Musidora la dixième muse, un film de Patrick Cazals

Première apparition de Musidora sur la plage du Tréport (Musidora la dixième muse, 2013)
Première apparition de Musidora sur la plage du Tréport (Musidora la dixième muse, 2013)

Votre nom et prénom habituels? — Musy.
Votre petit nom d’amitié? — Le même.
Le prénom que vous auriez préféré? — Le mien.
Lieu et date de naissance? — Mon acte de naissance porte une date que je ne suis pas obligée de croire.
Quel est le premier film que vous avez tourné? — J’ai oublié le titre.
De tous vos rôles, quel est celui que vous préférez? — Le dernier.
Aimez-vous la critique? — Quand c’est moi qui critique, naturellement.
Avez-vous des superstitions? — Comme tous les gens de théâtre.
Quel est votre nombre favori? — 9, parce que je peux le lire à l’envers.
Quelle nuance préférez-vous? — Les couleurs n’ayant de valeur que par rapport les unes aux autres, je les aime toutes également.
Quelle est la fleur que vous aimez? — Celle dont le nom m’est inconnu.
Votre parfum de prédilection? — L’odeur du bord de la mer au printemps.
Fumez-vous? Une fois par an.
Aimez-vous les gourmandises? — Depuis la guerre il n’y a plus de gourmandises.
Lesquelles? — Toutes celles de Madame Tartine dans les images d’Epinal.
Votre devise? — Il n’y a que la minute présente qui compte.
Votre ambition? — He n’ai pas une ambition, j’en ai cent.
Votre héros? — Lui (Harold Lloyd n.d.c.), Charlot, Lucien Guitry, Max Dearly.
A qui accordez-vous votre sympathie? — Je ne comprends pas?
Avez-vous des manies? — Un million au moins.
Etes-vous fidèle? — A qui? A quoi?
Si vous vous reconnaissez des défauts… quels sont-ils? — Ceux que les autres me reconnaissent.
Si vous vous reconnaissez des qualités, quelles sont-elles? — Celles que les autres m’accordent.
Quelles sont vos auteurs favoris, écrivains, musiciens? — Pierre Louÿs, Colette, Sacha Guitry, Pierre Benoît, Maurice Magre, parce que je les connais tous autrement que par leurs livres.
Votre peintre préféré? — Domergue s’il fait mon portrait; Zuloaga, même s’il ne le fait pas; Vélasquez, qui ne pourra jamais le faire.
Votre photo préférée? — Celle-ci.
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(Musidora – Petit  recensement artistique et sentimental, Cinémagazine n. 16, du 6 au 12 mars 1921)

Actrice majeure du cinéma muet, révélée par les films de Louis Feuillade: Les Vampires et Judex, Musidora était d’abord une femme libre, aux talents exceptionnels, l’une des cinéastes pionnières du cinéma, notamment grâce aux tournages de plusieurs de ses films en Espagne. Amie intime de Colette comme de Pierre Louÿs, égérie des surréalistes puis des militantes féministes des années 1970, chanteuse et danseuse de revues, peintre, écrivaine, Musidora a été l’une des collaboratrices de la première heure d’Henri Langlois lors de la création de la Cinémathèque Française.

Musidora la dixième muse, film documentaire de Patrick Cazals, permet de redécouvrir cette artiste devenue l’un des grands mythes du cinéma français. De nombreux documents inédits (extraits de films grâce au partenariat de la Cinémathèque française et aux documents fournis par Gaumont-Pathé Archives et la Radio-Télévision Suisse Romande), des collections de photos, manuscrits, affiches, figurent aussi dans ce film grâce à la famille de Musidora, à l’auteur du film et à des collectionneurs privés.

Musidora la dixième muse est disponible en DVD: Les Films du Horla

Tolstoï cinématographié pour la première fois

Tolstoï et sa sœur
Tolstoï et sa sœur, Yasnaïa-Poliana 1908

Paris, 29 Septembre 1908. Décidément, nos reporters cinématographistes français tiennent à se classer près de leurs confrères photographes et interviewers à la meilleure place. Les voici devenus « annalistes » puisqu’ils enregistrent des documents historiques. Témoin notre ami M. de Bellair qui vient d’avoir la rare fortune de cinématographier Tolstoï dans le cadre de sa propriété de Yasnaïa-Poliana, en Russie, parmi les siens, le jour du fameux jubilé qui a valu au grand écrivain social l’hommage enthousiaste de l’humanité qui pense.

Nos félicitations à M. de Bellair pour la contribution qu’il apporte ainsi à l’histoire et la joie qu’il causera à tous les amis de Tolstoï.
(Tolstoï cinématographié par un Français, Ciné-Journal)

Due film di Francesca Bertini disponibili online

… gratis! Grazie al lavoro dell’Eye Film Instituut Nederland, la Cinémathèque Royale de Belgique, e l’European Film Gateway. Complimenti a tutti.

L’amazzone mascherata (Celio Film 1914) messa in scena di Baldassarre Negroni; operatore Giorgio Ricci; interpreti principali Francesca Bertini, Alberto Collo, Emilio Ghione, Teresa Martini.

Francesca Bertini, Emilio Ghione, L'amazzone mascherata (Eye Film Instituut Nederland)
Francesca Bertini & Emilio Ghione, a cavallo (L’amazzone mascherata, Eye Film Instituut Nederland)

Argomento: Una vita di intenso amore, vissuta da giovani sposi e dedita al bene dei miseri e dei derelitti, spezzata dall’infamia di ospiti esotici; un avvenire di onore e di gloria per il giovane ufficiale del nostro esercito infranto dalla mendace accusa del più vile ed obbrobrioso dei tradimenti quello della sua patria; l’eroismo della donna che, sospinta dall’affetto per il marito invasa da ardente passione per le sue immeritate sventure giura a se stessa di ridonarlo alla libertà ed alle supreme gioie dell’amore, e, guidata dal fine intuito del suo sesso, si lancia nei vortici dei circoli equestri degli accampamenti zingareschi, dei viaggi disagiati, delle lotte con polizie straniere, degli agguati, delle minacce, degli applausi scenici, ora incognita e celata sotto misteriosa maschera, ora scoperto il viso fulgente di bellezza, afferra le tracce del delitto, le segna, le svela e trionfa! Ecco la trama di questo dramma grandioso intessuto di affetti purissimi, di sante passioni, di nobili abnegazioni compendiato nella luce che risplende ed emana dall’eterno femminile e che la Celio Film ha messo in scena con vero intelletto artistico affidandone l’interpretazione ad una diva della cinematografia, a Francesca Bertini. (da una locandina d’epoca)

Link per vedere il film qui

Diana l’affascinatrice (Caesar Film 1915) messa in scena di Gustavo Serena; soggetto di Renzo Chiosso; operatore Giuseppe Alberto Carta; interpreti principali Francesca Bertini, Gustavo Serena, Carlo Benetti, Alfredo de Antoni.

Francesca Bertini (Diana l'affascinatrice, Cinémathèque Royale de Belgique)
Francesca Bertini (Diana l’affascinatrice, Cinémathèque Royale de Belgique)

Argomento: Diana è un’avventuriera, assoldata da uno stato nemico, con l’incarico di sottrarre dei preziosi piani di fortificazioni militari, custoditi dal capitano Newse. L’affascinante Diana riesce ad entrare in intimità con l’ufficiale e ad impadronirsi dei documenti, ma, innamoratasi anche lei, rinnega il suo ignobile mandato e preferisce, per salvare il disonore dell’uomo che ama, scomparire per sempre. (da una locandina d’epoca)

Link per vedere il film qui.

Buona visione!