Le montreur d’ombres (Schatten) 1923


« L’ombre est-elle un singulier sosie qui, tel un vampire, dévore les forces et les désirs de celui à qui appartient et dont elle usurpe l’identité?

Portraits, reflets de miroir et autres se confondent dans les visions romantiques…

Mais un miroir est-il un miroir? Dans les films allemands, fenêtres, vitres, portes vitrées, flaques d’eau captent, telles des miroirs, figures et objets sur leurs surfaces opalescentes.

Est-ce le goût de l’ornement ou celui du mystère qui prévaut quand Eichendorff écrit: Enfin, il vit une ombre avancer le long du mur. Cette ombre grandissait à la lueur de la lune, à chaque pas, elle devenait plus haute, plus large, jusqu’à ce que, gigantesque, elle se perdit dans la forêt…

Max Reinhardt comprit le premier le pouvoir de ces ombres qui relient de décoratif et l’énigmatique aux symboles, dès sa mise en scène de Revenant de 1906…

Dans les films allemands, par conséquent, l’ombre devient l’image du destin. »

Lotte Eisner

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Archivio del Cinema Muto - Silent Film Archive
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