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On tourne Prix de Beauté

On tourne Prix de Beauté 1929

Paris, Septembre 1929

Surement, ce samedi-là fut l’un des plus beaux jours de ma vie. Jour béni, où, grâce au metteur en scène Genina, il m’a été donné d’être à la fois spectateur d’un concours de beauté, jury de ce même concours et acteur de cinéma…

La Societé Sofar nous avait invités à venir «en tenue estivale» faire le jury et tenir le rôle de figurants bénévoles au concours qui doit être le clou du film Prix de Beauté. Comme ce concours avait lieu au Jardin d’Acclimatation, j’ai d’abord cru qu’on nous demandait de primer les qualités esthétiques des fauves, des otaries ou des chimpanzés. Pas du tout. Renseignements pris, il s’agit simplement d’un concours de beauté féminine. Rassuré, je pénètre dans le cirque en plein air, dont les gradins sont bourrés de monde, et me glisse au tout premier rang. Ainsi, je verrai les concurrentes de très près. Et, à l’heure des prises de vues, peut-être mon complet de flanelle «estival» bénéficiera-t-il d’un premier plan…

Il n’y a pas à dire, c’est magnifique. Sur l’estrade, devant moi, des musiciens déguisés en joueurs de pelote basque jouent des airs américains. Assis devant une table, les organisateurs compulsent gravement leurs notes et envoient des estafettes donner des ordres aux gendarmes espagnols? Parce que nous sommes à Saint-Sébastien, tout simplement. Ainsi en a décidé M. Genina, metteur en scène. Seulement, comme il a oublié de prévenir le soleil, celui-ci, se croyant toujours à Paris, s’obstine à se cacher derrière les nuages et se fait remplacer auprès de nous par un petit vent frisquet.

Ce qui manque le moins, ce sont les appareils de prise de vues. Il y en a dans tous les coins, braqués sur l’estrade, sur le public, sur moi, sur mes voisins. Derrière moi, il y a un jeune acteur outrageusement maquillé, qu’un turban blanc déguise en maharadjah.

les appareils de prise de vues on tourne Prix de Beauté 1929

Et, devant moi, se trouve un maharadjah authentique, habillé, celui-là, comme vous et moi, ce qui ne l’empêche pas d’avoir une des plus grosses fortunes du monde…

Attention! Sur l’espèce de promontoire surélevé, dressé au milieu de la piste, s’avance le sympathique Saint-Granier. Mégaphone en main, il nous expose nos droits et nos devoirs. Nous aurons le droit de regarder les concurrentes, qui vont défiler devant nous en maillot de bain. Nous aurons le devoir de les applaudir. Les applaudissements seront chronométrés, et la gagnante sera celle qui a été applaudie le plus longtemps. «Applaudie unanimement, précise ironiquement Saint-Granier. Car si la mère d’une des concurrentes, par exemple, applaudissait sa fille pendant trois heures, cela ne serait pas valable!…»

Nous voilà prévenus. A présent, dix jeunes filles surgissent des coulisses du cirque et se présentent à nos yeux éblouis. Dix jolis visages maquillés, dix courtes chevelures sur lesquelles le coiffer a dû s’escrimer pendant des heures; dix paires de jambes nues, soigneusement recouvertes de fond de teint, dix maillots de bain fragiles et bigarres, qui n’ont jamais vu et ne verront jamais la mer. Quelle est la plus belle? Cette blonde en noir, si mince, si racée? Cette jolie brune souriante, si fière de son costume noir et blanc? Ou cette blonde en jaune, qui a assorti ses cheveux à son costume et dont le visage est un pastel savamment enluminé?

Une à une, les concurrentes passent devant nous et envoient des baisers pour exciter notre ardeur à les applaudir. Dans le public, les partis se forment, les commentaires vont leur train. Pourvu que les concurrentes n’apprennent jamais en quels termes elles ont été «épluchées» par certains messieurs de l’assistance.

La lutte est chaude. Après une première éliminatoire, six jeunes femmes restent en compétition. Il y an a cinq que je n’applaudis pas, une seule que j’applaudis. Le reste du temps, je me dispute avec mes voisins. Ma voisine de gauche est pour la brune en noir et blanc. Mon voisin de droite est pour la blonde en jaune. Moi, je suis pour la blonde en noir. Cela ne peut pas aller. Quand je sortirai d’ici, je me serai fait deux ennemis mortels.

Pour calmer les esprits et servir les besoins du film M. Genina fait maintenant défiler Louise Brooks, la vedette de Prix de Beauté. Sur Louise Brooks, on ne nous demande pas d’avoir une opinion. Il serait sacrilège de discuter la beauté d’une star authentique. Ce qu’on nous demande, c’est de jeter des fleurs à ses pieds et d’exprimer pas nos gestes, nos applaudissements et nos expressions de physionomie l’admiration la plus délirante. Pour stimuler notre zèle, un collaborateur de M. Genina hurle dans un mégaphone: «De l’enthousiasme, de l’enthousiasme!» tandis que Louise Brooks passe et repasse devant nous, en nous adressant un sourire futé…

Tout cela ne nous fait pas oublier le concours. Après pointage, Saint-Granier s’avance vers nous pour nous annoncer le résultat. Ce résultat, évidemment, ne peut satisfaire tout le monde, et Saint-Granier craint visiblement de se faire lyncher par les mécontents. Tout de même, courageusement, il nous avoue que c’est la brune en blanc et noir, Mlle Odile Auvray, qui a gagné. Trois mille bouches hurlent un «Ah!…» satisfait, tandis que deux mille autres ont un «Oh!…» d’indignation. Moi, j’essuie mes yeux embués de larmes. Mlle Auvray est très jolie, mais c’est la blonde que je préférais…

Pour me consoler, j’écoute Saint-Granier chanter Ramona pour la deux millième fois. Ke regarde le maharadjah, qui, après avoir posé devant les photographes, est allé, sans perdre de temps, se faire présenter à la gagnante. Et puis, sans avoir l’aire de rien, je m’arrange pour circuler le plus près possible des appareils de prise de vues, qui «tournent» inlassablement. Quelle émotion, le jour où je me verrai à l’écran dans Prix de Beauté! Et pourvu que je sois photogénique!

Claude Doré

Lulù o il vaso di Pandora prima visione italiana 1929

Lulù (Louise Brooks)
Lulù (Louise Brooks)

Milano, settembre 1929. Un giudice, innanzi ai giurati che devono giudicare una giovane donna vestita di nero e velata, la quale non sembra troppo commossa né troppo impressionata per la sorte che l’attende, rievoca il mito di Pandora.

— La donna che sta dinnanzi a voi, è una nuova Pandora. Gli dei, per vendicarsi di noi deboli mortali, hanno accumulato in lei tutte le grazie e tutte le perfidie. Bisogna liberarne l’umanità sopprimendola. Chiedo la pena capitale.

I giurati però, e il pubblico tutto che assisteva al processo, erano spensierati come Epimeteo e Lulù poté scendere dal banco degli accusati e riprendere la vita dopo la grigia pausa che aveva seguito il delitto.

Figlia del popolo, per atavismo ed educazione piena dei più perversi principi, era stata raccolta, ancora giovanissima, dal direttore di un grande giornale, Peter Schoen, il quale fu la sua prima vittima. Avendola sposata, costretto a ciò dal fascino strano e terribile che da essa emanava, la sera stessa del matrimonio era stato trovato ucciso, il cranio fracassato da un colpo di rivoltella.

Lulù, per quanto arrestata sotto l’accusa di omicidio, non era stata la materiale esecutrice del delitto ma ne era certo moralmente la responsabile.

Che fare dopo l’assoluzione?

Il giovane segretario dell’ucciso, anche lui soggiogato dal fascino della novella Pandora osa affrontare il terribile destino e parte con •lei. Dopo qualche tempo la loro vita diventa difficilissima e finiscono per ricorrere a degli espedienti, anche i meno onesti, le risorse per continuare a vivere. Arrivano in tal modo in un club malfamato, che ha la propria sede su di una vecchia nave che non può più affrontare il mare e rimane perciò eternamente ancorata lungo la cala.

Ogni sera numerose persone vi si recano per giocare clandestinamente.

Anche Lulù e il suo amico, Mark Hending, vanno nel club a tentare la fortuna, ma in breve, invece di guadagnare perdono anche il poco che era loro rimasto. Un cattivo consigliere consegna a Mark Hending un mazzetto di carte in precedenza preparato e il giovane vince a ogni colpo. Vince anzi troppo sfacciatamente, tanto che qualcuno degli altri giocatori si insospettisce e può sorprenderlo in flagrante. Il baro riesce a fuggire insieme a Lulù ma deve abbandonare la città e rifugiarsi a Londra. Dopo nuovi giorni di nerissima miseria, quando Lulù sta per abbandonare l’amico per scendere ancora e sempre più in basso, una sera di Natale passa l’Esercito della Salute, con trombe, prediche e doni e i due disgraziati si accodano al corteo incamminandosi verso la via della salute e della redenzione.

A dire il vero Zeus non aveva previsto questa fine edificante e nemmeno Vedekind nel suo dramma: La scatola di Pandora; che •diventando però Lulù e passando dalla scena allo schermo è stato modificato per ragioni di pubblica morale.

La vicenda, in questo riassunto sembra breve, mentre al contrario il suo sviluppo è notevole per i molteplici episodi che vengono svolti nel film e le numerose scene d’ambiente che lo rendono molto interessante.

G. W. Pabst, realizzatore del lavoro, notissimo per una lunga serie di produzioni come questa di genere realista e anche super-realista, ha compiuto opera veramente notevole portando sullo schermo la vicenda di Vedekind.

L’illogicità della fine, non tanto in se stessa ma perché arriva troppo imprevista e improvvisa sorprendendo lo spettatore, non è certo idea sua o gli è stata imposta ed è stata eseguita come una misura di ripiego.

Questo fatto risulta tanto più evidente in quanto che nel film la vicenda, pur essendo condotta con tempo veloce, non trascura mai i particolari che devono collegare fra di loro i vari episodi e prospettarli in successione logica.

Assai piacevoli in questo lavoro, sono alcune scene d’ambiente fra cui, divertentissime, quelle che si svolgono fra le quinte di un music-hall.

La messa in scena, molto varia aderisce sempre al soggetto che inquadra, diventando, da gaia e luminosa nelle prime scene in casa di Peter Schoen o al teatro, triste e cupa quando deve mostrare il club nella stiva della vecchia nave e più ancora la topaia in cui i due disgraziati giovani si sono rifugiati a Londra.

Anche per la messa in scena, gli ultimi quadri, quelli dell’esercito della Salute, sono inferiori a tutto il resto del film e denotano una realizzazione affrettata e eseguita a parte.

In un lavoro come questo, come è facile immaginare, gli interpreti hanno una importanza capitale.

La parte della protagonista, sopratutto, presentava difficoltà grandissime, consistenti nel dover dare alla figura di Lulù un carattere di donna che fa il male quasi al di fuori della propria volontà, perché trascinata da un destino impostole dalla natura, incoscientemente.

Certe situazioni dovevano inoltre essere messe in valore ma in maniera tale da non offendere il buon gusto e la suscettibilità del pubblico.

La scelta dell’artista è stata felicissima.

Luisa Brooks ha saputo comprendere la parte e viverla con un sentimento artistico veramente notevole, dando a Lulù un rilievo tale da renderla la figura dominante in tutto il film. Ha saputo inoltre contenere sempre il suo personaggio nei giusti limiti non scendendo mai a manifestazioni volgari come sarebbe certo capitato a un’artista meno abile di lei.

Fritz Kortner ha interpretato assai bene la non felice parte del giovane segretario.

Anche in questo un tipo di debole più che di malvagio, un cavaliere Des Grieux moderno, un uomo che scende sempre più nella scala del vizio non perchè a ciò lo induca la sua volontà ma perchè attratto, affascinato, dalla potenza che emana dagli occhi della donna fatale. Peter Schoen, il direttore di giornali, la prima vittima di Lulù, ha avuto come interprete un attore di valore, Karl Goetz, il quale ha saputo presentare un personaggio che difficilmente si dimentica. Tutti e due assecondano in modo mirabile la protagonista.

Notevoli sono pure alcune figure di secondo piano fra cui quella assai caratteristica del padre adottivo di Lulù e suo cattivo consigliere. La tecnica e la fotografia sempre ottime.

Concludendo, questo film, se non è uno spettacolo eccezionale è, però, come abbiamo detto, sempre interessante. Specialmente per chi va a vederlo colla disposizione di assistere ad un lavoro pensato e saggiamente costruito anzi che a uno dei tanti fuochi di artificio che ora ci vengono presentati sullo schermo.

Ho cercato dappertutto ma non sono riuscita a risolvere il mistero: Che fine ha fatto il visto di censura del film Die Büchse der Pandora prima visione italiana agosto-settembre 1929?

Saluto all’Italia di Louise Brooks


Trailer americano del film The American Venus(1926)titolo italiano: Il trionfo di Venere, film scomparso. Dal canale di MattTheSaiyan su YouTube.

Prima intervista pubblicata in Italia, secondo le mie ricerche al 2 settembre 2011, con Louise Brooks. Vera? Inventata?

Hollywood, settembre 1927. Louise Brooks è stata una delle interpreti del Trionfo di Venere (The American Venus). Ciò fa immaginare quali possano essere la grazia del suo corpo e la dolcezza del suo volto di bambola, dalla perfezione del suo corpo di primavera botticelliana, alla grazia del suo sorriso, tutto è perfezione e armonia.

Ho conosciuto Louise Brooks sulla spiaggia di Santa Monica, in California.

La giovanissima attrice si concedeva un momento di riposo dopo una mattinata di continuo, indefesso lavoro. Ma tempo di riposare io non glie le lasciai.

Si incominciò, naturalmente, con la solita e sciocca domanda:

— Come siete entrata in cinematografo?

— Vi dirò. Fu in seguito ad un concorso di bellezza, immediatamente venni scritturata dalla Paramount, con la quale mi trovo tutt’ora.

Guardo Louise. E’ seducentissima nel breve costume di maglia nera ancora umido, attorno al quale la sabbia gialla ha formato uno strato sottile e aderente.

— Benissimo. E come vi trovate nell’ambiente cinematografico?

— Ottimamente. Oggi s’intende; i primi tempi furono un poco penosi.

— Che ne dite della vostra prima interpretazione?

— Del Trionfo di Venere? Ne sono rimasta soddisfatta, per quanto il mio ruolo non sia stato dei principalissimi. Ho occupato il terzo posto accanto ad Esther Ralston e a Fay Lamphier.

— Ricordo benissimo. Ma ciononostante, il pubblico ha avuto agio di notarvi e di ammirarvi. Posso assicurarvi che vi ha trovata di suo gusto.

— Vi ringrazio e lo ringrazio. Ad ogni modo me ne sono avveduta.

— Imagino. Dalle lettere e dalla richiesta di fotografie, senza dubbio.

Louise ride.

— Avete indovinato. Ne ricevo molte.

— Quante pressapoco, se non sono indiscreto?

— Dalle duecento alle duecentocinquanta per giorno. E che fatica a leggerle! Perchè io rispondo a tutti, sapete? Non voglio che si rimanga scontenti di me…

— Duecentocinquanta lettere? Corbezzoli! Coraggio, piccola Louise. Se oggi il numero è cosa rilevante cosa mai avverrà quando sarete star di prima grandezza?

La piccola diviene seria. Lentamente si alza.

— Credete che potrò divenirlo?

— Non lo credo; ne sono sicuro.

Louise sorride di nuovo. Mi tende la mano, allegra.

— Grazie. A rivederci. Non dimenticherò il vostro augurio. E… salutatemi l’Italia.

Approfitto per presentarvi uno dei link in questo sito: The Louise Brooks Society, in rete dal 1995.