On tourne, janvier 1927

Mlle Jacky Monnier, Wanda Zalewska dans Le Joueur d'échecs.
Mlle Jacky Monnier, Wanda Zalewska dans le Joueur d’échecs.

Jacques Feyder va porter à l’écran la nouvelle œuvre de Pierre Benoît: le Roi lépreux. Il tournera en Indochine et aux ruines d’Angkor, et le metteur en scène s’est embarqué le 30 décembre pour l’Extrême-Orient, afin d’étudier sur place les possibilités de réalisation. Et, sans doute, nous reverrons Jacques Feyder avec le casque colonial, qu’il portait déjà lorsqu’il tourna l’Atlantide aux confins du Sahara.

Dans les scènes finales de la tragédie cinégraphique de Roger Lion, les Fiançailles rouges, un des héros du film doit se porter au secours d’un de ses camarades par une mer absolument démontée. Le réalisateur exigea que cette scène ne fût pas truquée, mais ceci n’alla pas sans inconvénients. Le rôle était  tenu par Jean Murat. Celui-ci, qui est un nageur émérite, faillit cependant y trouver une fin tragique, car la mer était tellement houleuse qu’à plusieurs reprises le sympathique artiste disparut pendant de longues minutes de la vue des opérateurs. Roger Lion déclara enchanté, car le réalisme de sa scène était des plus exacts. C’est, d’ailleurs, un des passages les plus émouvants de sa dernière production.

Le travail du studio n’empêche pas nos cinéastes d’avoir l’esprit caustique. Un jour, comme Jacques de Baroncelli priait son aimable collaborateur Gys d’aller réclamer au régisseur un « homme de barre » pour relever le matelot de service sur la passerelle du torpilleur Cavalier… Milva, l’assistant, ajouta cette utile recommandation: « Spécifiez bien qu’il ne s’agit pas d’un barman! »

C’était pendant la réalisation de la Femme nue. Léonce Perret, qui n’est pas seulement un grand réalisateur, mais un peintre de talent, s’était amusé, pendant les rares instants de repos, à peindre les magnifiques paysages qui s’offraient à ses yeux. L’œuvre terminée, sur la demande de ses collaborateurs, elle fut mise aux enchères au cours d’une soirée de bienfaisance organisée au Négresco. Elle atteignit le prix de 12.000 francs, que Perret s’empressa de verser aux bonnes œuvres du pays.

Au studio de Joinville, André Hugon a comencé à tourner le film qu’il a tiré du célèbre roman de José Germain et Guérinon: A l’Ombre des Tombeaux. La distribution comprend: Régina Thomas, dans le rôle de Djahila; Georges Melchior, dans celui de Darsac; Camille Bert, le major Hoburg; Mme. Lenoir, rôle de Noudra. Grâce à des accords spéciaux, Bernhard Loetzke viendra à Paris pour interpréter le rôle de Nikil.

André Roanne tourne actuellement au studio des Cigognes les intérieurs de Vite, embrassez-moi, une comédie dont il sera le principal protagoniste. On verra, dans ce film, le plus long baiser d’écran qui ait jamais été échange. Il mesure plusieurs dizaines de mètres en premier plan. Voilà une scène qui risquera fort d’être coupée par la censure japonaise, impitoyable sur le chapitre des baisers…

Nous avons peu d’artistes cinématographiques en France, parce que nous ne cherchons pas. C’est ainsi qu’on s’aperçoit, lors des débuts d’un acteur dans un rôle, qu’on aurait pu, maintes fois, faire appel à ses qualités et à ses dons. Mme. Charles Dullin abordait, pour la première fois, le studio dans le Joueur d’échecs. Elle a animé le personnage de l’impératrice de Russie, la grande Catherine II, au caractère étrange, fantasque et puissamment énergique, avec une autorité, une vérité et un talent qui ont fait l’admiration de tous. Mme. Charles Dullin, espérons-le, n’en restera pas là.

Au moment où le Joueur d’échecs va être présenté au public, il nous a paru véritablement utile de mentionner le nom de Mlle. Lily Jumel, que certains de nos confrères ont paru oublier. Mlle. Lily Jumel fut l’assistante, pour la partie artistique, de Raymond Bernard. Collaboratrice de la première heure, elle sut réunir autant de goût que d’intelligence tous les documents concernant les costumes, les décors, les coiffures et le mobilier. M. Raymond Bernard ne tarit pas d’éloges sur le travail de Mlle. Lilly Jumel. Du reste, Mlle. Jumel n’en est pas à son coup d’essai. Elle a l’habitude de jouer la difficulté. Ne débuta-t-elle pas dans la mise en scène côtés d’Henry Roussell, pour la réalisation de Destinée? Le Joueur d’échecs achève de la classer parmi nos meilleures assistantes et elle n’en restera pas là.

Miss Edna Purviance, la célèbre partenaire de Charlie Chaplin est actuellement en France. Elle est venue chez nous pour tenir le rôle de la reine Silistrie dans Education de Prince, que réalise Diamant-Berger pour Aubert. La charmante star se déclare enchantée de tourner chez nous. Lorsque les extérieurs seront terminés, elle séjournera à Paris pour réaliser les intérieurs en studio.

Dolly Davis a commencé à tourner les intérieurs du film la Petite Chocolatière, sous la direction de René Hervil. Ce personnage conviendra particulièrement à la créatrice de tant de rôles charmants, qui personnifie si bien à l’écran la grâce et l’élégance parisiennes.

Marco de Gastyne, qui tourne Mon cœur au ralenti, d’après le roman de Dekobra, se désolait de ne pouvoir trouver un artiste dont le type s’adaptât exactement au personnage de Collins, le détective privé de l’héroïne du film, Mrs Turner. Il se souvint, heureusement, que le metteur en scène anglais Leroy Granville, le réalisateur de Lady Harrington, réunissait au plus haut point les qualités cherchées. Et, sur la demande de son confrère français, Leroy Granville, avec la meilleure grâce du monde, abandonna, pour un moment, le montage de son dernier film et campa de main de maître, si l’on peut dire, la silhouette d’un Collins criant de réalisme et de vérité.

Analisi del 2014

I folletti delle statistiche di WordPress.com hanno preparato un rapporto annuale 2014 per questo blog.

Ecco un estratto:

La sala concerti del teatro dell’opera di Sydney contiene 2.700 spettatori. Questo blog è stato visitato circa 28.000 volte in 2014. Se fosse un concerto al teatro dell’opera di Sydney, servirebbero circa 10 spettacoli con tutto esaurito per permettere a così tante persone di vederlo.

Clicca qui per vedere il rapporto completo.

La via del male

Fantomas V Serie: Il falso magistrato (1914)
Fantomas V Serie: Il falso magistrato (1914)

Un’ottima disposizione della censura.

Torino, dicembre 1914. L’Ufficio Centrale di Revisione Cinematografica del Ministero dell’Interno, rende noto a tutte le Case fabbricanti di films di astenersi dal presentare alla Censura, per il visto di approvazione, tutti quei lavori sullo stile di Fantomas, Rocambole, Zigomar e simili, perché verranno d’ora innanzi senz’altro vietati.

E noi plaudiamo sinceramente a questa giusta decisione, perché ormai tutte le Case, seguendo una deplorevole pista, si erano date al genere avventuroso e poliziesco, screditando la nostra produzione sia in Italia che all’estero.
(La Vita Cinematografica)

La censura cinematografica in un articolo della Gazzetta del Popolo

Torino, 31 gennaio 1915. D. C. Eula, in un suo lungo articolo, comparso nella Gazzetta del Popolo del 14 Gennaio, prospetta al pubblico la questione di ciò ch’egli chiama tardivo, ma saggio provvedimento: la draconiana proibizione, cioè, d’ogni lavoro sullo stile di Fantomas, Rocambole, Zigomar e simili. Pur consentendo in massima a talune buone ragioni e lodevoli apprezzamenti dell’articolista, siamo costretti ad alcune obiezioni di carattere sostanziale: obiezioni che ci sono dettate dalla lunga pratica dell’industria e del mondo cinematografico.

Il ritenere dannose per la gioventù le cinematografie, fatte a base di coltello o di adulterio, è quanto altra volta noi stessi abbiamo sempre convenuto, tanto più se tale genere di spettacoli non sia informato a nessuna ragione artistica e non esca perciò dall’ambito del volgare romanzo di appendice. Ma il signor Eula non ha certo notato, nella sua lunga disquisizione — ci permetta di dirlo — un poco preconcetta, che il provvedimento della censura non si arresta alle eccezioni, ma abbraccia tutto quel genere di spettacoli che non sono punto delle riproduzioni volgari del delitto o del male se pure il delitto o il male c’entrino come supplementi, e assume così l’aspetto di una rigorosa limitazione alla fantasia degli autori, tale da rendere non lievemente arduo il loro compito e quello dei direttori stessi.

E, poiché egli considera la questione anche dal punto di vista antropologico-criminale, ci permettiamo di far osservare al Sig. D. C. Eula che talvolta indicare anche al fanciullo la via del male può essere elemento necessario se non indispensabile per insegnargli a sfuggirla. Tutto sta nel come il soggetto, che può — ne conveniamo — riuscire altrimenti dannoso, viene svolto dalla perspicacia dell’autore.

È ovvio che il portare sullo schermo, come del resto sulla scena, il tipo tradizionale del delinquente in opposizione al tradizionale tipo dell’eroe, se quest’ultimo, nello svolgimento della sua parte è messo in tal luce da renderlo caro e simpatico agli occhi del pubblico, l’antagonista sarà senza dubbio destinato al disprezzo del pubblico stesso. Chi non ricorda nel nostro buon vecchio teatro popolare l’indispensabile tipo del tiranno? E chi non ricorda l’ira dell’auditorio sempre rivolta contro di lui?

Le buone folle dei tempi passati non attendevano forse all’uscita del teatro l’attore che aveva rappresentato la parte truce del dramma per rivolgerli, dimenticando che la sua personalità antipatica di delinquente cessava nel momento in cui egli lasciava il palcoscenico, le espressioni più o meno tangibili del proprio disprezzo? Se quella folla appariva indignata a tal punto contro l’autore del delitto, come si può pensare seriamente che essa potesse trarre dall’audizione del dramma l’ammaestramento d’imitare il delitto stesso?

E crede il Sig. Eula che il pubblico del cinematografo sia molto diverso da quello dell’Arena?

O, poiché i prezzi dell’uno non sono dissimili da quelli dell’altra, non crede piuttosto che l’uno e l’altro si equivalgano almeno?

Ma non vogliamo aver l’aria di fare dell’inutile accademia e tanto meno della polemica: ritorniamo perciò al rigore dell’argomento.

La protesta dei cinematografisti italiani non è vero che sia basata soltanto sullo spirito speculativo dei medesimi, né sarà difficile all’ufficio di censura leggere tra le righe di essa qualche cosa che è sfuggito al nostro egregio collega. Questo qual cosa è appunto un certo malumore verso il Governo che colpisce continuamente la nostra industria stessa fosse un male anziché un bene.

Non dimentichi il Sig. Eula che la proibizione attuale viene a poca distanza dell’altro provvedimento, che non parve meno eccessivo, della tassa sui cinematografi. Tutto ciò che cosa prova? Che si vuole, anziché agevolare, nuocere alla cinematografia e non si comprende o non si vuol comprendere che tale industria, avendo posto in Italia profonde radici, non si può ostacolarla senza venir meno ad un interesse veramente e propriamente nazionale.

Riepilogando: Non abbiamo nulla in contrario a che anche il recente provvedimento in massima rimanga; quello che ci preme invece è che sia emanato in modo meno vasto, e cioè che pur rimanendo l’usbergo alla morale, così validamente patrocinata dal Sig. Eula, non tolga per questo quella libertà di pensiero, d’azione e di fantasia che sono patrimonio indispensabile della troppo affannata classe dei soggettisti.
(La Cinematografia Italiana ed Estera)