Vidocq Empereur des policiers

Vidocq de Émile Bergerat, Théâtre Sarah-Bernhardt, Paris 15-05-1910
Le cabinet du compte Decazes: Le compte Élie Decazes (M. Luitz), Vidocq (M. Jean Kemm), La marquise de Madiran (Mlle. L. Derval), dans Vidocq de Émile Bergerat, Théâtre Sarah-Bernhardt, Paris 15-05-1910

Paris 1910…

Vidocq est un personnage complexe et bizarre, appartenant à la légende au moins autant qu’à l’Histoire. Ce qu’on sait de lui est incertain et fort laid. In n’est point assuré qu’il fut aussi repentant at aussi vertueux que certains romanciers le racontent, mais il est évident qu’il fut un franc scélérat, voleur et déserteur, forçat évadé du bagne, mouchard au service de qui le paierait pour accomplir un peu toutes les besognes, fabricant de papier, tenancier d’agence louche, essayant de vendre ses histoires de brigand aux feuilletonistes de l’époque, finissant d’ailleurs, en petit bourgeois médiocrement renté et suspect à tous.

Ce n’est point un héros très reluisant. Il représente un mélange disgracieux de crime et de châtiment, de bandit et de policier. Il pourrait être Jean Valjean et n’est que Javert. Pourquoi M. Émile Bergerat a-t-il voulu nous le rendre sympathique et tenter sa réhabilitation? Noble entreprise de poète qui méritait de réussir et qui valait tout au moins par son originalité.

(…)

La vie de Vidocq abondait en traits pittoresques que M. Émile Bergerat eût pu nous retracer sans fausser le peu d’histoire qui s’attache à ces héros. Est-il anecdote plus ingénieuse que son aventure avec le préfet de police Gisquet? Vidocq voulait rentrer en grâce, — car il quitta plusieurs fois le service de la police, y revint, le quitta de nouveau, — et, pour ce faire, imagina d’organiser un vol audacieux aux environs de Fontainebleau. Il mit en mouvement sa brigade de Sûreté, réussit fort bien à arrêter les faux cambrioleurs préparés par lui, mais son coup fut éventé: l’un des complices raconta la chose, le préfet entra dans une légitime colère, Vidocq fut renvoyé et sa brigade fut licenciée…

Dès lors, Vidocq ne fut plus employé pour les besognes d’État. Il créa la première des agences de renseignements que Paris ait connues, et s’installa pour son compte; il fit appel aux particuliers en son bureau de la rue des Bons-Enfants qui devint, vers 1840, un centre important de contre-police. Plusieurs fois, à la suite de plaintes portées par des contemporains honorables qu’il avait espionnées at menacés, il faillit être lui-même arrêté; on se contenta, en 1844, de fermer son agence et de lui conseiller le silence et la discrétion. Il finit alors dans la misère, et son histoire, complexe et mal connue, n’avait tenté jusqu’ici que des feuilletonistes médiocres; elle manque de grandes actions et de beaux gestes. Vidocq n’avait pas le panache.

Il n’est plus, aujourd’hui, grâce au zèle de M. Émile Bergerat, un méchant homme. Bon père et bon citoyen, il est avide de respectabilité; s’il trahit ses anciens compagnons et risque sa vie en ces louches trafics, c’est pour obtenir du ministre Decazes la réhabilitation promise, c’est pour épouser la douce Annette et donner à son petit Gabriel un nom sans tache. Nous ne savions pas M. Émile Bergerat si sympathique à l’ordre et à ses défenseurs. Mais sa pièce a de la vie, du mouvement, du pittoresque, et sa reconstitution des milieux parisiens de 1820 ne manque pas d’un vif agrément.

L’interprétation est excellente, avec M. Jean Kemm, Vidocq tour a tour sentimental, malicieux, vulgaire, onctueux, téméraire, rusé, selon les circonstances de ces sept tableaux variés; avec M. Jean Worms, Salvador énergique, brillant; M. Duard, maître de poste chaleureux; M. Guidé, colonel et marquis fort distingué; M. Luitz, compte Decazes de suffisance vraisemblance. Et, du côté des comédiennes, c’est d’abord Mademoiselle Marie-Louise Derval, très belle et très émouvante dans le rôle de la marquise Charlotte de Madiran; c’est la charmante Mademoiselle Andrée Pascal, originale et passionnée dans le personnage de l’amoureuse Léocadie; et enfin Mesdames Renée Parny et Jane Méa fort agréables.

Encadrée par des décors heureusement accommodés, cette pièce avait reçu le plus sympathique accueil et nous espérions que Vidocq, après avoir triomphé de tant d’obstacles, aurait enfin raison du public…

Raoul Aubry
(Le Théâtre, Paris, Juin (II), 1910)

Vidocq, Pathé Consortium 1923
Vidocq, film en dix épisodes, mis à l’écran par M. Jean Kemm avec la collaboration de mme. Henriette Kemm, Pathé Consortium 1923

Paris 1923…

Vidocq, grand film en dix épisodes, mis à l’écran par M. Jean Kemm avec la collaboration de Mme Henriette Kemm. Édité par Pathé Consortium Cinéma.

Quel est donc cet homme étrange, inquiétant, complexe dont le nom est resté en France, et même à l’étranger si profondément vivant et si essentiellement populaire? Quel est donc ce Vidocq qui, tour à tour, voleur, faussaire, condamné de droit commun, mué bientôt en policier aussi habile qu’impeccable, devint chef de la Sûreté de 1809 à 1827? Il est assez difficile de le definir. Sa vie, en effect, dès son début, est mieux qu’un roman… une sorte d’épopée farouche et populaire traversée par des événements inouïs et dominée par les manifestations d’une volonté de fer et d’une intelligence aux resources infinies.

Elle débute par une idylle, tout se suite tragique et douloureuse, puis c’est le bagne, l’évasion, les services offerts au préfet de police Pasquier, la lutte sans merci engagée avec la bande des “Enfants du Soleil” et leur chef: “l’Aristo”, les transformations de Vidocq, les aventures sans nombre de ses deux lieutenants: “Coco Lacour” et “Bibi la Grillade”, la délicate et douloureuse figure de Manon-la-blonde, toute cette formidable intrigue enfin, qui le languit pas un seul instant, dont l’attrait mystérieux augmente à chaque épisode et qui, toujours vraisemblable et toujours humaine, se développe avec une intensité dramatique grandissante et une émotion constamment renouvelée. Vidocq a d’ailleurs pris soin de nous raconter lui-même ses aventures et a inspiré par la suite de nombreux récits qui furent toujours lus avec passion par un public avide d’histoires tragiques. Il y avait là, vous l’avouerez, de quoi tenter un romancier et séduire un metteur en scène.

Cet action incomparable vient donc d’inspirer un beau roman et un grand film. L’histoire de Vidocq, écrite par M. Arthur Bernède, avec le talent et la conviction d’un auteur épris de son sujet, paraîtra dans le Petit Parisien en même temps que le grand film en dix épisodes tiré de ce roman sera projeté sur tous les écrans de France. L’interpretation est de tout premier ordre. Il faut mettre hors de pair M. René Navarre qui, pour sa rentrée à l’écran, a magistralement incarné le personnage de Vidocq. Ce n’est plus ni du théâtre, ni du cinéma, c’est de la vie. Dans Manon-la-blonde, Mlle Elmire Vautier affirme une fois de plus son talent fait de sensibilité et de charme. A côté de ces deux protagonistes, Mme Rachel Devirys, MM. Mimirio, Poccalas et Plet, ont interprété leurs personnages avec autorité et les rôles secondaires, fort nombreux, sont tous tenus avec une rare conscience. On peut affirmer sans crainte que Vidocq, qui fait le plus grand honneur à la Société des Ciné-Romans, dirigée avec tant de maîtresse intelligente par M. Louis Nalpas, ainsi qu’à Pathé Consortium, connaîtra la faveur de tous les publics.
(Ciné-Miroir, Paris, 15 Février 1923)

Trionfo di Francesca Bertini in My Little Baby

My Little Baby (Caesar Film 1916)
My Little Baby (Caesar Film 1916)

Se analizziamo l’aspettativa con la quale la nuova interpretazione di Francesca Bertini veniva attesa, dobbiamo riconoscere che molti non erano disposti a credere che la grande artista drammatica avesse potuto, con pari successo, esordire nel genere comico.
I fatti, però, han dato torto agli increduli, poiché la bellissima diva ha deliziosamente interpretato il pregevolissimo lavoro della Caesar Film, e tutta Roma, accorsa al Margherita e all’Olimpia, ha sinceramente ed entusiasticamente applaudito, divertendosi un mondo, alle gioconde spiritosaggini della pazzerella e alla faceta gravità di Camillo De Riso!
My Little Baby avrà perciò moltissime repliche tanto all’Olimpia come al Margherita.
gio.livo (La Cinematografia Italiana ed Estera, 15 Giugno 1916)

È la prima film d’arte comica che abbia dato la cinematografia italiana. E ne sia data la lode a Giuseppe De Liguoro, che l’ha ideata ed inscenata.
Per una di quelle strane anomalie di cui non si sa imaginare la causa, il nostro paese, — che pure nelle sue tradizioni degli ultimi secoli aveva sempre mantenuto alto e fiorente il teatro comico popolare ed aveva insegnate alle nazioni e ai commediografi stranieri il segreto del riso vivace e spontaneo (ricordate i «lazzi» seicenteschi della nostra commedia dell’arte e il loro dilagare in Francia e l’attingervi a piene mani che vi ha fatto il Molière) — non aveva finora saputo affermarsi in questo genere del cinematografo. Le vere films di serena e arguta allegria, ci venivano soltanto dall’estero, — Levesque, Max Linder, Prince; la Gaumont e la Nordisk: le nostre sembravano condannate a esaurirsi nella insipida e grottesca monotonia degli scherzi grossolani, culminanti nel crollo del mobili e nelle fantastiche fughe.
La Caesar ci ha dato la prima film degna di competere vittoriosamente con le ottime venute d’oltr’alpe. Lo affermo per obbligo di sincerità, che non son uso a largire lodi indulgenti.
My Little Baby riposa su di una «trovata» felice, alta a sostenere lo svolgimento di una lunga serie di situazioni esilaranti, tutte di una comicità fine e garbata, pari alla cornice scenica che le accompagna. È commedia che vive di un continuo scintillio di riso, sapientemente animata da una vicenda turbinosa di episodi che si inseguono, s’intrecciano, si congiungono, senza lasciare che l’interesse si assopisca in pause inutili, in effetti artificiosi od errati.
Essa deve anche la sua fortuna agli interpreti perfetti. Tutte le scene — e molte ve n’ha di complicate, e basate sulla vertiginosa e precisa esecuzione — sono composte e dirette con piena perizia e armonia.
Gli attori sono tutti a posto: il De Antoni nella complimentosa e petulante insistenza del sindaco fotografico, il Benetti nella romantica posa del viveur navigato e dell’innamorato infelice. Ma soprattutto meritano ogni lode Camillo De Riso e Francesca Bertini. L’uno raggiunge il suo migliore effetto di comicità: ha « le physique du rôle »; il riso espressivo, bonario e, quando occorre, pieno di profonda malizia; il gesto di una incisività propria, efficacissimo e, nel tempo stesso, misurato. L’altra, si rivela in un nuovo aspetto, certo non meno interessante di quello drammatico in cui l’avevamo finora conosciuta: il genere si adatta mirabilmente alla sua esuberante anima meridionale, e vi riversa un brio indiavolato, travolgente, che seduce per la piena spontaneità, per la grazia birichina del riso, per la suprema disinvoltura nei più bizzarri e mutevoli atteggiamenti. My Little Baby segna per Francesca Bertini una delle più belle pagine della sua carriera, un trionfo più vero e maggiore che quello delle sue meglio note interpretazioni drammatiche, dove può avere più facili rivali.
A.r. (Apollon, Roma, 6 Giugno 1916)

Testo e immagine (dalla brochure originale del film) collezione archivio In Penombra, Roma.

Dalle tenebre Itala Film 1913

Salone Splendor Livorno

Cinematografo Salone Splendor, Livorno, 3 aprile 1914

Le Grandi Film
Dalle tenebre
Dramma passionale moderno
diviso in 2 atti di oltre 1100 metri
Capolavoro cinematografico interpretato a perfezione da bravi artisti della Casa Itala – Soggetto emozionante sentimentale – Scene prese dal vero – Assoluta novità.

Descrizione del soggetto

Lo studioso dottor Gandi è alla vigilia del suo matrimonio con la fanciulla della quale è riamato ardentemente. Dopo il viaggio di nozze la nuova esistenza comincia serenamente fra le cure del nido e i ripresi studi.
Un giorno Marco chiede assistenza alla moglie per un’esperienza di chimica e la sventura per il terribile scoppio del preparato colpisce entrambi in viso. Lucia ne rimane cieca, e Marco ritorna alla vita, spaventosamente sfigurato dalle cicatrici.
La rassegnazione s’impone nel cuore della giovane sposa, ma nella volontà del dottore si fa strada  il proponimento di trovare la cura sicura per la guarigione di quelle cecità: e finalmente egli riesce, dopo studi ed esperienza ad affermare il trovato rimedio.
La moglie guarirà, ma e se poi non lo amasse più per la sua bruttezza? Il di lui lemma è crudele, ma il cuore e la coscienza di quell’uomo trionfano sul proprio egoismo, e il sacrificio si consuma nella felice operazione: prima, però, che Lucia possa rivederlo, dopo aver assicurato l’esistenza materiale, egli fugge per andare lontano, per scomparire, simulando di esser perito in seguito ad una fatale disgrazia.
Il lutto e il dolore non bastano al povero cuore della vedova Lucia, non bastano gli altri effetti per trattenerla nella patria del suo amore perduto e qualche tempo dopo ella parte per andare lontano. Nel paese nuovo il suo dolore si traduce nel conforto delle miserie altrui, e dopo aver fatto la conoscenza di un altro filantropo, altrettanto amata degli umili e dai buoni continua con l’amico l’opera sua di benefattrice. Ma nell’amico sotto il falso nome ella non aveva riconosciuto il dottor Marco Gandi! Il destino li aveva riavvicinati, e l’amore compisce l’opera del destino. Il nuovo sentimento nascendo e nutrendosi della comunione del bene e del silenzio dolcissimo, suscita in quei cuori ardenti nostalgie.
Il dottore comprende i nobili sentimenti dell’animo di Lucia, comprende che è solo il ricordo del suo amore che lo separa da lei e ne esulta intimamente tanto che decide di precipitare gli avvenimenti. Alla di lui categorica domanda Lucia risponde con una lettera e quella lettera persuade Marco che è amato così com’è, brutto in viso… ma che era il giuramento di fedeltà al marito morto che l’avrebbe allontanata da lui… Era dunque un doppio amore! E la rivelazione illumina entrambi, con la felicità della trionfante primavera.

Completano il programma:

Il Tevere (dal vero)
Polidor (fa ridere…)

Prezzi Soliti

Domenica 5 aprile dalle ore 10 in poi
L’ultimo convegno
Violente scene drammatico passionali di oltre 1100 metri
Interpreti principali: Alberto A. Capozzi e la celebre attrice Maria Gandini
Soggetto passionale dove si svolge una pagina di vita vera e vissuta di facile intreccio che tiene interessato lo spettatore in tutto lo svolgersi dell’azione.
Immenso successo ovunque.