Mister Wu (1927) di William Nigh

mister_wu_posterMalgrado il successo riportato ovunque, il notissimo lavoro di Harold Owen e Harry M. Vernon possiede tutte le caratteristiche del drammone da arena, costruito con l’unico evidentissimo scopo di épater les bourgeois. Tali caratteristiche, che vengono poi a costituire l’errore fondamentale del lavoro teatrale, sono del tutto scomparse nella riduzione cinematografica: merito personale del regista William Nigh il quale ne ha trattato la materia in modo impareggiabile.

Palesemente preoccupato di esteriorizzare il dramma, di rendere con le immagini quello che altri aveva reso con le parole, il Nigh, ha fatto di un lavoro teatrale un lavoro squisitamente cinematografico, imperniato esclusivamente sull’espressione. Le didascalie difatti sono ridotte al minimo; e a dir la verità anche di quelle poche non se ne sente un eccessivo bisogno.

La sceneggiatura è un modello di abilità; e la trasposizione cinematografica mirabile per equilibrio e misura.

Le situazioni brutali, violente, tragiche (teatrali, in una parola), sono sfiorate (e non trattate) con mano maestra. Si sorvola su quanto potrebbe scuotere gli spettatori. Per esempio: l’uccisione del servo che si vede appena; la morte di Nang Ping che s’indovina; il ferimento di Wu che si intravede. Di Basil che attende il supplizio e della ragazza prigioniera si ha un semplice accenno, magistrale nella sua brevità. Persino la rivelazione della maternità di Nang Ping s’intuisce, dato che nessuna didascalia la preannuncia.

La tecnica è impeccabile. Fotografia sorprendente, meravigliosi effetti di luce-ombra; suggestive inquadrature; ottime panoramiche; belle dissolvenze; intelligenti iridi. Sontuosa e spesso artistica la messa in scena; buona la recitazione di tutti, notevole in special modo per ciò che riguarda Lon Chaney equilibrato e compostissimo.

Film disponibile in DVD Warner Archive Collection (la colonna sonora è… meglio che non dica niente, lascio a voi, forse vi piace).

Films of the Future

Thomas H. Ince
Thomas H. Ince

“ The immediate need of motion pictures,” said Thomas H. Ince, the well-known producer, in a recent interview, “ is of production—the story, actors, settings. Advancement along technically artistic lines has been so great, it is hard to conceive of much improvement. I see no reason why,” he went on, warming to his subject, “ a single motion picture production shouldn’t have as long a run as a popular play on the legitimate stage. And it’s simply a matter of a short time until that will be the case. Griffith did it with his ‘Birth of a Nation’—”

“ And what about your own ‘Civilisation’ ?” he was asked.

“ Yes,” he admitted, “ but that was largely spectacular in its appeal. I’m trying, now, to make the same sort of success with human interest pictures. And when the amusement seeking public awakens to that fact—that the producer is striving to give it the same satisfaction on the screen—then will a several months‘ run for a single picture be quite the usual thing. Picture making calls for an enormous expenditure of money. The exhibitor’s profits, as you know, are immense. The public must be made to realize that not until a goodly share of the gain returns to the producer, can the ultimate perfection of the picture be reached. After all it’s simply a matter of the education of the individual. The old idea that a moving picture is a fairy tale, springing out of the vague nothingness, must be replaced by the knowledge that the industry is a vital one, sponsored by business men—men who are expending their best efforts for the advancement of the art.”

(Picture Show, London, April 10, 1920)

Dossier Cabiria Quinto Episodio

Paris, 13 novembre 1931
Paris, 13 novembre 1931

Paris le 13 novembre 1931. Cher Monsieur Pastrone,

Je vous confirme ma lettre d’hier et suis impatient de vous lire car à l’issue d’entrevues avec de nouveaux clients je crois devoir vous confirmer la nécessité de synchroniser le film sur pellicule afin de pouvoir en tirer un parti intéressant.

(…)

On pourrait obtenir je crois le prix de 5.000 dollars pour l’exclusivité et probablement cet acheteur prendrait également la Belgique, mais tout ceci à condition que le film soit sur pellicule…

Paris, 8 février 1932
Paris, 8 février 1932

Paris, le 8 février 1932. Cher Monsieur Pastrone,

Vous devez vous demander si je vous oublie pas! N’en croyez rien, mais la transposition du son de la bobine Cabiria ainsi que l’élaboration du contre type et le montage de la bobine ont demandé un certain temps et n’ont été terminés que samedi.

J’ai passé cette bobine, le contre type est bien, la fenêtre moviétone ne nuit pas du tout aux scènes, et cependant souvenez vous que c’est dans cette partie qu’il y a les chants du Temple de Moloch où le premier chanteur est au milieu, mais cela ne décale pas.

La sonorisation est bien rendue, mais peut-être un peu faible à coté du disque, l’ingénieur cependant m’a dit l’avoir fait intentionnellement pour ne pas amplifier les bruits du fond, mais que pour les autres bobines il sera possible si je le désire, d’augmenter les volumes.

D’autre part j’ai pu intéresser un Etablissement des Boulevards, plus exactement c’est le Rialto, Fg Poissonnière coin du journal Le Matin, qui a voulu voir le film avec les disques, car j’avais l’espoir que s’il pouvait le passer en exclusivité, avec le montant de cette location j’aurais pu faire transposer la copie sonore sur pellicule…

Paris, 10 mai 1935
Paris, 10 mai 1935

Paris, le 10 mai 1935. Cher Monsieur Pastrone,

Il y a bien longtemps que je n’ai eu le plaisir de vous lire et je vous écris ce jour pour l’affaire Cabiria car j’ai pu, enfin obtenir du liquidateur la continuation de l’exploitation, laquelle d’ailleurs est à peu près nulle, maintenant, personne ne voulant plus de films sonores.

Au moment de la faillite au cours de l’année dernière j’ai pu, ainsi que je vous l’avais écrit, retirer les copies et de la publicité de chez Coopera.

Vous trouverez ci-inclus, les différents comptes d’exploitation:

(…)

Je n’ai pas jugé utile de vous donner tous les détails du montant des frais déboursés, mais je puis vous l’adresser si vous le désirez.

Il y a un tas de petits frais, mais ce qui compte surtout ce sont les factures payées à la Transoceanic et la transposition du son des disques sur la pellicule, qui avait été fait au début.

J’espère que vous serez bien d’accord avec le contenu de la présente et que je pourrai sous peu vous lire, sinon vous voir à Paris.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer Cher Monsieur Pastrone, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Marcel Vauconsant

Alla prossima con: Perché non possiamo vedere il restauro (del 2006) di Cabiria in DVD (o Blu-ray).

Non mancate!