L’apostolo – Ambrosio 1916

Altro titolo per la categoria di “film scomparsi” da ricercare. Innanzitutto mettiamo a posto qualche dato.

L’apostolo, è una produzione Ambrosio del 1916, in 4 parti e 1200 metri (secondo la pubblicità), 1180 secondo il visto di censura.

Messa in scena di Gero Zambuto, dalla tragedia in tre atti L’apôtre, di Paul Hyacinthe Loyson (Théâtre de l’Odeon Paris, 3 maggio 1911).

Interpreti: Gabriel Moreau (Henri Baudouin), Umberto Mozzato (Octave Baudouin), Elena Makowska (Clotilde Baudouin).

Secondo il volume Il cinema muto 1916, di Vittorio Martinelli, edizioni Bianco e Nero 1992, il soggetto è “da un lavoro di Charles Loyson”, fondatore della Chiesa Gallicana (ma questo il volume Il cinema muto 1916 non lo dice), che è in realtà il padre di Paul Hyacinthe, autore della tragedia L’apôtre, in versione italiana: L’apostolo.

Per quel che riguarda i nomi dei personaggi, di sicuro il cognome è: Baudouin, non Baudoin, (sempre Il cinema muto italiano 1916). Non posso essere sicura dei nomi Henri, Octave, Clotilde. Sicuramente la risposta è nell’edizione italiana della tragedia, versione di Corrado Tumiati, prefazione di Renato Simoni, pubblicata nelle edizioni Treves, Milano 1912.
La versione cinematografica, a giudicare dalle fotografie, sembra un po’ diversa dall’originale teatrale, sopratutto le scene nella Camera dei Deputati. Per il resto bisogna aspettare il ritrovamento del film. Credo che si tratti di un film molto interessante per tanti motivi, quindi lasciamo stare la critica pubblicata nel citato volume di Bianco e Nero e ritroviamolo
Se qualcuno vuole conoscere l’argomento di L’apostolo versione teatrale, nel sito Internet Archive troverà (gratis) le versioni inglese e francese della tragedia di Paul Hyacinthe Loyson.

Il mio ulteriore contributo alla ricerca di questo film è questo slideshow, per fermare le immagini passate sopra il mouse, comparirano i controlli:

Buona ricerca! (e fatemi sapere, se volete)

Avatar – Cines 1916

Soava Gallona, interprete di Avatar 1915
Soava Gallona, interprete di Avatar 1915

E’ vero che in Italia è stato fatto tanti anni fa un film che si chiamava Avatar? Ha qualcosa a che vedere con l’Avatar di Cameron?
Ecco quello che più di uno mi ha domandato, ed ecco due o tre cose che so di Avatar, versione 1915, uscito nella sale nei primi mesi del 1916, dopo alcuni problemi con la censura.

Questo primo Avatar è una produzione della romana Cines. Messa in scena e riduzione per lo schermo, dall’omonima novella di Théophile Gauthier (1857), a carico di Carmine Gallone, prolifico regista del cinema muto e sonoro, amante (come James Cameron) delle mega-produzioni cinematografiche dove non si bada a spese, ma questa caratteristica la svilupperà qualche anno dopo. Per il momento, autunno 1915, Gallone è un regista-sceneggiatore di successo sotto la stretta vigilanza dell’amministrazione Cines che non navigava in buone acque, colpa della entrata dell’Italia nella Prima Guerra Mondiale (maggio 1915):

“I cartelli della réclame avvertivano che Gabriele D’Annunzio ha definito questo film come un primo tentativo di cinematografia dell’avvenire. Sia vero o no il giudizio del Poeta delle Laudi, questa riduzione della strana e suggestiva novella di Théophile Gauthier ci convince una volta di più come la cinematografia debba necessariamente allontanarsi da tutte le piccole vicende comuni, in cui l’amore, l’adulterio, l’intrigo, il delitto, si ripetono con una monotonia desolante, per elevarsi in quell’atmosfera di irrealtà e di sogno ove la fantasia può liberamente compiere ogni volo più ardito e sfrenato. (…) Avatar è, indubbiamente, uno dei lavori cinematografici più interessanti da questo punto di vista di rinnovamento: il caso tragico così mirabilmente narrato dalla prosa incisiva e profonda dallo scrittore francese poteva e doveva trovare nella cinematografia uno sviluppo grande e possente efficacia. Carmine Gallone ha compiuto il prodigio. (…) L’interpretazione di André Habay – attore magnifico che va rapidamente salendo l’aspra ascesa della celebrità -, di Amleto Novelli, di Soava Gallone e del Mastripietri e di tutti gli altri ha notevolmente contribuito a fare di Avatar un’opera cinematografica eccezionale.”

Altre recensioni ricordano il lavoro dell’operatore Domenico Grimaldi che “riuscì in effetti sorprendenti come le fiammelle che si sprigionano dai corpi e si ricongiungono nell’etere”.

Secondo Vittorio Martinelli, il titolo Avatar venne adottato solo per le prime visioni ed in seguito fu aggiunto il sottotitolo: Lo scambio delle anime.

Che fine ha fatto questo film? Difficile dirlo. Io provo a inserirlo nella lista di Lost Films.

Vi lascio con un recensione d’epoca pubblicata nel quotidiano francese Le Figaro e ripresa dalla rivista L’Arte Muta (15 ottobre-15 novembre 1916):

«Théophile Gautier, a été toute sa vie hanté des problèmes spiritualistes. Il y a exercé inlassablement les dons sans pairs de sa palette verbale. Depuis Albertus, son premier poème de jeunesse, dont le sous-titre est: L’Âme et le péché, jusqu’à Spirite, roman occultiste, en passant par la Comédie de la mort, Jettatura, le Chevalier doublé, et d’autres contes encore, son œuvre n’est qu’une longue incantation métaphysique aux mystères de l’Au-delà. Avatar est peut-âtre le cri le plus sonore de son angoisse. Il est aussi, pour les gens de l’art, un prodige de «patte» littéraire.

Un jeune Parisien, Octave de Saville, a conçu pour une merveilleuse créature, Prascovie Labinska, femme du comte polonais Olaf Labinski, l’un de ces amours qui tuent parce qu’ils sont sans espoir et il en meurt. La comtesse adore son mari et nul autre que lui ne féra jamais battre son cœur. La mère et les amis d’Octave, désespérés de le voir succomber de jour en jour a une neurasthénie dont aucun d’eux ne comprend, ni ne devine la cause, avarement cachée, profitent, de la présence a Paris d’un médecin extraordinaire, sorte de Docteur Noir, pour qui ni maux ni douleurs n’ont de mystère, et qui, de retour des Indes, s’y est initié a la science brahmanique. Ils l’envoient donc au malade. D’un coup d’œil et après quelques mots échangés, le thérapeute infaillible juge le malade incurable et perdu. Un seul moyen de salut reste encore, mais quel moyen, et comment en proposer l’emploi a un homme qui, délibérément, veut mourir ?

Le docteur a connu aux Indes, dans l’ile Elephanta, un fakir de la secte de Vichnou (on les appelle : Vichnou-baktas) qui, grâce a des austérités terribles, était parvenu a détacher, vivant, son âme de son corps et a l’y faire rentrer à volonté après un exode plus ou moins prolongé hors de sa gaine. Cet ascète illuminé lui a passe son secret. «Voulez-vous en essayer?», offre-t-il a Octave. Mais a quoi servirait au pauvre amoureux de se prêter a un pareil miracle et de lancer en pérégrination une âme dont les yeux de Parscovie sont le port et l’élan ? Il en irait tout autrement, si par un troc consécutif, cette âme allait se loger dans le corps du mari, évacué de la sienne, et, par un procède d’échange renouvelé de l’Amphitryon de Plaute et de Molière, conférait a l’amant les privilèges conjugaux de l’ayant droit sans que l’Alcmène y perdit l’honneur invulnérable de sa fidélité de Pénélope.

Revêtu donc des apparences matérielles d’Olaf, Olivier se présente a l’hôtel Labinski, s’y perd d’abord fort comiquement, n’en connaissant pas les aîtres ni les domestiques, et pénètre enfin jusqu’à la vertueuse comtesse. C’est, eut dit Francisque Sarcey, la scène a faire, mais il y fallait un grand poète spiritualiste. Avec son instinct quasi virginal d’honnête femme, Prascovie, sans comprendre son propre trouble et sa gêne physique devant un maitre dont l’amour la fait esclave, s’étonne, se débat, finalement se refuse pour la première fois a la domination adorée, et elle déjoue le sortilège.

D’autre part, le comte polonais, sous des espèces physiques qui ne sont pas les siennes, rivé a des habitudes contradictoires à sa volonté, brulé par un corps d’emprunt comme par la tunique du Centaure et secouant son avatar à tous les angles de la réalité, en arrive a concevoir un doute interne. Prascovie serait-elle le prix de la métamorphose? Il court éperdument à son hôtel, veut y pénétrer de force et en est chassé par ses gens qui ne le reconnaissent point et le prennent pour un dément. Une carte enfin lui révèle le nom de son voleur d’identité. Il le provoque et les voilà sur le terrain.

Duel étrange, hyperbolique, dont le docteur indien est le médecin assistant, et qui, par l’effet de la métamorphose, arme les combattants contre eux-mêmes. Ils ne peuvent se tuer sans suicide. Mais Olaf-Olivier fait sauter l’épée d’Olivier-Olaf ; tous deux s’arrêtent, se regardent, et l’honneur de la comtesse étant démontré par les preuves que le mari en a trouvées dans le journal même du malade, ils somment Balthazar d’opérer le contre-avatar où ils doivent retrouver, avec l’âme de leur corps, l’équilibre de la vie.
La translation cinématograhique de ce conte célèbre est tout a fait remarquable et constitue elle-même un avatar véritable. Je ne croyais pas, je l’avoue qu’il fut possible de le réaliser sans le déformer et le mettre au point, au triste point, du théâtre tel que la scribolatrie régnante l’impose encore au public. Est-ce le signal tant attendu de la rentrée des poètes sur la scène française et, de ce côte aussi, allons-nous enfin refouler le grossier matérialisme de la muse allemande? Ce serait la gloire de l’art du film et sa part de victoire. Rien ne vaut, en somme, sous le lustre, la mise en œuvre d’un beau poème exécuté et conçu par un grand manieur de rêves, et je me suis laissé dire que Shakespeare n’y a guère fait d’autre travail, notamment dans son Hamlet, de psychique mémoire.»
EMILE BERGERAT (Le Figaro)

Il perfido incanto – Novissima Film 1917

Thais Galizky e Nello Carotenuto
Thais Galizky e Nello Carotenuto, Il perfido incanto 1917

La filmografia di Anton Giulio Bragaglia ai tempi del cinema muto comprende quattro titoli: Thaïs (1446 metri, visto di censura 22 gennaio 1917); Un dramma nell’Olimpo (458 metri, visto di censura 25 gennaio 1917); Il mio cadavere (1380 metri, 4 giugno 1917); Il perfido incanto (1389 metri, visto di censura 4 luglio 1917), tutti quanti prodotti dalla Novissima Film di Roma (grazie Italia Taglia!). Una filmografia molto ridotta e molto, come dire, ingarbugliata, per la quantità di errori che lo stesso Anton Giulio ha provocato con le sue testimonianze, al punto che per molti anni, Thaïs e Il perfido incanto, anzi Perfido Incanto, furono considerati la stessa cosa, e cioè un solo film: Thaïs o Perfido incanto. E nemmeno dopo il ritrovamento di Thaïs alla Cinémathèque Française, qualcuno ha corretto i dati, l’equivoco va avanti.

Se le mie informazioni sono esatte, Il perfido incanto, produzione Novissima Film 1917, risulta scomparso. Avrei voluto inserire l’argomento nel sito Lost Films, ma non me la sento di tentare una traduzione così impegnativa. Inserirò un link a questo post per chi vuole scaricare il testo e tradurlo per conto proprio.

Secondo i documenti d’epoca, i protagonisti sono: Thaïs Galizky (e non Galitzky), Mario Cimara (?), e Nello Carotenuto; operatore: Fernando La Boy (sarà un alias di Fernando Dubois?); scenografia Enrico Prampolini.

Purtroppo, non ho trovato nessun riferimento a Riccardo Cassano, che molti segnalano come aiuto regista (e co-sceneggiatore), se non il vero regista di tutti i lavori di Anton Giulio Bragaglia per la Novissima Film, proprietario Cav. Emilio De Medio.

Argomento:
Fantastico e meraviglioso, il palazzo del gran Mago Atanor, contiene saloni colossali, dove lo sfarzo grave si alterna con la bizzarra stupefacenza di grandiose cattedrali magiche e con la paura di ambienti animati d’insidia e di vestiti di favola.

Nella grande città moderna in cui vive, Atanor è coadiuvato nella sua professione d’indovino dalla maga Circe: la figlia di un suo antico compagno che, dominata dalla sua violenza spesso brutale, vive con lui sin da bambina.

Col nome di Duchessa della Tiana, ella frequenta il gran mondo per fornire Atanor delle notizie più intime che possano avere importanza nella vita dei clienti del Mago. Da questa opera e dalle sue funzioni di sacerdotessa ieratica, Atanor trae profitto di Circe, riuscendo a mantenere alta la sua fama di prodigioso indovino e di mago infallibile…

Non da poco tempo Atanor ha desiderio della sua pupilla e segue con brama di satiro le movenze feline della giovine donna nervosa. Né poche volte egli insiste presso di lei con quello che egli chiama il suo amore, né di rado il carattere fiero di Circe si divincola e scatta contro il cinismo di lui.

Ma nella sua vita mondana, Circe ha conosciuto Mario Berry; e dalla enigmatica duchessa il giovine resta anch’esso colpito, sì che il pallido viso e gli occhi misteriosi di lei non facilmente si fanno dimenticabili al suo spirito ansioso.

Però le nozze, già pronte, se distraggono Berry dal mondo elegante, di riscontro prodigiosamente rivelano alla giovine Maga la passione che le è nata.

Alla notizia delle nozze di Berry, Circe è sorpresa da un tuffo nel cuore che le rivela tutto un fuoco nascosto ed inaspettato…

Intanto, mentre il Mago organizza una delle sue losche imprese, complici certi ceffi, Mario Berry nelle strettoie uniformi della nuova vita si stanca della monotonia coniugale e con nostalgia pensa ai bei giorni antichi ed anche al viso enigmatico della duchessa della Tiana.

Quando Berry torna, Circe ha pronto il suo piano per attrarre a sé il giovine, ed indurlo a tradire il vincolo di recente saldato. Esorta ella Mario a visitare il palazzo incantato del mago, ove si compiono prodigi fantastici, e Berry vi si reca incuriosito. Così, dalla bocca della Maga velata, nella grande Cattedrale delle Cerimonie, egli ode parole turbatrici in riguardo alle sue nozze recenti.

Però Adriana, la moglie di Mario, resta sempre un impedimento grave al sogno di Circe. È per liberarsi di lei, che Circe denunzia ad Atanor di essere stata sorpresa da Adriana nel suo spionaggio di salotto.

Thais Galizky e Nello Carotenuto
Thais Galizky e Nello Carotenuto, Il perfido incanto Novissima Film 1917

Ecco che Atanor si vede rovinato, perché sta per mancargli la base delle sue informazioni…

Come mai riparare?

Questa necessità lo spinge a sopprimere Adriana.

Con un automobile egli segue la moglie di Mario mentre ella va a passeggio. Urta con la macchina la carrozza, di cui infrange una ruota, e col più grazioso sorriso invita la signora ad approfittare del suo automobile. Quindi, per via, Adriana viene da lui esortata a visitare le aule magiche, ed in quella è fatta sparire.

In questo modo Circe ha usato del suo stesso persecutore per conquistarsi l’uomo amato.

Presto dimenticando la moglie, dopo una falsa lettera di addio scrittagli da Circe col carattere di Adriana e nascosta da lei tra le cose della scomparsa, Mario diviene l’amante della Maga.

Atanor, intanto, ha eseguito il furto alla Banca Nazionale.

È in questa occasione ch’ella macchina un piano infernale per liberarsi anche di Atanor e denuncia alla polizia il mago, accusandolo autore del furto. Per altro il vecchio impostore, pronto ed abile, risponde con altrettanta audacia all’accusa, e denuncia i suoi complici, e si vanta della propria veggenza, e fa restituire il denaro alla Banca!…

In questo modo egli è salvo ed ha aumentata perfino la propria fama!

Dopo pochi giorni egli scopre Mario e Circe in colloquio d’amore: nulla dice e scompare.

Ossessionata dal terrore del mago, Circe l’indomani si trae sino al suo tiranno per giustificarsi; ma Atanor è inesorabile e minaccia di uccidere Mario Berry s’ella non cederà ai suoi desideri.

Quindi, mentre Circe fa fuggire Mario, da parte sua Atanor gli scrive, che se vuoi conoscere l’assassino di sua moglie, può venire a parlare con Circe, la sedicente Duchessa della Tiana, che si trova in casa sua.

Mario alla lettera crede di impazzire, e pensa che Circe può averlo voluto allontanare, appunto per distogliere il pericolo di essere denunciata da lui.

Egli arriva, quando Atanor, dopo aver violato Circe, sta ancora tormentando la semifolle.

Mentre egli parla coi servi per farsi ricevere dal mago, ella, ossessionata dal satiro, per difendersi dalla sua violenza estrae un grosso spillo e glielo pianta nella nuca, uccidendolo.
Circe esce esterrefatta dalla stanza tragica e trova nell’anticamera Mario Berry.

Quasi vien meno, per lo stupore di trovarlo in casa di Atanor e pel terrore di vedersi scoperta come maga: ma di contro Mario, trovandola in quella casa, ha la certezza e la prova di ciò che l’indovino gli ha scritto…

E quando muta, in un barlume d’intelligenza, ella lo conduce innanzi al cadavere di Atanor e gli dice che l’ha ucciso per serbargli il suo amore, Mario, anche pel delitto presente, crede con certezza all’altro di sua moglie, e freddamente le risponde ch’ella lo ha ucciso, solo per sopprimere l’unico testimone del suo primo delitto…

Dopo tante lotte sofferte e dopo due delitti compiuti per conquistarsi l’amore, Circe ha tutto perduto.

Quando Berry fugge con orrore, ella s’abbatte, travolta dalla follia…