Cinelandia 5 marzo 1928

Leda Gys

Italia

Il ritorno di Ady Floria. È corsa la voce, raccolta da alcuni giornali, che la distinta signora Ady Floria la quale già lavorò in cinematografia e che ebbe entusiastiche accoglienze quando a Parigi si proiettò il suo film Piccola Monella, il cui commento musicale fu espressamente composto dal compianto M° Enrico Toselli, ha intenzione di ritornare all’arte sua prediletta. Da informazioni assunte ci risulta che realmente la graziosa attrice rientrerà in Cinematografia nella primavera prossima e, si dice, con un lavoro nel quale la sua distinzione di artista e il suo finissimo buon gusto di donna elegante avranno un magnifico rilievo.

Francia

Una troupe sotto una valanga. Un grave sfortuna è capitato ad una troupe che girava nella Savoia il film Tourbillon de Paris. Tutti gl’interpreti vennero travolti da una valanga.
La slitta che trasportava Julien Duvivier, metteur en scène, l’operatore Guychard, gli artisti Léon Mary e Gaston Jacquet è ritornata. Duvivier ha dovuto essere trasportato d’urgenza all’ospedale. I compagni se la son cavata con una forte dose di spavento.
Il lavoro, per conseguenza, è stato interrotto, e verrà ripreso a giorni.

L’Occidente. Nello stabilimento della nota Société des Cinéromans si sta girando L’Occidente, tratto dal dramma omonimo di Enrico Kistemaeckers. Si parla di una messa in scena veramente eccezionale. Dirige il lavoro Henri Fescourt. Gli interpreti principali sono Claudia Victrix e Jaque Catelain.

Odette trionfa a Parigi. Alla presenza della stessa Francesca Bertini, che è stata salutata dal pubblico con un’ovazione interminabile, è stato presentato, alcuni giorni or sono, sullo schermo del cinema Le Paramount, la nuova versione di Odette.
Entusiasmo indescrivibile per la nostra stella.
Calorosi applausi sono stati tributati al direttore del film Luitz-Morat e al primo attore Warwick Ward.

Tarakanova. Nome curioso ed enigmatico imposto al film che sta girando Raymond Bernard.

La piccola venditrice di fiammiferi. È il nuovo film che girerà quanto prima Jean Renoir nello stabilimento del Vieux-Colombier. Renoir si ripromette con questo suo nuovo lavoro di valorizzare al massimo l’espressione del volto umano.

Scampolo di Augusto Genina è attesissimo a Parigi.
I giornali già danno larghi particolari sulla realizzazione di questo film, e accennano al sicuro successo di esso, essendo il direttore apprezzatissimo per altri suoi lavori, e godendo Carmen Boni, protagonista di Scampolo, una simpatica popolarità fra il pubblico parigino.

Russia

Assia. Trattasi di un film che riassumerà la vita del celebre Tourgeniev. Attualmente si sta girando a Leningrado dal metteur russo Alexander Iwanowsky.

Un film documentario su Leone Tostoi verrà pure quanto prima presentato al pubblico russo.

Nos metteurs en scène: Abel Gance

En tournant Au Secours! Abel Gance et Max Linder
En tournant Au Secours! A gauche, au premier plan: Gance. A droite, regardant dans l’appareil: Max Linder.

Au milieu de l’indifférence de toutes les personnes présentes, un infortuné petit canard, que Max Linder venait de mettre pendant quelques secondes dans sa poche pour les nécessités de son rôle, se promenait en paillant son désespoir dans le studio: il était à moitié étouffé, mais personne ne s’en occupait.

Abel Gance, le metteur en scène, qui réglait un détail d’éclairage, se retourna soudain et regarda longuement le petit canard; puis il dit doucement:

— Il faut le lettre dans l’eau tout de suite…

Ne trouvez-vous pas ces simples paroles, cette pitié attentive pour une petite bête, dépeignent mieux que ne pourrait le faire une longue dissertation, la bonté et la douceur de celui dont j’ai entrepris de vous donner une idée exacte?

Bon et doux, Abel Gance l’est profondément, et il faut surtout le voir travailler avec des enfants comme interprètes pour s’en rendre compte: jamais il ne crie, il joue avec eux pour les… apprivoiser et trouve tout se suite le mot, la caresse qui leur donne confiance.

Cele ne veut pas dire qu’il manque d’énergie, loin de là: il possède une personnalité originale et puissante, mais il l’impose sans heurts, par persuasion plutôt que par violence. Il n’est pas de ceux qui se retranchent derrière leur expérience, leur responsabilité et l’autorité découlant de leur fonction, pour exiger des interprètes une soumission absolue. Au contraire, il discute, consent à essayer leur manière; puis il revient à la sienne et, à la projection, il est bien rare que la manière Gance ne soit pas jugée sincèrement la meilleure.

Il agit de même avec ses opérateurs, avec ses régisseurs: on ne sent jamais la main de fer du tyran, mais le cerveau lucide du chef qui sait se faire obéir et comprendre sans froisser ceux qui l’entourent.

On a souvent représenté Gance — sans doute sur la foi de confrères jaloux et envieux — comme un insupportable « poseur », jouant au génie qui plane au-dessous des médiocrités humaines, laissant de temps en temps tomber par condescendance une parole méprisante. Rien n’est plus faux.

Gance est au contraire, l’homme plus simple, le plus modeste qu’il y ait: toujours accueillant et gai, il n’a rien du « grand homme » pontifiant au milieu d’un cercle d’admirateurs éperdus. Il met volontiers « la main à la pâte », parle aux machinistes at aux électriciens avec politesse, et ne se croit pas déshonoré parce qu’il a mis lui-même une lampe en place ou transporté un accessoire.

Les attaques, parfois violentes, dont il est l’objet, le peinent profondément; sa sensibilité d’homme bon et de poète est choquée par les méchancetés, les haines envieuses qui rampent autour son talent.

… Mais, je m’aperçois que je vous parle beaucoup de l’homme, et pas du tout du metteur en scène…

Est-ce bien utile, et l’un n’est-il pas le reflet de l’autre?

J’accuse, n’est ce pas — si j’ose faire cette comparaison — l’histoire amplifiée du petit canard?

Dans cette œuvre, Abel Gance s’est penché sur la souffrance infinie de milliers de soldats, avec la même bonté profonde qu’il a mise à soulager le canard; il a étudié pas la marche de la douleur dans l’âme d’un être innocent, sensible et doux comme il l’est lui-même, le martyre d’un poète forcé de devenir une brute, de tuer, de faire souffrir, et cette simple étude d’un malheur anonyme au milieu de tant de deuils, était plus émouvante que le drame e plus savamment charpenté.

On a reproché à La Roue de reposer sur un scénario enfantin, vide, dépourvu d’action.

L’action, telle qu’on la conçoit généralement, est-elle donc indispensable? Et le calvaire, lentement gravi, d’un homme pris volontairement parmi les plus humbles, n’est-il pas aussi beau, aussi capable d’émouvoir, même s’il ne se passe à peu près rien autour, que d’autres martyres plus « photogéniques » mais plus factices?

Du reste, au risque de déchaîner les sombres fureurs de ceux qui ont décrété que La Roue est un film « rasoir, anti-commercial, et qui ne plaît pas au public » je tiens à déclarer que j’ai été revoir La Roue dans un établissement populaire, fréquenté par des ouvriers et de petits employés (je puis même vous le nommer: c’est le Voltaire-Palace, rue de la Roquette), et j’ai vu ceci de mes propres jeux: une salle comble tous les soirs pendant les trois semaines que dura la projection du film; tous les soirs des applaudissements ont salué l’œuvre; j’ai prêté l’oreille aux réflexions de mes voisins, et je n’ai entendu, parmi le vrai public, que des éloges, des paroles émues sans la plus légère critique; j’ai vu, de mes yeux, vu, plusieurs hommes pleurer.

Il faut donc croire que le film « rasoir, au scénario enfantin » est capable de plaire au public.

Toutes les œuvres de Gance ont été critiquées; vous souvenez-vous de la violente et haineuse campagne que suscita La Dixième Symphonie, « œuvre d’un esthète inaccessible au public?

Et La Zone de la Mort? Mater Dolorosa?

Et puis, l’apaisement se fait; le public, seul juge impartial et sincère, voit l’œuvre tant décriée. Et… quelques années après, on réédite La Zone de la Mort, J’accuse, et les autres. Ce n’étaient donc pas de si mauvais films? Cela plaît donc tout de même au public puisque l’éditeur risque les frais d’une seconde édition?

L’œuvre de Gance est immense; et elle ne fait que commencer. Laissons-le travailler en paix sans lui faire mille reproches dont le public fait justice.

Sa biographie? Qu’est-ce que cela peut vous faire?

Tout « lui » tient dans son œuvre cinématographique et poétique. Sa naissance, ce qu’il fit avant d’aborder le cinéma, tout cela est de bien peu d’importance, en regard de son passé de metteur en scène.

Pou finir, voici ce qu’Abel Gance dit volontiers du cinéma:

« Mon opinion générale du cinéma est qu’il renferme une telle puissance d’évocation qu’il doit apporter aux hommes fatigués, lassés, écœurés parfois de leur labeur quotidien, un réconfort et des satisfactions intimes de repos et de joie… Je pense qu’il est possible d’émouvoir les cœurs à tel point qu’ils puissent enfin comprendre la grande merveille de la vie: la sérénité ».

Jean Eyre
(Mon Ciné, Paris, 14 Février 1924)

Autobiografia di Ferdinand Guillaume alias Polidor

Polidor

Cinquecento ne ho girate; sì, dico, di comiche finali durante i dodici anni della mia carriera di comico cinematografico. Cinquecento, una più incoerente, scema, gustosa e ridicola dell’altra. Si sa, allora era d’obbligo asciugare le copiose lagrime del pubblico dopo i drammoni a base di svenimenti, omicidi, singhiozzi delle dive e dei divi: era d’obbligo fargli ritornare il sorriso sulle labbra, riconfermargli che non aveva poi speso troppo male il suo denaro e riconciliarlo, nel tempo stesso, con la vita. Bisognava assicurarlo che oltre alla tristissima, disperata vicenda a cui aveva assistito, riempiendo di generose lagrime e di rumorose soffiate di naso il suo fazzoletto, esisteva pure un altro genere di guai e di avventure entro cui Polidor cercava di divincolarsi per uscirne meglio che fosse possibile, ma senza cavarci gran risultato. Si trattava della suocera, del padrone di casa, del macellaio, del creditore, dell’agente delle tasse con cui Polidor doveva fare i conti a base di capitomboli collettivi, scodelle di panna montata lanciate in faccia, corse affannose lungo i marciapiedi, agguati a tutti i cantoni e finali sotto le sottane della nonna o fra le gambe del ferocissimo padre della fanciulla amata.

E il pubblico se la rideva; se la rideva a tutte ganasce, dimenticando tristezze e lagrime, faceva tremare la volta del cinema e scricchiolare quella delle poltrone, usciva dalla sala, insomma, divertito, soddisfatto e ben disposto verso l’avvenire.

— Ma allora — voi mi direte — tutto l’effetto drammatico e principale del film, il motivo insomma per cui i produttori avevano speso e rischiato, i soggettisti, sudato al loro tavolo durante le lunghe veglie notturne, e gli attori sofferto e vissuto dinanzi allo schermo, andava a farsi benedire! Certo era molto più divertente, allora, vedere il pubblico per tre buoni quarti d’ora fremere e partecipare perfino con grida soffocate all’indirizzo dei protagonisti a base di: « Assassino! Vigliacco!… No, no Clotilde non accettare!… Presto, presto!… È lui il colpevole!… Saverio!… » e nell’ultimo quarto d’ora della comica finale, rotolarsi e finire sotto le poltrone; che assistere, oggi, ad uno spettacolo cinematografico dove lo stesso pubblico non ha l’aria di commettere né l’uno né l’altro guaio!

L’unica comica però, la sola forse… che riuscì a divertire anche me, fu certo la mia prima uscita sulla pista del famoso circo equestre Guillaume di cui era stato creatore e proprietario mio nonno. Le nuove generazioni non possono ricordare i fasti del circo equestre di un tempo: le banderuole variopinte, la bizzarria del colori, il movimento delle masse, lo sfolgorio dei costumi, i cavalli, le fiere, gli elefanti ammaestrati, i domatori rutilanti d’oro e di scarlatto, le fruste sibilanti, le musiche, i ginnasti, le cavallerizze in maglia rosa e la segatura. Ebbene io sono nato tra tutto quel luccichio di vetri colorati, a bordo di un enorme carrozzone, il secondo, credo, della lunga fila, su cui era scritto a vistose lettere: « Grande Circo Equestre Guillaume ». Mio padre e mio nonno mi avevano insegnato il mestiere del ginnasta, ma il mio primo debutto fu di uscire, piccolo com’ero, da una delle capaci tasche del costume di mio padre, in piena arena, destando l’immediata e fragorosa ilarità del pubblico.

Ho seguitato, poi, per molto tempo nel circo equestre di mio nonno, il mio mestiere di acrobata comico (perché la comicità è stata sempre la mia passione), producendomi in ogni sorta di esercizi, salti mortali, voli sul trapezio; e il mio nome già cominciava a farsi luce: Ferdinand Guillaume, ginnasta. Lavoravo da solo e in compagnia ed ero diventato un numero di grande attrazione.

Come fu poi che da ginnasta, passai nel 1908 alla Cines con l’agile e intelligente nome di Tontolini è facile ricordarlo. Allora, il genere comico, in cinematografia, esigeva dei provetti ginnasti, i cosiddetti « cascatori », attori che, oltre a possedere la dote di saper far ridere, conoscessero a perfezione anche quella di saper saltare generalmente dalle finestre, per quei motivi indiscutibili a causa delle buone maniere di moda vent’anni fa a cui si attenevano le suocere, i ferocissimi padri e i creditori ostinati e terribili. Evidentemente fui notato dai dirigenti della celebre casa romana venuti ad assistere a uno spettacolo del nostro circo equestre e immediatamente scritturato a condizioni che allora si dicevano vantaggiosissime e che per la storia è bene ricordare che erano… di mille lire al mese.

Con il nome di Tontolini, nome depositato e di cui era proprietaria la Cines, girai le prime scene comiche che ebbero subito un grande successo in quei tempi. Di quei film a corto metraggio come di tutte le mie scene comiche non so se oggi sia rimasta ancora qualche copia. Le poche che possedevo personalmente e le numerose fotografie le perdetti tutte, anni or sono, nel famoso incendio dei Magazzini Gondrand, a Milano, dove avevo depositato tutto il mio bagaglio. Bagaglio che rimpiango profondamente e che avrebbe servito a qualche interessante riesumazione di come, allora, si girava e s’intendeva un film comico. Indubbiamente, oggi il genere è completamente mutato, anche e soprattutto perché il pubblico più esperto e smaliziato ha perduto l’ingenuo e semplicistico interesse con cui seguiva lo spettacolo comico. L’umorismo dei tempi moderni si serve di formule più complicate, certo più intelligenti, dove l’attore è soltanto ed eminentemente attore comico e al cui successo intervengono fattori e formule prese in prestito e sottilmente satirizzate dalla vita di ogni giorno. Macchiette e situazioni sono gli elementi principali di cui si serve l’attore comico moderno, a differenza di una volta in cui solo effetti plateali e qualche volta grossolani costituivano il suo maggior campo di azione.

Non intendo con ciò ripudiare tutti gli anni della mia carriera cinematografica: ogni tempo il suo costume. Ed io ho servito quel costume e quelle regole che allora andavano di moda, non diversamente da molti altri miei colleghi come Robinet e Vaser e altri celebri, quali Cretinetti in Francia, Ridolini in America, benché sorto molto tempo dopo di me, e soprattutto il celebre e indimenticabile amico Max Linder, il comico più interessante dopo Charlot. Abbiamo divertito una generazione di spettatori con i nostri salti, e le nostre smorfie. E ancora oggi ci si ricorda di tutti noi con simpatia e con un leggero sorriso, velato forse di melanconia, poiché gli anni passano per Polidor e per tutti, disgraziatamente, e le risate che si facevano una volta, quelle belle risate a singhiozzo, paonazze e pericolosissime per i cagionevoli di cuore, oggi, non si fanno più.

Tant’è: dalla Cines passai nel 1910 alla Pasquali di Torino, ma non più con il nome di Tontolini, rimasto di proprietà della Cines; ma con il nome, poi diventato celebre, di Polidor.

Da dove io abbia preso questo nome, è una domanda che molti mi hanno fatto.

Niente di trascendentale! Mi ricordavo, chissà perché, di una vecchia commedia francese dove c’era un cameriere duro di orecchi, di nome precisamente Polidor. Me lo infilai dunque come un abito già confezionato: e infine, convenimmo, io e i miei produttori, che Polidor si pronunciava bene e in egual modo in tutte le lingue, indispensabile elemento, allora, in cui il cinema italiano comandava ed era alla testa del mercato mondiale.

Lavorai cinque anni a Torino, fino al 1915, epoca in cui mi trasferii di nuovo a Roma scritturato dalla Tiber e dopo un anno dalla Caesar. Furono gli anni del mio maggior lavoro e insieme del mio più grande successo. Oltre a innumerevoli scene comiche girai anche dei film normali, a lungo metraggio quali Pinocchio, di cui feci una creazione personale, e che mi valse un consenso di pubblico e di critica eccezionali per quei tempi (Cines 1911); Astrea, la donna Maciste e Polidor, il re delle banane, ecc.
(fine parte prima)

Ferdinand Guillaume