A la poursuite de Paris 1900

A la poursuite de Paris 1900 par Nicole Vedrès

C’est dans les caves, les greniers, les cabanes à lapins de Clignancourt, les blockhaus des cinémathèques que nous avons retrouvé les témoignages d’une époque qui a “bougé” entre nos mains…

par Nicole Vedrès

Mais enfin, qu’est-ce que vous cherchez, au juste?  nous demandaient les collectionneurs, les bibliothécaires et autres détenteurs de pellicule, qu’ils fussent directeurs d’Instituts ou revendeurs du marché aux Puces. Qu’est-ce que vous allez faire?

Diable! C’est que nous n’en savions rien. Et puis, à quoi bon demander ce qui n’existe peut-être pas, et pourquoi éliminer à priori ce qu’on n’a jamais vu.

— Nous cherchions tout, n’importe quoi, répondions-nous. On allait faire de petits films — trois ou quatre en principe — avec de vieux burlesques de la belle époque, on s’intéressait aussi, incidemment, aux actualités. — Pas d’autre sujet; pas de programme —. Nous nous aperçûmes vite, d’ailleurs, que les collectionneurs les plus pointilleux ne savaient pas, le plus souvent, ce que contenaient les boîtes généralement rouillés, et qu’ils conservaient dans leurs caves, leurs greniers et même enterrées au milieu des cabanes à lapins dans des jardinets du côté de Clignancourt. Ne possédant point d’appareil de projection, les amateurs se contentent d’accumuler des boîtes où les films sans titre, sans date, sans mention d’aucune sorte (il s’agit de muet, bien entendu) attendent la désagrégation finale. Il y a des exceptions, sans doute. Mais il y en a fort peu. Les cinémathécaires des maisons de production, eux, ont un procedé de classement logique qui était de nature à nous rendre fous — si nous ne l’avions été dès le départ. Par exemple, il y a une rubrique « Vagues » (mes rivières, etc.), ou bien « Abeilles » ou « Catastrophes » (1). Nous étions partis avec un petit stock, pourtant, qui nous avait été fourni par Henri Langlois de la Cinémathèque française. Langlois n’est pas un rationaliste de la classification. Il sait que dans l’état actuel de dissémination des trésors du cinéma français mieux vaut se fier à son instinct qu’à des catalogues. Il est non point un technicien ou un propagandiste du cinéma, mais plutôt un Mahatma. Il nous donna donc sa bénédiction en ajoutant: « Partez et nagez en plein mystère: vous verrez bien à la fin. »

Eh bien, nous avons vu, ou essayé de voir. Etant donné l’état ou se trouvent la plupart des films (actualités ou « feature ») tournés entre 1900 et 1914, notre travail ressembla non pas à celui de monteurs ordinaires, mais à celui de terrassiers quelque peu lettrés et qu’on aurait chargés, après l’incendie de la bibliothèque de Alexandrie, de réunir tant bien que mal les restes afin de constituer un ouvrage de morceaux choisis.

En hommage à Louis Chéronnet et à son merveilleux album, nous nous étions provisoirement baptisés Paris 1900. Le titre nous est resté, bien que le sujet du film, désormais, ne soit plus seulement Paris, et pas très mil neuf cent.

Donc, pendant dix-huit mois, nous cherchâmes à Paris, en banlieue, pendant qu’à Londres, Jacques Borel prospectait admirablement pour nous. Nous ne « visionnions » pas. Le plus souvent, sous l’œil indifférent des gardiens de blockhaus, ou des lapins des cabanes, nous déroulions à la main des kilomètres de pellicule rouillé, effacée, souvent déchirée. Le silencieux Alain Resnais, qui fut notre sourcier de service, découvrit ainsi la capture de la bande à Bonnot avec le journal d’une orpheline, l’inénarrable reportage sur les « chalets de nécessité » des Grands Boulevards, au milieu des jardins japonais, et les plages et costumes de bains 1900, parmi les films pédagogiques. Souvent, pendant des semaines, cette chasse — et l’hiver elle fut vraiment polaire — ne nous menait à rien. Mais quand tout à coup un document couvert, nettoyé et tiré nous apparaissait intéressant, enfin dé-sur l’écran, nous sursautions, comme les spectateurs du Grand Café dont parle Georges Sadoul — nous disons comme en 1900: « C’est merveilleux! Ça bouge! » C’est vrai, l’époque nous remuait dans les mains, elle palpitait, elle nous dirigeait. Et peu à peu nous oubliâmes nos « courts métrages burlesques ». Le sujet devenait: l’époque elle-même, et les personnages non plus Max Linder, Rigadin ou Little Moritz, mais Henry Bataille, Jaurès, Colette. Quelquefois, un barbu anonyme trouvé au fond d’une boîte rouillée semblait nous dire: « Regardez-moi, je bouge, donc je vis. » Il insistait: « Reconnaissez-moi, je vous assure, je suis quelqu’un, je suis célèbre, j’ai droit à la survie! » Parfois, en effet, c’était quelqu’un; parfois aussi ce n’était personne. Un immortel désaffecté. Mais songez à ce que serait, pour nous du vingtième siècle, un babylonien qui bouge — même un babylonien quelconque.

Ce ne fut qu’après ces recherches et identifications, après la lecture ou la relecture de cent témoignages du temps, la projections de nos « bouts » devant les survivants de l’époque, que nous pûmes — avec bien des lacunes cependant — reconstituer une sorte de March of Time, concevoir une structure dramatique, procéder au montage et rédiger ke commentaire. Le sort, alors, se fit soudain bienveillant. J’eus la chance d’avoir pour monteuse Myrian, la virtuose qui — justement  grâce a son habilité quasiment diabolique — a su apprécier la candeur du document 1900, et en respecter, en accuser même l’authenticité, jouer sur la vérité.

Puis vint, pour la musique, Guy Bernard. Il accepta la tâche saugrenue qui consistait à trouver des thèmes assez divers pour accompagner ce puzzle (il y a une heure et demie de musique dans le film) et à les lier, à les cimenter par une modulation homogène. Nous travaillâmes longtemps ensemble, plan sur plan, nous efforçant d’alterner ou d’associer de façon convenable la musique, le texte parlé, les passages chantés, les sons divers et les voix célèbres retranscrites  d’après les disques originaux. Et c’est un étonnant moment que celui où, lorsque, enfin, la musique est enregistrée et qu’on la projette en même temps que l’image, on s’aperçoit que le mariage de raison tourne au mariage d’amour.

Claude Dauphin, qui retrouva parmi nos personnages  tant d’amis et de commensaux de Franc Nohain, son père, voulut bien dire le texte. Je crois bien qu’après une seule projection, il avait déjà percé toutes nos arrière-pensées: il vif que la première partie du film, plus légère et superficielle, demandait un ton de voix vivant, personnel, concret, et que, dans la seconde, le texte devenait plus abstrait, plus impersonnel: simplement un film qui parle, un temps qui raconte sa fin.

Car la fin de mil neuf cent n’est pas gaie. Mais est-ce notre faute? « Mil neuf cent » s’est achevé en 1914. Quel que fût notre scénario, l’époque était donc condamnée à l’avance, elle mourait à la fin. Et non pas en coup de théâtre. Il suffit de bien regarder les actualités, atmosphère des rues dès 1912 ou 1913. Bien sûr, les gens sont dans la rue, ils vont, marchent, dansent — comme toujours — et pourtant un signe est sur eux. Déjà s’esquisse le ballet des présages. Le rythme change, si les hommes sont encore les mêmes. Et, comme dans la tragédie antique, nous savons — et ils ignorent. C’est le moment où l’Histoire cesse d’être du Malet et Isaac pour devenir l’Artaud. Une fois encore, l’époque nous a bougé dans les mains, elle a viré au rouge, elle a pris un traînent juillet 1914 et jamais nous la rattraperons.

(1) Mais, dans les deux principales maisons, Pathé et Gaumont, nous trouvâmes des guides avertis, qui nous aidèrent à merveille: MM. Rischmann, Sarment et Naudin.

(L’Ecran Français – Paris-Cinéma, 2 Mars 1948)

Torino-Roma e viceversa

Case editrici di films in Italia, Maggio 1924
Case Editrici di Films in Italia, Maggio 1924

Maggio 1924

Quando il “direttissimo” si lascia alle spalle fumiganti e fragorose la vasta e ancor assonnata campagna romana per insinuarsi decisamente nel cuore di Termini, un “qualche cosa” di luccicante vi abbaglia gli occhi. È il tetto a vetri di uno dei… troppi teatri di posa. Di quelli, naturalmente, che riposano da oltre un biennio. Par che vi dica: « ce’ son sempre al mondo… non ti scordar di me! ».
Ma voi forzatamente dovete tirar di… lungo, e vi mancano il tempo e il fiato per ricambiare il festoso saluto.
Però, toccato il sacro suolo, e più particolarmente messo il piede nella Galleria di Piazza Colonna (il rendez-vous cinematografico romano), vi verrà spontanea e naturale, come è venuta a me, questa domanda: il teatro l’ho visto. Come stanno i “burattini”?
Coro di vocine malinconiche: « Come vuoi che stiamo!…» — Quanto a dire che stanno sempre malissimo.

Le informazioni di carattere cronistorico bisognerà pertanto attingerle altrove. Fra via Marghera, ch’è sempre pulitina e silenziosa; la sede del Sindacato Fascista, che è sempre frequentata e rumorosa, e qualche altro “punto di riferimento”, che per amore di brevità ometto di designare.
Queste informazioni da me raccolte con particolare amore di ricerca e con libero spirito di valutazione, potrebbero definirsi tanto più abbondanti quanto più controverse.

C’è chi vi dice semplicemente, con quel semplicismo da scritturato: « Si lavora… io perlomeno ho sempre lavorato! Se la rinascita cinematografica è questa, io sono rinatissimo ».
C’è chi, al contrario, mostra quasi d’ignorare che esista e perfino che sia esistita la cinematografia, anche se, dopo la chiusura del suo stabilimento, non ha concluso altro nel gran mondo del lavoro.
C’è poi chi vi sibilla un sì che pare un fischio e che non si sa bene se diretto all’industria, all’arte o al commercio della “decima musa”, come si ostina a chiamarla il titolato e buon amico Malpassuti. Titolato anche perché ormai egli è universalmente conosciuto come il più garbato e suggestivo fucinatore di Titoli.
D’altronde, questa dei Titoli o, per essere migliori linguisti, della Titolazione, è divenuta una professione cinematografica di non dubbia importanza e di non dubbio reddito. E ad essa vi si sono dedicati dei già reputatissimi letterati e metteurs-en-scène.
Traduttori e Titoleggiatori trionfano in Roma Pellicolare.
E si capisce anche il perché. C’è tutta una produzione estera da mandare sugli schermi italici, ed almeno quella dei titoli è una fatica che gli importatori non sanno compiere nei loro ateliers.
Le famose briciole del pasto pantagruelico. Accontentiamocene.

Ma non tutti i fu direttori artistici del bel tempo andato hanno così larga dimestichezza colla lingua di Dante da poter essere assunti in servizio letterario. E questi (non pochi per loro fortuna) hanno trovato il loro articolo supplementare. Eccellente anche questo. Già. Tagliano le pellicole (sempre estere e perfino qualcuna quasi italiana) per renderle buone almeno come metraggio.
Sono i “mastri sartori” del nastro di Kodak, o magari quello di Agfa, e perfino quello di Tensi.
Tagliano giù a rotta di collo. Un po’ per gusto, un altro po’ per esercitare una muta vendetta, ed anche per quella benedetta abitudine cinematografica di… tagliare i panni addosso a qualcuno.

In ogni modo “sulla breccia” (quella impavida) c’è ancora una modesta ma non meno robusta scorta.

C’è Augusto Genina (il maestro) con un soggetto quasi suo e due attori distintissimi (Ruggero Ruggeri e Linda Moglia).
C’è Carmine Gallone con la gentile signora Soava e qualche altro buon nome d’arte.
C’è Amleto Palermi che non fa più parte del Consorzio dei Direttori Associati, e ch’è ritornato (intelligente figlio prodigo) a fianco di Amato e Pina Menichelli a rieditare Gli ultimi giorni di Pompei.

Poi ci sono (qui ci vuole il plurale) gli americani.

In incognito, Griffith, ch’è stato perfino ossequiato dal banchiere Fenoglio; liberamente, Mister Edward (quello che diresse l’anno scorso il Nerone della Fontana di Trevi), insediatosi alla Cines, dove si sta costruendo un enorme teatro degno di lasciar filmare Ben-Hur, il papà del Quo Vadis?
Mister Edward è dunque, ancora una volta, “l’ospite desiderato”, ma al suo fianco direttoriale, oltre Diego Angeli e il conte Mannini, v’è “l’ospite desideratissimo”. C’est à dire: Silvano Balboni, il buon Silvano. Egli dirige il reparto tecnico e… à tout seigneur tout honneur.

C’è chi dirige… invano i suoi passi alla nebulosa U. C. I. sulla di cui porta un bello spirito scrisse:
“Dalla padella alla brace”
ma lo scrisse col gesso. E l’eccellente Judicone ha fatto in fretta se non in tempo per cancellare l’irritante adagio.

Effettivamente l’unico motto che — ad oggi — potrebbe essere tracciato con efficacia sul frontespizio della sede Unionistica di via Marghera sarebbe l’addentrarsi nei labirinti del “cosa si fa”, che costituiscono ancora una delle fasi programmatiche dell’U. C. I.
Le porte ed anche le finestre sono spalancate; ma le idee, i propositi, le intenzioni del nuovo Consiglio d’amministrazione permangono ostinatamente chiusi.
— Dov’è il comm. Ambrosio?
— È dentro.
— Come? Ed il comm. Ravasco?
— Dentro anche lui.
— Ma come? E per quale reato?
— Ma quale reato! Sono dentro… in camera di consiglio, che ponzano…
— Ah! Ah! meno male!
La morale della favola è poi questa. Che ci sia, il nuovo Consiglio, ognuno lo dice. Cosa faccia nessuno lo sa.
« Si lavorerà a Roma o a Torino? Andrà o non andrà Pastrone alla direzione artistica?Ma! chi ‘o sape!

L’unica cosa che si sa è questa: che l’on. Giuseppe Barattolo se n’è andato a Nizza Mare… sulla Côte d’Azur, in piena serenità di spirito e nell’affettuosa compagnia della sua famiglia. E quando  vi si dà questa notizia c’è sempre dentro un alito di nostalgia. Nostalgia per l’incantatore o per il suo tempo?
Ecco il problema! Tanto più Amletico, quanto meno simpatico.

E poiché nel nostro viaggio Torino-Roma e viceversa abbiamo voluto soltanto parlare di cose simpatiche, facciamo per ora macchina indietro e — scesi nella solita terra dei sogni e delle cabale — attendiamo il direttissimo bis che ci porti ad una stazione di realtà e magari di realizzazione.

Nostra Signora di Parigi al Cinema Ambrosio

Notre Dame de Paris al Cinema Ambrosio di Torino 1924

Il romanzo victorugiano, noto in Italia attraverso una disastrosa tradizione di Ernesto Daquanno, ha acquistato oggi, mercé quel formidabile mezzo di propaganda che è il cinematografo, una popolarità di gran lunga superiore a quella che le edizioni letterarie gli avevano procurato fra di noi.

Il fenomeno non è nuovo. Particolarmente trattandosi di romanzo precipuamente fondato su principi filosofici, Nostra Signora era conosciuto molto superficialmente da grosso del pubblico, abituato a cernere in tutte le opere letterarie il “fatto” in sé stesso, spogliato, per ragioni di sensibilità, di tutta la sostanza psicologica. Il popolo, nella maggior parte dei casi, rifugge dalla analisi minuta dei fatti. Egli si accontenta dell’azione dinamica e non cerca di approfondire le ragioni determinanti.

Nostra Signora è un dramma essenzialmente filosofico. Vi è in esso un studio accurato e profondo per la ricerca intima della ragione di essere d’ognuno dei personaggi che si agitano sulla scena, mossi da una fatalità implacabile che li costringe ad essere sé stessi.

Victor Hugo ama l’analisi; è sedotto dai particolari; è interessato dal dettaglio.

Non è da stupire se il popolo leggendo i suoi romanzi salta a più pari interi capitoli descrittivi, alla narrazione dei quali preferisce la narrazione del fatto, che è l’unica cosa che lo interessi.

Se si interrogassero i lettori dei romanzi victorugiani, l’ottanta per cento di essi narrerebbero la “storia” senza curarsi di rilevare il contenuto spirituale del libro, senza analizzare la bellezza letteraria, paghi di un’azione clamorosa o sentimentale che riesce a suscitar nel loro spirito emozioni ricercate.

Nostra Signora di Parigi, così come la si conosce letterariamente, è stata portata con lievi modifiche, nel sottile nastro di celluloide impressionata, attraverso una realizzazione plastica notevole per la forma decisa della messa in scena e della interpretazione.

Tutto quanto di emotivo, di sensazionale, di sentimentale, vi è nel contenuto drammatico del lavoro, è stato mirabilmente inquadrato in un’azione serrata, dinamica e profondamente incisiva.

Non è il caso di ripetere qui la storia di Nostra Signora.

Si può soltanto accennare alla grandiosa ricostruzione degli angoli più pittoreschi di Parigi nell’anno 1482, è, soprattutto, alla costruzione fedele del monumento meraviglioso che è la grandiosa cattedrale della capitale francese.

L’interpretazione rivela da parte di tutti gli attori e particolarmente dei direttori di scena, uno studio accurato ed un’indagine minuziosa di tutti gli elementi fisici e psicologici che, approssimativamente, devono essere stati secoli addietro negli individui che la penna del grande scomparso rievocò nella sua opera immortale.

La tirannia dello spazio non consente un esame minuto di tutta l’opera, che vorremmo seguire passo a passo; tuttavia ci sia consentito conchiudere che lo sforzo titanico compiuto dalla Universal rappresenta il massimo di quanto sia lecito attendersi oggi dal cinematografo.

Per la cronaca aggiungiamo che al Cinema Ambrosio di Torino, Nostra Signora ha ottenuto un successo favoloso.

Argo.
Novembre 1924