How First Vitaphone Film Was Photographed

Don Juan (1926)
Don Juan (1926)

A. S. C. Member Has Soundproof Booth Built to Prevent Recording Studio Noises.

Du Par adapts Camera for Vocal Reproduction Work; Storage Batteries Used for Lights.

An interesting insight into the cinematographic difficulties which had to be conquered before the new celebrated Vitaphone process, used by Warner Bros, in conjunction with Don Juan, was reduced to the plane of commercial acceptability is shown in an account of the invention by E. B. Du Par. the A. S. C. member who surmounted its photographic barriers and thus made possible the actual application of the device.

Noise Cut Out

“First of all,” Du Par reports, “the noise incident to the taking of a motion picture made it necessary to shut the camera in a special soundproof booth. With the camera, I was locked in the booth. I shot through a small aperture, and looked out through a small peek hole. However, the construction of the booth does not permit of the booth’s occupant to hear anything from without. It is necessary to depend entirely on light signals for starts and fades.

Synchronized

“The camera is run by a motor which is synchronized with the recording machine motor. Instead of running at the regular speed of 16 pictures per second, we exposed at the rate of 24 per second! The recording machine is so located that it is in another part of the building, far enough away so that no sound can get to the actual place of photographing. The apparatus in the recording room is in charge of a recording expert. Another expert is stationed at the ‘mixing panel,’ as we call it, his duties being to listen to what is being recorded and also to watch a very sensitive dial that indicates every little variation of sound. When the dial starts to jump up to a certain mark, he has to vary the amplification on the microphone so as not to cut over certain high notes; high frequencies are apt to make the cutting point on the recorder break through the delicate walls of wax and spoil the record.

Far Removed

“The master recorder,” Du Par continues, “was stationed on the sixth floor above us. He is surrounded by dials whereby he can tell just what the vocal actions of the artists are. He is also attended by a large horn, about five feet square, in which he listens for any foreign noises. The microphones are so sensitive that he can detect if anybody on the set makes the least noise, such as walking, whispering or even the flickering of a light. If such are recorded, then the record is ruined. A flicker of a light sounds out like a pistol shot. This makes for a severe test on the lights. A number runs about ten minutes, or between 900 and 1000 feet. On some sets I have to use big storage batteries, weighing about 400 pounds each; seven of them are required to run a G. E. light of 150 amps. I use batteries to avoid generator noise. On the same lights, we had the gears changed from metal to fiber in order to eliminate gear noise on the automatic feed light.

Adapted Camera

“Since ! beginning this work,” Du Par states, “I have almost remodelled my camera. I use 1000-foot magazines, high-speed shutter, leather belt, special clutches on the take-up spool, and a light signal built right in the camera.

“There is somewhat of a difference in photographing motion picture and then grand opera stars. In the past several weeks I have filmed Mischa Elman, violinist; Efrem Zimbalist, violinist; Harold Bauer, pianist; Giovanni Martinelli, tenor; Marion Talley, and the New York Philharmonic Orchestra of 100 pieces.

“A strange incident occurred when we were taking ‘Swaunee River.’ Everything was still, and I had just received the signal to start; I flashed back the signal that I was fading in and everything was going nicely when I noticed frantic signals to stop. Looking out the peek-hole, I saw that every one was exceedingly excited. The cause, I learned, had been the screams of a colored janitress who claimed that she had seen the late Oscar Hammerstein walking across the balcony. It was eleven
o’clock in the morning, and it is said that it was his old custom to walk across the balcony at that time in the old Manhattan Opera House which we were using to work in. This was the third time that the janitor’s force had claimed seeing Mr. Hammerstein, and of course the commotion ruined that shot.”

(American Cinematographer, September 1926)

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Finissons-en avec les films provocateurs

Par Charles Le Fraper

Beau geste (1926)
Beau geste (1926)

La semaine dernière, le gouvernement français a frappé d’un arrêté d’expulsion un journaliste soviétique qui avait transmis à son pays des nouvelles tendancieuses et inexactes au sujet des manifestations communistes.

Cet acte est une manifestation d’énergie à laquelle nous ne saurions trop applaudir, car nous avons à nous défendre contre la mauvaise propagande faite trop impunément à la France par trop d’indésirables qui trouvent cependant chez nous la plus large hospitalité et aussi leur gagnepain.

Cette digression, qui n’a rien de cinématographique, nous ramène naturellement au film, moyen d’expression inégalable, en fait le plus merveilleux agent de propagande nationale ou le plus malfaisant, selon qu’il est employé de telle ou telle manière.

Citons, par exemple, un article de la Lichtbildbühne, de Berlin, publié le 1er septembre sous le titre: Ils peuvent tout. Cet article nous prouve que certains films de guerre en Amérique, leur pays d’origine, sont véritablement à surprises. Présentés en Allemagne, ils sont nettement contre la guerre; en France, ils sont projetés sous un autre titre, avec une autre version, et glorifient ce qu’ils réprouvent ailleurs: la guerre, tandis qu’en Italie les mêmes films, légèrement maquillés, apparaissent nettement super-pacifistes!

Toutes ces combinaisons, essentiellement commerciales en apparence, sont admises tant qu’elles sont inoffensives, mais deviennent répréhensibles, indésirables et dangereuses si elles se présentent sous des aspects tendancieux, risquant de faire — par l’image — une propagande de nature à creuser le fossé qui existe suffisamment profond entre les peuples. Et ceux-ci paient au prix fort leurs places pour assister à la projection d’une œuvre qui, présentée dans un autre pays, sous une autre forme, dénature leur propre histoire et les montre sous un jour défavorable.

Afin de nous faire mieux comprendre, sans le moindre parti pris, nous traçons des parallèles entre l’expulsion du petit journaliste soviétique et la présentation en grand gala à Paris de La Grande Parade.

Nous avons dit, à l’époque, beaucoup de bien de ce film qui était parfaitement exécuté au point de vue technique. Il eut beaucoup de succès dans notre pays. Son general-manager, qui se disait grand ami de la France, portait à la boutonnière le ruban de la Légion d’honneur. Nos maréchaux de France et nos généraux, de bonne foi, lui accordèrent leur patronage, grâce aux démarches d’un des directeurs français de la Compagnie franco-américaine qui le distribuait en France. Nul ne pouvait, en effet, soupçonner que La Grande Parade de Paris n’était pas la même partout, et ceci d’autant moins que ce film était présenté par une vieille firme française, universellement estimée et respectée, qui ne compte plus les légionnaires dans son état-major. Nous mêmes, au Courrier, nous l’avons défendu, également de bonne foi, lorsque les premières rumeurs défavorables commencèrent à circuler.

Bien que, dans La Grande Parade, nos amis les Américains semblassent avoir seuls gagné la guerre, nous n’en avons pas pris ombrage, ce qui exprime bien notre large libéralisme; nous avons simplement souri.

Or, il paraît que la version initiale de ce film, qui fit recette en France et provoqua dans le monde une floraison de films du même genre, était nettement francophobe. Beaucoup de nos confrères, mieux documentés, l’affîrmèrent et protestèrent vigoureusement. Si cela est prouvé, rien de plus fâcheux. Mais la chose est jugée. N’y revenons pas.

Citons un autre exemple:

Il s’agit d’un autre film de la Metro-Goldwyn, diffusé en France par la Société Gaumont-Metro-Goldwyn et qui provoqua, il y a quelque temps, un échange de notes diplomatiques entre la France et l’Allemagne. Le différend s’est aplani depuis. La Metro de New-York a pris l’engagement, consigné dans la presse allemande, pour éviter d’être boycottée par les directeurs et le public allemand, de retirer ce film de la circulation dans le monde entier.

Or, il appert que Mare Nostrum — pour ne point le nommer — passe en projection en France. Il a été présenté, il y a une quinzaine, à Bordeaux, à l’Olympia, où il figurait au programme d’inauguration de cette salle qui appartient précisément à la Gaumont-Metro-Goldwyn. Il est non moins certain qu’il continue à circuler; qu’il passera à Paris bientôt, après avoir passé au Majestic de Nice et sur bien d’autres écrans français. Qu’est-ce que cela veut dire? La Metro-Goldwyn de New-York aurait-elle oublié sa parole ou la Gaumont-Metro-Goldwyn de Paris prendrait-elle personnellement cette initiative susceptible de nous valoir de graves ennuis diplomatiques et aussi commerciaux, au moment précis où nous venons de signer nos traités de commerce avec l’Allemagne? Est-ce de bonne politique nationale? Nous ne le croyons pas.

On ne nous accusera cependant pas de partialité. Ici même, la semaine dernière, nous avons pris la défense de cette même Compagnie qu’un journaliste, M. André Antoine, semblait accuser de boycotter Napoléon, bien que la G.-M.-G. ait pris des moyens de lancement de ce grand film français tout à fait confidentiels et mystérieux, complètement en dehors de toute publicité… Mais les desseins des grands sont souvent insondables…

Tout de même, il nous est permis de comparer les attitudes des Compagnies américaines. Elles ne sont pas toutes semblables. Et, puisque nous sommes sur ce chapitre, nous en profitons pour répondre à nos amis de l’Amicale des Directeurs de Cinémas qui nous posent la question à propos du film de guerre: Le beau Geste, peut-être inconsciemment francophobe et qui a été interdit en Allemagne, à la demande du ministre de France, par ce qu’il représentait nos officiers sous un aspect tout au moins peu flatteur, pour ne pas dire plus.

Il est certain que, si un tel film était présenté en France dans sa version initiale, et si cette version était telle qu’on le dit, la censure n’hésiterait pas à refaire le geste, le beau geste que le gouvernement vient de faire contre le petit journaliste soviétique et à lui barrer la route.

Mais nous savons également que la Société française, qui représente à Paris la Compagnie américaine éditrice, n’a jamais eu l’intention de diffuser un tel film en France et qu’elle a même usé de toute son influence pour qu’il ne vienne jamais en Europe, n’ayant pas été consultée quand il a été tourné.

Nous avons même appris, au cours d’une conversation que nous avons eue avec M. Alfred Savoir, à son retour d’Amérique, que les dirigeants de la Compagnie américaine, propriétaire du film, n’avaient jamais eu l’intention d’offenser notre pays, au contraire. Ils déploraient eux-mêmes, les premiers, d’avoir heurté sans le vouloir les sentiments patriotiques d’un peuple ami.
De nombreux pays d’Amérique latine, et dernièrement encore le Danemark, et combien d’autres nations, par respect pour les peuples européens et pour la paix du monde, ont interdit Mare Nostrum. Il semble inexplicable que ce film, éminemment tendancieux, passe en France, où l’on ne saurait tolérer, pour l’instant, que des films de nature à provoquer l’horreur de la guerre et conçus dans un esprit absolu de loyauté.

Tel est notre sentiment de Français et aussi d’ancien combattant. Puisque l’Amicale des Directeurs de Cinémas nous fait l’honneur de nous demander notre opinion de jornaliste et de soldat, nous ne saurions mieux lui répondre.

(Le Courrier Cinématographique, 17 Septembre 1927)

Lionel Barrymore

Gloria Swanson e Lionel Barrymore en una escena de "Sadie Thompson" (1928)
Gloria Swanson e Lionel Barrymore en una escena de “Sadie Thompson” (1928)

Como su hermano John, Lionel Barrymore perteneció a la escena hablada antes de dedicarse al cine.

Era Lionel tenido en mucha estima como actor teatral, pero el diablillo del film le tentó y hubo de incorporarse a la legión de artistas que integran el mundo de las “sombras animadas”. Comenzó a trabajar en una película titulada Amigos, con Mary Pickford y Henry B. Walthall, allá por el año 1909.

Desde aquellas fechas, Lionel fue alternando sus cualidades dramáticas entre la escena muda y la hablada, hasta que al cabo de diez o doce años decidió dedicarse por completo al cine.

Lionel es un magnífico actor de caracter. Sus más rotundos éxitos los ha conseguido interpretando esos papeles que se ha dado en llamar de “traidor”. No obstante, en los papeles cómicos también logra imponerse sin necesidad de recurrir a chabacanos extremos.

Actualmente Lionel trabaja en los estudios de la Metro-Goldwyn Mayer, con cuya casa tiene firmado un contrato por largo tiempo, y en la cual ya ha realizado muy estimables interpretaciones. Entre las películas que recordamos de la anterior temporada y en las que Lionel ha tomado parte, figuran La barrera, La mujer adora los diamantes y la non plus ultra La tierra de todos, adaptada por Fred Niblo de la novela del mismo titulo del llorado Blasco Ibañez.

Próximamente lograremos admirar al excelente actor encarnando dos extraños personajes en otras tantas producciones.

Una de ellas es la de un refinado criminal que tiene la extravagancia sádica de realizar todos sus crímenes a una hora determinada: a la una en punto. La compleja psicología de este extraño personaje, difícil de asimilar por otro actor que no tuviese la comprensión psicológica y dramática de Lionel Barrymore, la salva éste con su indiscutibile talento de actor veterano. En esta película toma parte el célebre perro policía Napoleón, rival de Rin-tin-tin, que muestra una inteligencia inverosímil en un can en el descubrimiento del feroz criminal. Se titula esta película El perro detective.

La otra interpretación que Barrymore nos brinda es la de un médico alcohólico, eminencia de la cirugía, que se enamora de una mujer joven y bella que accede a casarse con él en gratitud a haberle salvado la vida con su acertada intervención profesional. Pero ella en realidad ama a otro hombre. El doctor se entera de los amoríos de su esposa con el otro y decide vengarse cruelmente; mas al final acepta resignado su fatalidad y decide acabar con ella suicidándose. Cruel dilema es el título de esta película, y en ella intervienen con Lionel Barrymore, Aileen Pringle y Norman Kerry.

(Popular film, 13 septiembre 1928)