Icare 1919

Léonard de Vinci (Icare 1919)
Léonard de Vinci (Icare 1919)

Reconstitution Cinématographique en 5 parties. Métrage: 1570 mètres.

Première partie. Une Vocation

Le grand industriel Vergnaud, constructeur d’aéroplanes, ayant perdu sa femme après quelques années de mariage, a reporté toute sa tendresse sur sa fille unique, Edith, qui vient d’entrer dans sa vingtième année et dont la grâce rayonnante illumine toute la maison.

Une amie d’Edith, ayant témoigné le désir de visiter l’usine, la fille de l’industriel remarque au cours de cette visite un jeune homme en train d’étudier passionnément le mécanisme des merveilleuses machines. Ce jeune homme, Marius, délaisse volontiers le marteau et l’enclume, au grand désespoir paternel, pour se livrer è sa passion favorite: l’étude des problèmes de l’aviation.

Leur visite de l’immense ruche industrielle terminée, le hasard de la promenade conduit les deux jeunes filles au bord d’un étang. Edith d’étant penchée imprudemment pour cueillir une fleur de nénuphar, tombe dans l’étang. Aux appels désespérés de l’amie d’Edith, Marius accourt et arrive juste à temps pour sauver la jeune fille. Vergnaud veut récompenser le dévouement du jeune homme, mais celui-ci refuse l’argent qui lui est offert, objectant qu’il n’a fait que son devoir.

Quelques jours se passent, Marius hanté par la gracieuse image de celle qu’il a sauvée, vient chaque soir déposer des fleurs  sur la fenêtre d’Edith profondément émue par cet amour naissant qui n’ose s’exprimer. Avec l’aide de son amie Renée, la jeune fille persuade l’industriel de faire entrer Marius dans ses ateliers, et pour encourager une vocation qu’elle devine, elle remet au jeune homme un magnifique livre retraçant l’histoire de l’aviation.

Deuxième partie. La légende.

Pasiphae, épouse du roi de Crête, Minos, vient de remercier l’architecte grec Dédale, d’avoir sauvée Thésée, son noble amant. Une amie envieuse ayant surpris l’entretien, dévoile au roi Minos les coupables amours de sa femme. Le tyran, jaloux, se venge en faisant arrêter Dédale et son fils Icare et les condamne à expier leur crime par la solitude et la faim. Les deux hommes sont enfermés dans le fameux labyrinthe construit par Dédale lui-même. Pasiphaê, glissant inaperçue dans l’ombre complice, vient réconforter ses amis et sur la demande de Dédale promet à celui-ci de lui apporter des plumes et de la cire. Pasiphaê ayabt tenu sa promesse. Dédale se met aussitôt à confectionner des ailes pour son fils et pour lui-même. Un matin, aux premières lueurs de l’aube, les deux hommes s’étant évadés de leur prison prennent audacieusement leur vol vers la terre italique. Dédale prêche  la prudence à son fils. Il lui conseille d’éviter de raser les flots, l’eau pouvant l’alourdir, mais il lui recommande surtout de ne pas voler trop près du soleil, l’ardeur de ses rayons risquant de faire fondre la cire qui maintient les plumes de ses ailes.

Icare, avec l’insouciance et la témérité de son âge, défie le soleil et les plumes se décollant par la cire amollie, le premier homme oiseau est précipité dans la mer…

Troisième partie. De la Mythologie a l’histoire.

Léonard de Vinci, génie universel à la fois peintre, architecte et écrivain, est absorbé par une pensée dominante: la réalisation du vol humain.

Il explique à ses intimes que l’étude attentive du vol des oiseaux lui a suggéré l’idée de construire une machine à ailes mobiles dont le vol audacieux doit stupéfier l’univers, et il expose complaisamment à son auditoire les plans de l’appareil qu’il a imaginé. Les recherches de l’inventeur ne sont pas passées inaperçues au palais ducal et le duc désirant faciliter les travaux de Léonard, lui fait savoir qu’il met à sa disposition les jardins de son palais pour lui permettre d’effectuer ses expériences. Léonard s’empresse de déférer à l’invitation et expose au duc les principes de sa machine volante.

Cet appareil bien que n’ayant jamais réussi à prendre son vol, ne demeure pas moins, au même titre que l’invention du parachute due au même inventeur, la première tentative scientifique sérieuse dans la voie du progrès.

La postérité a retenue le nom du peintre de la Joconde comme celui d’un précurseur de l’aviation.

Quatrième partie. Premières tentatives empiriques.

Guidé par son bon génie, Marius poursuit son rêve merveilleux…

Dans une magnifique demeure du quinzième siècle, une noble châtelaine a convié ses amis. Une nouvelle extraordinaire vient soudain troubler la réunion: un homme, du haut d’une tour, veut imiter le vol des oiseaux. L’assemblée se précipite pour assister à cet spectacle inouï et voit maître Paul Guidotti, insuffisamment pénétré de la science du grand Leonard, se lancer témérairement dans le vide, du haut de la plus grande tour de Lucca, pour expérimenter le premier parachute.

L’appareil ayant mal fonctionné, Guidotti vient s’écraser sur le sol. La noble dame ordonne de transporter l’infortuné dans son château. Grâce  aux soins dévoués qui lui sont prodigués, Guidotti entre bientôt en convalescence. Pour le distraire, la châtelaine ordonne à son ménestrel de lui chanter la plus douce de ses chansons. Le ménestrel moqueur en profite pour railler l’imprudent, comparant sa témérité à celle du docteur Faust, dont le rêve merveilleux, suscité par Méphisto, finit de si lamentable façon. La châtelaine, irritée de ce persiflage, punit le ménestrel de son audace, tandis que le regard ému d’un des premiers héros de l’air, témoigne à la noble dame sa vive reconnaissance…

Les premières grandes expériences modernes s’inspirent des essais de Léonard de Vinci. Les patientes et fécondes recherches de Santos-Dumont et des frères Wright arrivent enfin à solutionner le problème du vol mécanique. Blériot à son tour passe la Manche. L’empire des airs est conquis par le génie de l’Homme.

Cinquième partie. En plein ciel.

La merveilleuse évocation du passé a pour conséquence de pousser irrésistiblement Marius dans la voie du progrès. Devenu successivement ingénieur et pilote, il passe ses nuits à perfectionner les travaux de ses devanciers. L’appareil, construit d’après ses plans, étant enfin au point, le jeune homme fait part à l’industriel Vergnaud et à ses camarades du projet grandiose qu’il a conçu: la traversée en avion de l’Atlantique.

Le jour du départ pour la grandiose épreuve est enfin arrivé… Des heures et des heures durant, ils vont au-dessus de la mer traîtresse, sans souci du danger… Ils arrivent enfin à New York où la rayonnante image de la Liberté salue au passage les preux de la nouvelle croisade.

Nota: Qualsiasi ulteriore notizia su questo film, distribuito in Francia dalla Société Soleil nel 1919 (produzione, regia, interpreti, ecc.) sarà molto apprezzata… grazie anticipate!

Berta Nelson, due o tre cose che so di lei

Berta Nelson
Berta Nelson

1916. Berta Nelson appartiene a quella ristrettissima aristocrazia delle attrici cinematografiche, per le quali i successi dello schermo non sono che un riflesso dei trionfi della scena. E come se questo titolo non bastasse alla sua nobiltà, essa inquarta nel suo blasone artistico la origine moscovita, che è quanto dire la presunzione infallibile di un temperamento complesso, squisito ed originale. Non è forse la Russia, che da gran tempo, ormai, fornisce all’Europa di buon gusto le sorgenti emozioni estetiche più nuove ed inattese, da Tchaikovsky a Bakst, da Chaliapin alla Rubinstein, dalla Napierkowska alla Karenne, ed a quanti altri russi e russe sono in tutti i campi artistici, il fanatismo quasi esclusivo dei pubblici di Francia, d’Inghilterra e d’Italia?

Ancora giovanissima, di bellezza non comune (ha meritato dei premi lusinghieri in più di un concorso di bellezza) Berta Nelson conta già fra le artiste liriche che saranno le celebrità di domani, per la sua bella voce di soprano e sopra tutto per quel fine talento d’interpretazione drammatica vissuta e personale (è stata discepola prediletta del grande Chaliapin), cui devono tanta parte della loro celebrità le poche grandi trionfatrici della scena lirica che non saranno mai dimenticate. La Manon di Massenet, il Werther, le più fulgide gemme del repertorio Pucciniano, per i pubblici di Russia, di Olanda, di Germania e d’Italia, innanzi ai quali la Nelson ha cantato, hanno in lei la interprete definitiva. Raramente in un’attrice si sono trovate riunite tutte le qualità che formano il temperamento artistico di questa bionda figlia di Newa, dalla dolce femminilità mite e troublante e che pure sa vivere con efficacia possente anche gli ardori della passione selvaggia e fatale.

Come in quasi tutte le artiste russe non comuni, il dramma del teatro è un po’ dilagato, suo malgrado, nella sua vita, e si ricordano tutti a Milano le vicende di una passione amorosa recentemente accesa involontariamente dal suo fascino, nel cuore di un giovane appartenente ad una delle famiglie più in vista di quella città; passione che lo spinse fino ad un ratto romanzesco, quali pochi scrittori di avventure sensazionali avrebbero osato immaginare.

1935. Con Trilussa e d’Ambra s’andava spesso a finir la serata cenando al fresco o soli con alcune leggiadre attrici, le quali non si stancavano di chiedere a Trilussa favole e sonetti. (…) Tra attrici e scrittori il discorso era naturalmente caduto sul cinematografo e sulle sue attrici più in voga. Tra queste fu menzionata anche la signora Berta Nelson, bellissima attrice russa, proveniente dalla lirica, e che poi, stabilitasi  definitivamente in Italia, era divenuta una vedetta del cinematografo, e anche la titolare di una casa di produzione, la Nelson Film. La Nelson era mia cliente; l’avevo per la prima volta assistita avanti al Tribunale di Roma, nel 1913, in un processo per diffamazione, che ebbe grande risonanza, da essa intentato contro il Giornale d’Italia, per avere questo pubblicato, in una corrispondenza da Napoli, che il cav. Santaniello, cassiere della Dogana di Torre Annunziata ed impresario del teatro Mercadante, dove la Nelson cantava, era fuggito lasciando un largo vuoto nella cassa del suo ufficio, e si era rovinato, tra l’altro, per aver fatto spese folli per la sua scritturata, signorina Nelson, dalla quale si era pazzamente innamorato. Il processo era terminato con la condanna del gerente del Giornale d’Italia a dieci mesi di reclusione: ma in appello la Nelson recedette di buon grado dalla querela, avendo da una parte il direttore del giornale, Alberto Bergamini, dichiarato che il suo giornale non aveva mai inteso di ferire la onorabilità della signorina Nelson alla quale professò stima, e dall’altra, avendo la signorina Nelson riconosciuto la buona fede e lealtà di questo.
Francesco Soro (1)

1998. Va anche ricordata Berta Nelson, un nome oggi dimenticato, ma che per qualche anno fu alla Itala Film interprete di storie avventurose e piene di scene emozionanti. Di lei restano per fortuna sei o sette film, due dei quali della Itala, Come una sorella e Vittoria o morte! In quest’ultimo in special modo, la Nelson interpretò  un’audace fanciulla che guida spericolatamente automobili, pilota personalmente un aereo da cui si getta in mare per raggiungere una nave e recuperare dei preziosi documenti sottratti da una spia: il suo è un personaggio femminile assolutamente insolito nel panorama cinematografico italiano del 1913, che peraltro la Nelson rende con assoluta padronanza e senza ombra di difficoltà. Russa d’origine, sarà lei ad accogliere il gruppo di connazionali esuli dopo la rivoluzione e a presentarli ad Ambrosio, dando così modo al regista Alexander Uralski e agli attori Tatiana Pavlova e Osip Runic di creare per la casa torinese la serie russa, che comprende tre o quattro film, oggi tutti andati disgraziatamente perduti e dei quali la critica del tempo — un po’ malevolmente — consigliava registe e attori di andare a vederli e prendere nota per imparare.
Vittorio Martinelli (2)

1. Splendori e miserie del cinema, Consalvo Editore, Milano 1935.
2. Cabiria e il suo tempo, Museo Nazionale del Cinema – Il Castoro, Torino 1998.

La prima università italiana del cinematografo

Il direttore artistico
Direttore artistico e interpreti del film “Gli eredi della beffa” secondo film prodotto dall’Università Italiana del Cinematografo – Arte Paesaggio Industria – Italianissima Film, 1926. Da sinistra a destra: Luigi Fabbroni, Mario d’Alba, Celso River, Mario Catalano, Mario Volpe, Ada Pacifici, Guido di Reana, Ermenegildo Taddei, Vincenzo De Robertis

Firenze, luglio 1926. Questa terra meravigliosa per bellezze naturali, così famosa per il numero grande • di uomini illustri che non solo ebbe ospiti, ma pur ancora cui diede i natali; questa terra d’incanto dove il paesaggio serba al viandante, passo per passo, la sorpresa di scenari inattesi, dove il verde e l’azzurro si fondono in gamme armoniche di colore indorate quasi sempre dal più bel cielo d’Italia; questa terra ch’è sempre stata all’avanguardia delle più belle opere e delle più audaci innovazioni artistiche, quasi un posto avanzato verso la più perfetta civiltà; questa terra meravigliosa doveva essere la culla anche della rinascita della produzione cinematografica italiana.

Già da qualche tempo i vecchi ateliers avevano riaperto i loro battenti; dei nuovi stanno ora per aprirsi, e in mezzo a questa febbre silenziosa di lavoro si è inaugurata proprio in questi giorni anche una scuola.

lo vorrei scrivere la parola scuola con tutte le lettere maiuscole, per far rilevare nel significato intimo di questa parola non il solito senso didascalico comune, ma bensì il significato primo di scuola: quel significato di ereditarietà, per il quale il nome dell’allievo rimane legato indissolubilmente a quello del maestro in un tutto unico di fede nella riuscita, di sicurezza del successo. di riconosciuto indiscusso valore della sua opera.

E questa scuola è nata, oserei dire, nel miracolo!

Quando si pensi che nel giro di quattro giorni l’idea astratta è divenuta una reale espressione, una realtà « lanciata » cui già pervenivano una media di trenta lettere giornaliere di optanti, la cosa non può avere che del miracoloso, e bisogna ammirare gli organizzatori ed i fondatori che da soli han saputo tener testa al convulso lavorio dei primi giorni con tale abilità e precisione, da poter offrire otto giorni dopo agli allievi ed agli insegnanti, nel giorno della sua inaugurazione, un organismo già abituato ad un ritmo di operosità, già assuefatto al ritmo che dovrà avere nell’avvenire e che sembra abbia acquisito come per una lunga esperienza e che è tuttavia soltanto lo sforzo di due volontà che mirano ad una finalità da raggiungere assolutamente, improrogabilmente.

Giovanni Montalbano e Mario Volpe sono nomi che nel campo cinematografico non han bisogno di presentazione. Le due esperienze (e sommato insieme formano quasi il mezzo secolo di convivenza con gli ateliers), le due competenze (il cui valore non ha mai mancato di rivelarsi neppure nelle nelle loro piccole attività) e le due coscienze sopratutto, sono a l’avallo sicuro della nuova scuola.

I fini artistici, i più aristocraticamente artistici e concepibili, sono lo scopo di questa istituzione, che non ha in verità il minimo carattere di speculazione industriale (e chiamo a testimoni i nostri trentasei allievi) e l’amore che ciascun insegnante, dopo aver aderito con sincero entusiasmo all’iniziativa, dedica ora al suo insegnamento giornaliero, ci fanno sperare che realmente, se la materia corrisponderà all’intenzione ed all’opera dell’artefice, noi potremo avere sulla « piazza » una produzione nazionale di prima scelta degna di figurare superbamente sui mercati del mondo.

Anche i locali della scuola meritano una speciale menzione, per il lusso con cui sono stati mobigliati, specialmente le salette di aspetto e le sale; e per la loro posizione centrale e la loro esposizione ed arieggiatura sono realmente quanto di meglio si poteva non solo sperare ma anche esigere.

Le lezioni (tre ore giornaliere) vengono distribuite in due tempi ed in ora in cui gli allievi possono comodamente usufruirne e dopo il lavoro; l’affluenza metodica e regolare, controllata dai vari fogli di presenza, ci attesta che anche gli orari sono stati indovinati in quanto che questa frequenza si può dire che fino ad oggi è generale ed esatta.

In una parola ora l’« A.P.I. »…c’è!

E noi formuliamo l’augurio che realmente la nuova Università della quale torneremo a parlare, sia l’apice di tutte le scuole, sia realmente l’Università cinematografica italiana degna di raggiungere presto quel posto eccellente nel campo cinematografico che veramente merita e che sicuramente raggiungerà.

Ed anche gli allievi, e tutti coloro che aspirano ad esserlo, pensino che questa Università non si presterà al facile gioco delle ambizioni personali: per la sua serietà, per i suoi fini, sopratutto per le mire elevate ed alte che si è ripromessa, nel voler lanciare nel mondo l’« Italianissima Film »; ed anche gli allievi stessi dovranno essere consci del compito che accettano iscrivendosi e che li chiama a cooperatori e più sovente artefici diretti di un’opera grande e nazionale che vuole piazzare ancora una a volta nel suo giusto posto di privilegio in mezzo al mondo il nome della nostra Patria: l’Italia.

Giulio Busone

Articolo e immagini da un dossier nel nostro archivio.

università italiana del cinematografo