografici della conosciutissima casa Polidor, di cui faceva parte il giovane artista Natale Guillaume, nativo di Genova, e domiciliato a Roma, via della Ripetta, fratello appunto del signor Polidor, proprietario della casa. Scopo della permanenza nella nostra città di questa compagnia, era di eseguire una film, dal titolo L’ultima favola, nella quale un idrovolante doveva compiere alcune evoluzioni, e all’uopo era stata chiesta alle superiori autorità militari, l’autorizzazione a servirsi di un apparecchio della stazione di idrovolanti dei Granili, autorizzazione che venne accordata. La film è stata eseguita oggi. Nell’idrovolante, pilotato dal valoroso Maresciallo di Marina Francesco Ciniglio, aveva preso posto l’artista Natale Guillaume. L’idrovolante aveva già compiuto felicemente alcune evoluzioni, poi il pilota aveva cercato di ammarrare, ma avendo il vento sfavorevole, non vi è riuscito. Ritentata per varie volte la prova ma inutilmente. Infine, disgraziatamente, a 100 metri di altezza, avendo il vento spezzato alcuni fili del timone del comando, l’idrovolante si capovolgeva precipitando sulla spiaggia. Il Guillaume è stato raccolto sotto i rottami dell’apparecchio cadavere, avendo riportata la commozione interna e la frattura del cranio, mentre il pilota Ciniglio è stato raccolto in gravissime condizioni, e sollecitamente trasportato all’ospedale dove trovasi tuttora in gravissime condizioni.» (Il Mattino, Napoli 16 gennaio 1920)

2. Il vero nome di Polidor è Ferdinand Guillaume:
« Viareggio, 4 dicembre 1977. È morto Polidor. Col vero nome di Ferdinando Guillaume, il popolare attore del cinema muto italiano era nato a Bayonne, da una famiglia francese di circensi, il 19 maggio 1887: aveva novantun anni. Da alcuni mesi si trovava ricoverato nella clinica Barbantini, assistito dalla figlia Wanda. Sono oltre trecento i cortometraggi che il celebre clown e attore Ferdinando Guillaume interpretò nella prima e lontana stagione del cinema italiano, che precedette, nei primi decenni del secolo, la stessa affermazione dell’industria americana. Figlio di famosi cavallerizzi da circo, Ferdinando, assieme al fratello Natalino, abbandonò fin dal 1909 l’esercizio acrobatico appreso dai genitori per dedicarsi al cinema ». (Il Tirreno)

3. Cretinetti era uno dei pseudonimi di André Deed. Il nostro cronista non ne azzecca una…

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La Rose Rouge – Pasquali e Co. 1912

Alberto Capozzi e Mary Cléo Tarlarini in una scena del film

Alberto Capozzi e Mary Cléo Tarlarini in una scena del film

Marise (Mary Cléo Tarlarini), una demi-mondaine amante di Monsieur Brochard (Orlando Ricci), che l’ha installata in un confortevole nido d’amore a Parigi, si diverte a stuzzicare la passione che ha per lei il conte Fredy (Mario Bonnard), un amico di Brochard. Una sera, curiosa del mondo dei bassifondi e della malavita, va con gli amici alla taverna del Coniglio Bianco a Montmartre. Affascinata dall’ambiente, Marise invita a ballare con lei Jacques, capo di una banda di apaches, e prima di lasciare la taverna gli getta la rosa rossa che porta al seno.

Qualche tempo dopo il conte Fredy è riuscito a conquistare Marise, che vede di nascosto quando Brochard è al club. Una sera che Marise è andata con Brochard e Fredy all’Opera, la banda di apaches capeggiata da Jacques ne approfitta per entrare nella villa rimasta incustodita: ma l’apache, che riconosce in una fotografia la donna con cui ha ballato alla taverna, manda via i suoi, rinuncia al furto e resta in attesa di Marise. Costei, rientrata in casa, riceve il conte e s’intrattiene con lui, ma questa volta sono sorpresi da Brochard che aggredisce Fredy. Nella colluttazione Brochard rimane ucciso e, mentre Fredy atterrito fugge dalla casa, Jacques esce dal nascondiglio, dal quale ha assistito alla scena, deciso a salvare la donna che ormai ama…

Messa in scena di Luigi Maggi. Metri 800 in due parti.
(dalla pubblicità del film)

« Questo film della ditta Pasquali è pregevole, ma non certo per la favola onde è nutrito. Rose Rouge svolge una donnée che ha tutte le righe e tutti gli acciacchi della più logora e catarrosa decrepitezza. Non mette conto di dimostrare la verità di questo mio asserto. Basterebbe narrare; ma anche la narrazione riuscirebbe vana e ingombrante. In fondo, si tratta di un pot-purri dei più orridi e sanguinosi, e anche inverosimilmente eroici avvenimenti intrecciati a comporre uno di quei romanzi d’appendice, così detti con orribile aggettivo, emozionanti. Quando i lettori avranno saputo che a questa azione cinematografica partecipano l’apache, la cocotte e due amanti rivali della cocotte, e che la trama si svolge un po’ nell’ambiente sinistro di una bettola dei bassi fondi parigini, con l’immancabile danza degli apaches, e un po’ in quello più luminoso ed elegante, ma non meno sinistro, di chez Maxim, e che gli episodi onde la favola si compone si riassumono tutti nell’avventura di due cacciatori di amori che fan la mira alla stessa bella preda, la quale trova modo di accontentar l’uno e l’altro, senza però trovar modo di evitare una sorpresa che finisce in un delitto, di cui si dichiarerà colpevole l’apache, purché ottenga un quarto d’ora di ebbrezza da colei che fu la inattesa compagna di danza nella taverna del Coniglio bianco, e che gli donò una rosa rossa in ricordo di quell’ora di stordimento, — essi, i miei pochi e benevoli lettori, avranno appreso più di quanto sia necessario per prevedere che l’apache si lascerà eroicamente troncar la testa dalla mannaia di monsieur Deibler, e pagherà, così, con la vita, il delitto altrui e il proprio fugacissimo godimento sensuale e sentimentale. Potranno, quindi, con tutta coscienza giudicare e… condannare il contenuto di quest’ultima pièce della ditta Pasquali, la quale pare abbia una particolare e incurabile tendenza ad arricchire la cinematografia di drammoni a forti tinte.

Io censuro il contenuto convenzionale e orrendo di Rose rouge, e la mia censura si fa ancora più accesa, quando io penso alla bellezza formale di questo film, il quale può dirsi un vero prodigio, in fatto di interpretazione. Raramente io ho ammirato una più viva ed efficace virtù interpretativa; per questo aspetto, Rose rouge rappresenta quanto di meglio si possa sperare da una primaria officina cinematografica. La Tarlarini e il Capozzi, i quali interpretano rispettivamente le parti della demi-mondaine e dell’apache son due veri artisti egregi, degni di stare in prima linea fra gl’interpreti delle azioni cinematografiche. Specie la prima è un vero portento di abilità mimica e di squisita sensibilità: non è un’attrice che interpreta la sua parte, ma una maga che sa trasfigurarsi e vivere la vita stessa del personaggio affidato alla sua interpretazione. Sapientissima nel gesto, espressiva al massimo grado nel gioco facciale, la Tarlarini aggiunge a queste rarissime qualità un requisito addirittura irrintracciabile fra gl’interpreti del film: essa è eloquente. Sulle sue labbra mobilissime gli spettatori percepiscono il suono della parola ».
(Sul panno bianco, Cinema, Napoli 10 febbraio 1912)

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Little Mary among the fairies

Mary Pickford among the fairies

Mary Pickford among the fairies (Lillian Gish second ‘fairy’ from right to left)

David Belasco, in announcing that The Good Little Devil “is a fairy-tale for grown-ups,” disarms the critics who may now judge it neither as a play for children nor as legitimate drama for their own contemporaries. But as either, or as both, it is entertaining and weIl done. The play which Austin Strong has adapted with the prose of our tongue from the French of Mme. Rostand and her son Maurice, developed from the favorite fairy-tale which this mother wove for her son in the twilight nursery hour. It tells the story of Charles MacLance, a Scotch orphan boy, who might have been good had his ogre of an aunt, Mrs. MacMiche, not teased and mauled and starved and beaten him into being bad. But his badness wasn’t very bad badness–it was good badness that only meant mischief, not harm. There was love in his heart, and that is why everybody loved him, from Betsy the maid and Oliver the poet to Juliette, the little blind girl, and the fairies.

Such a plot affords Mr. Belasco all the opportunities he needs for the display of that theatrical art of which he is a master. There is every mood represented, from broad farce in the scenes between the ogre aunt and her confrères, the Old Nicks, to pure, sweet sentiment in the childish love scenes between Charles and his Juliette, and for these every degree of lighting is demanded. There is a starry night, when the fairies are floating from planet to satellite; twilight for lovers’ trysting and broad noonday sun for the frolics of schoolboys and garden friends.

If Mary Pickford, who plays the blind little girl, is a product of “the movies,” then commend us to the photo-play posing as a school for acting. Contrary to expectation, her facial expression was restrained rather than overemphatic and her diction was rarely fine. But both these qualities and her winsome prettiness are as nothing compared with the spirituality, the sweet childish simplicity with which she played her part. Had Ernest Lawford, who played the part of the poet, and Ernest Truex, the boy hero, shared her earnestness, her true feeling for the meaning of tile lines, they would have been more convincing. As it was, they both were in their parts, not of them; they had the semblance but not the soul of the people they represented. And if Ernest Lawford had the art to conceal his identity with his former parts he might also fare better. One who succeeds in doing this capitally is William Norris in whose crotchety, gnarled, maliciously hateful, deliciously comical Mrs. MacMiche one could never recognize the blithely singing hero of “Toyland.” A better old witch woman one couldn’t imagine in or outside of a story book.

Theatre Republic. “A Good Little Devil.” Fairy play in three acts by Rosemonde Gerard and Maurice Rostand, adapted by Austin Strong. Produced on January 8th.
(The Theatre, New York City February, 1913)

Adolph Zukor films a feature version of ‘A Good Little Devil’ for his new Famous Players Company. Mary reprises her role as Julia in her first feature-length film; Zukor shelves it for eleven months and releases it in March 1st 1914. (Mary Pickord Foundation)

David Belasco made his first screen appearance in the prologue of this production.

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