Fantomas comes to USA September 1916

Fantomas
Fantomas – Mutual Series

September 2, 1916. One of the two creators of Fantomas, the master of crime, has been visiting in America. Marcel Allian, who wrote the great French detective novels in collaboration with Pierre Souvestre, has just sailed for France after seeing the entire Fantomas series, as the pictures will be released by Gaumont through Mutual. While he had seen them when they were made at the Paris studios, he lost none of his enthusiasm for them when he saw them edited for the American market.

The Mutual’s new series of Gaumont productions will be released under the title of Fantomas. It is based on the exploits of a notorious Paris criminal. It will be presented in five releases of three chapters each, the first of which will go out on September 7. A noted company of artists are included in the big cast and thrills enough to satisfy the most capricious have been injected into the various scenes of the five episodes.

The stories of Fantomas have been running in hundreds of the large papers throughout the country, with a combined circulation of millions daily.
(Moving Picture World)

La Photographie mouvante et parlante du théâtre

timbre
Timbre reproduisant l’affiche de François Flameng pour l’Exposition universelle de 1900

Paris 8 septembre 1900. Il y a à l’Exposition, vers le commencement de la Rue de Paris, du côté du pont des Invalides, un petit théâtre qui est très visité en ce moment et qui mérite le grand succès qu’il obtient auprès du public, parce qu’il constitue un réel progrès artistique, et parce qu’il aura dans l’avenir une valeur documentaire tout à fait considérable c’est le joli théâtre qu’a fondé Mme Vrignault le Phono-Cïnéma-Théâtre.

Le nom en est peut-être un peu trop compliqué, mais il exprime cependant très nettement l’idée de la fondatrice, puisqu’il emploie tout à la fois les derniers perfectionnements du phonographe et le cinématographe. C’est au moyen de ces deux appareils si curieux que Mme Vrignault a réussi à reconstituer, en des visions animées, la vie et le jeu de nos plus grands artistes, dans le charme de leur physionomie, dans leurs mouvements, dans leur voix. La réussite de cette tentative si originale dépasse tout ce que l’on peut en dire.

Aussi les artistes eux-mêmes vont-ils, après avoir gracieusement posé devant les appareils du Phono-Cinéma-Théâtre, se revoir, s’entendre, et, ce qui est agréable aussi, s’entendre applaudir comme s’ils jouaient eux-mêmes devant leur public.

Sarah Bernhardt, par exemple, a été admirablement saisie dans la fameuse scène du duel d’Hamlét, et la reconstitution de cette scène est une merveille d’art en même temps qu’un chef-d’œuvre d’exactitude.

Réjane joue, dans Ma Cousine et dans Madame Sans-Gêne, avec un tel esprit que le spectateur se croirait transporté au Vaudeville.

Mlle Rosita Mauri, dans le pas de la Sabotière, est exquise de vérité Mlle Zambelli n’est pas moins gracieuse dans le ballet du Cid Reichenberg, Mily Meyer, Félicia Mallet, Cléo de Mérode, Victor Maurel, Mariette Sully, Mlle Jeanne Chasles, de Féraudy, Mlles Mante, Violat, Polin, Jules Moy, le clown Footitt et Chocolat dans une scène inénarrable, etc., etc., tous les artistes en renom, passent sous nos yeux étonnés et émerveillés et cette revue, qui fait la joie des parents comme des enfants, puisqu’elle est de bon ton, soigneusement composée dans son répertoire, constitue chaque soir l’un des plus grands attraits de la Rue de Paris. Coquelin, l’immortel Cyrano, termine cette revue avec les Précieuses ridicules, et sa voix sonore et splendide ne s’éteint que sous les applaudissements. comme à la Porte-Saint-Martin Et tout cela
pour un franc, dans la salle la plus élégante de l’Exposition!

Le Phono-Cinéma-Théâtre constitue donc, en même temps qu’une ravissante distraction que tous les salons voudront avoir cet hiver, un immense progrès scientifique, et grâce à lui voici les choses les plus fugitives et les plus charmantes de la scène fixées à tout jamais dans l’avenir, pour le plus grand plaisir et pour la plus grande instruction de tous, grands et petits.

G. Davenay.

Le Figaro, 8 septembre 1900 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k285257p/f3.image

Cinémathèque Française: Le répertoire reconstitué du Phono-Cinéma-Théâtre

Cesare Borgia – Film d’Arte Italiana 1912

Cesare Borgia
Una scena di Cesare Borgia, Film d’Arte Italiana 1912

Dramma in due atti e 35 quadri.
Interpreti: Giovanni Pezzinga (Cesare Borgia); Vittorio Pianelli (Alessandro VI; Ubaldo Pittei (Giovanni Borgia); Maria Jacobini (Sanzia)
Pathécolor – 690 metri circa.

Fra gli interpreti, definitivamente, c’è Francesca Bertini, terza da sinistra a destra, in secondo piano. La prima a sinistra è Maria Jacobini che debuttava sullo schermo con questo film. (n.d.c.)

Cesare Borgia, il bastardo temuto e amato da Papa Alessandro VI, l’amico di Luigi VII, l’implacabile rivale di Giuliano della Rovere, che fu poi il grande Pontefice Giulio II, è una delle più tristi e famigerate figure di quella nefasta era borgiana, che la storia ha segnata con indelebile marchio d’infamia.

La ricostruzione cinematografica di quel mondo di intrighi, d’insidie, di stragi, era possibile fosse eseguita solamente in Roma, ove i musei, le pinacoteche, le mura merlate, la Mole Adriana e gli angoli dell’antica metropoli parlano ancora di quei nefasti giorni che disonorarono tutta un’epoca, pure tanto ricca di valore e di eroismo.

La Film d’Arte Italiana, con la scorta di documenti autentici e rari, seguendo le orme di quella scia di sangue che arrossò il memore Tevere, ci ha donato un lavoro veramente degno ed imperituro, che arricchisce il Consorzio Pathé di un altro capolavoro di carattere storico.

Intorno ad un episodio di amore e di morte sono raggruppati i principali personaggi che resero lieta e triste la vita di Alessandro VI, il Duca di Candia, Giovanni, la sua bella ed appassionata Sanzia, Cesare, duca di Valentino, i quali, in un’azione vigorosa e complessa, fanno rivivere quel tragico fratricidio, che pel suo cinismo e la sua efferatezza commosse  il mondo intero.

(…)

La fedeltà dei costumi e dei luoghi con i quali e dove realmente si svolse l’azione nei sanguigni tramonti del secolo XV, sono magistralmente trattati dal Pathecolor, che accresce verità e vita alla scena di per se stessa tanto sensazionale e le dona uno squisito sapore di arte che la innalza al patos eschileo.

Grazie agli ottimi artisti ed all’accurata interpretazione, senza titubanze e senza contrasti, Cesare Borgia ci appare una delle più attraenti novità di quest’aureo periodo della Film d’Arte Italiana.

C. (Rivista Pathé, 1° Settembre 1912)