La Crociata degli Innocenti di Gabriele D’Annunzio

La Crociata degli Innocenti, libretto del film
La Crociata degli Innocenti, libretto (brochure) del film

Ottobre 1916. Gabriele D’Annunzio ha scritto una nuova opera per il cinematografo! Ecco la bella notizia che è ormai nota, non solo nel grande mondo dei cinematografisti, ma a quanti s’interessano ed amano le vere manifestazioni d’arte. Il titolo della nuova film — un mistero in 4 parti — è noto: La Crociata degli Innocenti, una interessantissima azione drammatica che si svolge intorno il 1300. Due Case editrici — la Pax Film e la Musical Film, entrambe di Milano — curarono senza badare alla spesa pur di far opera degna del nostro massimo poeta, l’esecuzione del lavoro, che a quanto si afferma, è riuscito non solo una vera «film d’arte», ma una film grandiosa e divertentissima. Bianca V. Camagni, Giulietta De Riso, Guido Graziosi — tre nomi che sono una garanzia — furono indicati dal poeta per plasmare i personaggi di Vanna La Vampa, Novella, Odimondo, e dato il largo favore che godono in arte, ben avranno corrisposto al non facile compito.
La grandiosa film è pressoché ultimata ed è attesa con la più viva impazienza: ci auguriamo prossimo il giorno della prima rappresentazione.

Nella Crociata degli Innocenti, Bianca V. Camagni ha interpretato la parte di Vanna La Vampa. Narra la leggenda che Vanna La Vampa fosse una cortigiana bellissima nel corpo, potente, brama di conti e baroni. Il poeta, ammirato dell’interpretazione della deliziosa artista, rese omaggio alla stessa con una sua dedica: «A Bianca Camagni, la troppo casta peccatrice».

La Femme de Nulle Part raconté par Louis Delluc

Affiche de Becan © Dr. Gilles Delluc /Les documents cinématographiques
Affiche de Becan © Dr. Gilles Delluc /Les Documents Cinématographiques

Louis Delluc n’est pas un débutant en matière cinégraphique. Il a pour lui le grand avantage, comme Marcel L’Herbier d’ailleurs, d’être un écrivain de talent. J’insiste sur ce point, car on a cru pendant trop longtemps que le métier de metteur en scène ne devait être exercé que par des acteurs ou par des gens dont le cerveau n’était pas accoutumé à créer.

Lois Delluc est journaliste, auteur dramatique et poète. Ce sont là de grandes qualités chez un metteur en scène. Il a prouvé d’ailleurs qu’il était capable de composer un drame cinégraphique et de le mettre en scène mieux qu’un de ces premiers artisans du ciné qui se cramponnent et qui font le déshonneur du ciné français.

On se rappelle les films qui firent connaître le nom de Louis Delluc, je les citerai cependant encore: La Fête Espagnole, Le Silence, Fièvre.

De plus, Louis Delluc est un des premiers théoriques de l’art muet en France. Il écrivit plusieurs volumes consacrés au cinéma: Photogénie, Cinema et Cie, Charlot, La Jungle du Cinéma. Il dirige avec un goût délicat une belle revue: Cinéa. C’est un confrère charmant et Mon Ciné n’a qu’à se louer de la courtoisie qu’il sut toujours témoigner à son égard.

Son dernier film s’intitule La Femme de Nulle Part. Louis Delluc a contenti è me donner pour les lecteurs de Mon Ciné quelques détails inédits sur son œuvre.

— Je crois avoir réussi, me dit-il, à composer un scénario dramatique et émouvant. Je l’ai réalisé par des moyens décoratifs amples, simples, vigoureux. Les décors représentent une véritable recherche de style et d’expression. La nature y joue un grand rôle, un rôle vivant en quelque sorte, et l’on verra l’émotion qui se dégage d’une nuit de clair de lune dans un grand parc italien.
Les intérieurs ont été tournés au studio Gaumont. Les décors ont été exécutés par R. J. Garnier. Le peintre Ottmann a prête ses toiles.
Les extérieurs on été tournés, d’abord en Provence, entre Nîmes et Arles (le chateau); ensuite à Saint-Raphaël; enfin à Gênes, l’hiver dernier. Il n’y avait pas encore de Conférence internationale dans cette ville, mais déjà beaucoup de gendarmes ennuyeux qui poursuivaient les pauvres cinégraphistes français dans ce port où Maciste était portefaix, il n’y pas di longtemps.

— Je crois que vous avez tourné le film assez rapidement?

— Oui, nous avons presque battu un record. J’ai réalisé la bande entière en sic semaines, malgré ces nombreux voyages et les quinze grands décors.

— Il est censé se dérouler dans quel pays?

— A Gênes et aux environs de cette pittoresque ville. Je vais vous raconter d’ailleurs brièvement le scénario de La Femme de Nulle Part. Una jeune femme est à la veille de quitter un mari qui l’aime et un enfant qu’elle adore. Elle hésite. Son mari va partir pour une courte excursion; son amant l’attend, mais la pensée de son enfant la retient. Survient une inconnue, âgée, paraissant  éprouvée par la vie. Jadis elle a vécu dans cette maison; elle demande à être autorisée à la revoir. On lui propose  d’y passer la nuit; elle accepte. Elle ne tarde pas à sentir et à comprendre ce qui se passe. Soudain le passé se révèle.
Jadis, elle aussi a quitté cette même demeure pour suivre un homme qui l’a trahie, abandonnée. Laissera-t-elle cette jeune femme glisser vers le même abîme?
Elle intervient, elle rappelle à la mère qu’elle se doit à son enfant, elle lui montre les remords, les tristesses qui suivront l’acte qu’elle médite.
Ce soir-là, la jeune femme résiste à son amant, lui demande de remettre le départ au lendemain. Mais dans la nuit, la visiteuse a subi le rappel d’autres souvenirs. Il n’y a pas eu que de la tristesse et des déboires dans son amour. Elle a connu le feu de la passion, la seule raison que l’on possède de vivre. De quel droit veut-elle en priver celle qu’elle conseilla hier? Et aujourd’hui, elle plaise la thèse contraire et, affolée par le souvenir de l’amour, encourage une femme, qui ne le désire que trop, à quitter son foyer… Et la jeune femme va partir.

— Vos interprètes sont, n’est-ce pas, au nombre de cinq?

— Oui. L’inconnue est ma femme Ève Francis. Vous savez qu’au théâtre elle a créé diverses pièces. Les plus importants à mon avis, et au sien, sont L’Otage, L’Homme à la Rose, Natchalo. Au cinéma, elle a tourné La Fête Espagnole, Fièvre, El Dorado. Elle écrivit naguère de savoureuses chroniques qu’elle signait déjà du pseudonyme de “La Femme de Nulle Part”. Dans mon film, elle représente un même personnage à l’âge de vingt-cinq ans, puis de soixante-cinq ans, ce qui a constitué un effort intéressant et complexe de maquillage. L’autre principal interprète est Roger Karl qui joue le mari. C’est un excellent comédien. Il a paru avec succès dans L’Homme du Large, Le Coffret de Jade, L’Ombre Déchirée. C’est un poète, un auteur dramatique et un peintre de grand talent.
Viennent ensuite Gine Avril, qui joue la jeune femme. Cette charmante artiste a crée Les Trois Masques. Le jeune homme, c’est André Daven; l’autre jeune homme, Michel Duran. Un personnage de nurse est interprété par Noémi Scize. Enfin, la belle danseuse nue, Edmonde Guy, avait réalisé dans mon œuvre une magnifique création plastique. Mais j’ai bien peur que la censure ne consente pas à revenir sur la décision qu’elle a prise de couper ce passage.

Jean Frick

Ermete Novelli

Ermete Novelli Foglietti sparsi narranti la mia vita

Roma, ottobre 1914. È un bel tramonto: i colli Albani sembrano immersi in una nube di viola e d’oro. Non so, tutto mi sembra più bello questa sera, nella mia casa fasciata di silenzio e di ombre verdi. Forse perché parto domani. Tutte le volte che lascio una delle mie case, mi par di lasciarvi un po’ della mia vita sfiorente. Oggi sono anche più malinconico. Sono venuti a trovarmi molti amici — ho molti amici in Roma — e tutti mi hanno domandato se sia vero ch’io abbandono le scene per sempre. In fondo, questa meraviglia e questo dolore accarezzavano il mio piccolo orgoglio di uomo e di artista. Mi vogliono bene, non vorrebbero che io me ne andassi… Tuttavia, come si fa? gli anni passano. Mi sento proprio stanco, stanco. Di che? Della mia Arte? No davvero. L’adoro sempre come quando avevo vent’anni.
(…)
Un trillo di campanello. Una visita? Sicuro.
La mia bimba mi annuncia la visitatrice: è Lyda Borelli. Arriva tra un fruscìo di veli e una nube di profumo. È pallida, stanca, i grandi occhi languidi hanno palpiti di farfalla moribonda. Mi tende la mano come se mi offrisse un pegno di bellezza e di grazia. Ma è tanto stanca. Siede, con un sospiro. La bimba le ficca gli occhi curiosi addosso: trema di ammirazione e di gioia. L’ha sempre vista da lontano, Lyda Borelli, e nel suo piccolo cervello se ne è fatta un’idea vaga d’una meraviglia che non corrisponde, forse, alla esatta realtà materiale… Ma infine, è lei, è Lyda, la bellissima, con i capelli un po’ sciolti intorno alle tempie, la bocca simile a una ferita, la gola bianca, immensamente bianca nella cornice di seta oscura dell’abito.
— Sono stanca, sì — dice soavemente Lyda, guardandosi un dito — una gita in automobile disgraziata… sapete… la cinematografia!… Oh! Dio, che afflizione! Abbiamo corso per le colline, come pazzi… poi ci è scoppiata una gomma… poi una panne di motore.. una giornata faticosissima! tutto per niente. Forse per meno di cinquantamila lire!… ma! ormai sono impegnata.
La conversazione prima si aggira su la cinematografia, poi su le automobili, su la temperatura, su la guerra europea. In ultimo, prima di alzarsi, Lyda mi dice:
— A proposito. Come andremo nella vostra compagnia? Io studio… Voi sarete il Direttore… Io sarò la vostra prima donna… Ma pensate! quanta fatica dovrò superare!… A rivederci!…
Se n’è andata, col solito fruscìo, nella solita nube di profumo. La sua automobile si è perduta nell’ombra del viale, mentre in alto le prime stelle vacillavano, come se l’acuta tramontana che imbianca le strade passasse su di loro e le facesse vibrare dal freddo…
Ermete Novelli

Quattro o cinque anni fa, per puro caso, ho ritrovato una copia di Foglietti sparsi narranti la mia vita di Ermete Novelli, raccolti dal figlio Enrico, in arte Yambo. Avevo già in biblioteca una copia acquistata molti anni prima, ma in omaggio a un ex-libris di Amerigo Manzini in seconda di copertina, ho acquistato anche questo esemplare.

Nel volume, la vita di questo grande personaggio del palcoscenico è raccontata dal protagonista con molta semplicità e “sense of humour”:

« Il mio ritratto esteriore eccolo qui sopra. Mamma natura non mi è stata prodiga di favori, ma pensando che poteva essere anche più avara mi contento e tiro via! Oh!… in quanto all’interno, bisogna convenire che la medaglia ha un miglior rovescio. Di carattere, mite e buono… perfino anche tre volte! Cuore tenerissimo, tranne quando s’avvede che lo si tradisce… in allora ha dei battiti da belva!… Ingegno pronto, scusate la modestia, spirito minuziosamente osservatore; memoria prodigiosa, facilissima nell’apprendere, quanto pronta a dimenticare… specialmente le cattiverie altrui. Nervoso e sospettoso come un gatto, affezionato come un… cane. (…) Quattro grandi passioni, dopo la grandissima per la mia famiglia: la Patria, l’Arte, le anticaglie… e le forbici, con le quali mi taglio i capelli da me! »

Novelli era nato a Lucca nel 1851, figlio di un nobile, Alessandro, diseredato dalla famiglia per essersi rifiutato di vestire l’abito talare e ridotto per vivere, a far da suggeritore in alcune compagnie drammatiche. Al figlio aveva imposto, come si dice, un secondo nome di battesimo: Pubblico, e mai nome fu forse più appropriato di questo.

Ermete Novelli aveva in sé, con quelle dell’attore, tante altre esperienze di teatro: era stato macchinista, truccatore e fabbricante di parrucche, quando anche le parrucche contribuivano a consacrare alla storia gli attori. E chi meglio di lui poteva pettinarle e arruffarle. Era stato quello il periodo più singolare della sua vita, aveva imparato, da solo, il segreto delle più suggestive e clamorose acconciature del crine e della stoppa.

Versatile fino al punto da diventare caratterista ed assumere a trentatré anni il “capocomicato”, iniziando così la sua grande avventura. Avventura non tanto perché la fortuna  gli fosse avversa, che anzi lo favorì presto di onori e ricchezze, ma perché, sia pure attraverso le alterne vicende che lo accompagnarono, in patria e per il mondo, la sua compagnia e le sue fatiche, Novelli ebbe sempre dentro di sé il lievito, il desiderio e l’aspirazione di un superamento. La sua grande ambizione fu quella Casa di Goldoni, da lui voluta, per rammentare agli italiani che « quel nostro padre della commedia è morto senza tetto e senza pane, ed è giusto che un tetto lo abbia… almeno dopo morto ». Inaugurata il primo novembre 1900 al Teatro Valle di Roma, la Casa di Goldoni, che avrebbe dovuto essere in Italia l’equivalente di quella fondata a Parigi in ricordo di Molière, dopo aver consumato in tre anni quasi interamente il cospicuo patrimonio di Novelli, chiuse le sue porte e costrinse l’attore, forse stanco, certo disilluso, a riprendere il suo giro per il mondo, come ricorda il figlio Enrico:

« L’iniziativa nobilissima del mio povero Babbo non trovò fortuna presso gli aristarchi della critica e presso il pubblico che non ama i tentativi d’arte troppo prolungati. Forse Ermete Novelli ebbe il torto di non dispensare subito attribuzioni e titoli onorifici alla folla degli uomini illustri che avevano accolto la sua impresa con smodate manifestazioni di plauso. (…) Andò in Oriente, fece un lungo giro nei Balcani, tornò a Parigi, nel Belgio, in Germania, in Austria. La fortuna e i grandi successi arrisero di bel nuovo al magnifico attore che aveva conosciuto i vertici della gloria. Ma nei suoi viaggi, nelle sue peregrinazioni attraverso l’Europa e fin nelle remote regioni del centro America, egli non sapeva allontanare da sé la visione nostalgica del suo bel teatro di Roma, del suo Valle, della sua povera Casa di Goldoni! »

Nel gennaio del 1919, Ermete Novelli, trasportato a Napoli agonizzante da Benevento, moriva nella sua casa di via Chiaia 156, accanto al Teatro Sannazaro. Qualche mese dopo la sua morte, in una Galleria di via dei Mille, furono venduti all’asta i suoi  mobili, i suoi quadri, le sue collezioni “goldoniane”, i suoi tanti oggetti d’arte: ultimi di quelli che avevano sfarzosamente arredato la casa di Venezia e il villino “Olga” di Rimini, chiamato così in omaggio alla seconda moglie Olga Giannini.

Di Ermete Novelli al “cinematografo” nel prossimo post…